La Bibliothèque régionale Bruno Salvadori d’Aoste renouvelle son rendez-vous désormais bien connu des lecteurs et des curieux : le Marché du livre d’occasion, organisé du jeudi 21 au samedi 23 mai 2026, de 9 h à 19 h.
Comme le précise l’Assessorat de l’éducation, de la culture et des politiques identitaires, il s’agit des ouvrages retirés des rayons du Système Bibliothécaire Valdôtain, dans le cadre des opérations régulières de désherbage.
Le principe est simple, presque ludique : plus on attend, moins on paie. Les prix des ouvrages seront de 3 euros le jeudi, 2 euros le vendredi et 1 euro le samedi. Une mécanique qui transforme la chasse au livre en petite stratégie de patience… ou de risque de voir passer les meilleures trouvailles dès le premier jour.
Une attention particulière est réservée aux ouvrages liés à la culture locale : ceux-ci seront proposés à 10 euros le premier jour, 5 euros le deuxième et 2 euros le troisième. Une hiérarchie tarifaire qui souligne leur valeur symbolique dans le patrimoine éditorial valdôtain.
Au total, près de 1.700 livres seront mis en vente. Des livres « usagés », mais pas inutiles au sens strict : ils quittent les rayons soit parce que la bibliothèque en possède plusieurs exemplaires, soit parce que des éditions plus récentes les ont remplacés, soit encore parce qu’ils ne circulent plus, ou parce que leur état ne permet plus un usage régulier, sans pour autant justifier leur destruction.
Le public pourra y trouver un large éventail de genres : romans, essais, ouvrages sur la culture valdôtaine, mais aussi manuels scolaires, guides touristiques et livres destinés aux enfants et adolescents.
L’Assesseur à l’éducation, à la culture et aux politiques identitaires Erik Lavevaz rappelle la philosophie de l’initiative : « cette initiative, qui est prévue par le règlement en matière de désherbage du Système Bibliothécaire Valdôtain, présente l’avantage de donner aux livres une deuxième vie, grâce au recyclage ».
Au-delà de l’aspect technique, l’événement confirme une tendance intéressante : la bibliothèque ne se limite plus à conserver, elle fait aussi circuler autrement. Une forme de seconde vie culturelle, où le livre devient objet de passage, presque de migration silencieuse entre lecteurs.
Et, en filigrane, une petite vérité un poil ironique : ce que les rayons jugent “moins utile”, peut très bien devenir la perle qu’un lecteur attendait depuis des années.
Piero, te lo dico schietto: questi mercatini sono una delle cose più intelligenti che fanno le biblioteche pubbliche. Altro che “scarto”: lì dentro spesso ci trovi tesori a prezzo simbolico, e soprattutto riporti i libri in circolo invece di farli sparire in silenzio.













