/ NOUVELLES EN FRANCAIS

NOUVELLES EN FRANCAIS | 20 novembre 2023, 13:11

Il ne leur manque que la parole

Qui n’a pas rêvé de « parler chien » ? Comprendre le Saint-Bernard, savoir ce qu’il veut ou ne veut pas peut s’avérer très pratique dans la vie de tous les jours. Il y a quelques signaux clairs et qui ne trompent pas. Voici des points décrits par des experts* qui aident à décrypter nos chiens d’apparence si paisible et nonchalante

Il ne leur manque que la parole

Comme ils se servent de tout leur corps pour nous « parler », à nous humains mais aussi à leurs congénères, il faut faire appel à tous nos sens, surtout l’observation et l’ouïe. Parfois les signaux sont presque imperceptibles. Pensez-y lors de votre prochaine visite à Barryland.

Un chien équilibré, sans angoisses particulières, comme on en trouve au sein de notre élevage de Saint-Bernard, s’exprime bien dans son langage canin quand il a été parfaitement sociabilisé dès son plus jeune âge. Avec sa maman, ses frères et sœurs, puis avec les gardiennes et gardiens il a appris à se faire comprendre. On appelle cela des signaux d’apaisement destinés à communiquer. Ces signaux sont présents tout au long de la journée à chaque nouvelle situation rencontrée. Bienvenue dans le monde fascinant de la communication canine.

Les comprendre c’est les protéger

L’une des tâches de nos gardiennes et gardiens est d’éviter de laisser les chiens dans l’inconfort. Nous attachons une grande importance au respect qui leur est accordé et à leur bien-être. Notre équipe les connaît et sait décrypter leurs signaux, tout comme elle a à cœur d’y répondre… on peut dire qu’elle « parle chien ». Avec le temps, les gardiennes et gardiens ont su tisser une relation de confiance et ils réagissent au moindre signal canin.

Un chien qui se lèche les babines est angoissé. « Oh là là, je ne suis pas à l’aise, sortez-moi de cette situation ! » dit-il. Ou alors en se courbant un peu il essaie de se faire plus petit qu’il ne l’est, afin de ne pas créer une situation de conflit. « Je suis pacifique et pas aussi menaçant que tu pourrais croire » indique-t-il. Il peut aussi se mettre en déséquilibre en levant une des pattes de devant comme pour dire un peu indécis : « Regarde, je ne suis pas si fort que ça, je ne te veux aucun mal ! ». En revanche, les deux pattes avant à terre, le postérieur relevé et la queue agitée, c’est une invitation en bonne et due forme à jouer : « Allez ! viens t’amuser avec moi ! ».

Malentendus

On dit qu’un chien remue la queue de joie. Certes cette attitude peut exprimer plusieurs émotions positives, et dans ce cas tout le corps bouge en harmonie avec la queue. Mais parfois il peut s’agir de signaux négatifs, avec la queue plus basse et moins mobile. Attention, ce chien-ci n’est pas à son aise, mieux vaut le laisser tranquille.

<figure data-old-margin-bottom="45.7667px" style="margin-top: calc(22.8834px); margin-bottom: calc(22.8834px); " data-old-margin-top="45.7667px" class="wp-block-image size-full">Rangoon en train de faire une révérence, figure apprise, et non un appel au jeu qui serait plus turbulent. © Nicolas Beiner<figcaption>Rangoon en train de faire une révérence, figure apprise, et non un appel au jeu qui serait plus turbulent. © Nicolas Beiner</figcaption></figure>

Nos chiens sont souvent pris en photo, et ils en ont l’habitude. Pourtant ils détournent parfois la tête, au grand dam des spectateurs. « Les gens croient qu’Alba ne veut pas être photographiée à ce moment-là », résume Claudia Müller, responsable du secteur Barry Social à la fondation. « Pourtant ce n’est qu’un signe de politesse de la part de l’animal » poursuit-elle. Contrairement aux humains occidentaux, les chiens ne se regardent droit dans les yeux qu’en signe de provocation. Ils détournent le regard, voire la tête, par politesse et respect de l’autre.

<figure data-old-margin-bottom="45.7667px" style="margin-top: calc(22.8834px); margin-bottom: calc(22.8834px); " data-old-margin-top="45.7667px" class="wp-block-image size-full">Hope tente d’apaiser son stress du moment en bâillant. © Nicolas Beiner<figcaption>Hope tente d’apaiser son stress du moment en bâillant. © Nicolas Beiner</figcaption></figure>

Le message dit : « Je ne cherche pas le conflit, je passe mon chemin ! ». De même, s’il lui arrive de bâiller assez ostensiblement il n’est pas fatigué, mais il a peur, il se sent plutôt menacé. Il tente d’apaiser son stress en bâillant. S’il plaque aussi ses oreilles en arrière, met sa queue entre les pattes et se fige il faut à tout prix l’écouter : il n’en peut plus, il faut lui donner du répit et ne pas l’ennuyer. Par ailleurs, certains chiens n’hésitent pas à sourire et c’est voulu, car ils veulent entrer en contact avec l’humain. Pour d’autres, il ne s’agit pas d’un sourire, mais d’un signe de stress, avec les babines tirées vers l’arrière.

Rôles à jouer

Les chiens ont à cœur de jouer un rôle actif dans leur vie de meute ou lors des interactions avec les humains. Il y a ceux qui aiment par exemple rassembler les gens et ils ne cesseront que lorsque leur clan sera regroupé. D’autres assument le rôle de pacificateur. « Alba se met toujours entre deux parties pour apaiser les tensions, que ce soit entre humains ou entre chiens », souligne Claudia Müller, connaissant très bien sa chienne Saint-Bernard âgée maintenant de 8 ans. Cela constitue un atout majeur pour ses interventions sociales. Le team « humain-chien » est parfaitement rodé pour s’adapter à toute situation nouvelle. Un signe d’Alba suffit et Claudia sait quoi faire.

 

 

red.

Prima Pagina|Archivio|Redazione|Invia un Comunicato Stampa|Pubblicità|Scrivi al Direttore