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Chez Nous | 22 ottobre 2026, 08:00

Un Centre-Sud affamé

Centro-Sud affamato

Un Centre-Sud affamé

Il caro gasolio non è soltanto una questione di prezzi alla pompa. È il simbolo di un Paese che rischia di lasciare indietro intere categorie di lavoratori e territori, soprattutto nel Centro-Sud, dove il trasporto su gomma rappresenta spesso una necessità vitale per l’economia e per la vita quotidiana.

Lo sciopero dei trasporti e i blocchi messi in atto dagli autisti per protestare contro il costo insostenibile del carburante raccontano un disagio che non può essere liquidato come un semplice problema di ordine pubblico. Dietro quelle proteste ci sono aziende in difficoltà, lavoratori che vedono erodere i propri guadagni e un sistema economico che rischia di fermarsi.

Eppure, davanti a una richiesta di ascolto, la risposta del governo sembra essere quella delle denunce e dei provvedimenti repressivi. Si colpiscono gli autisti che hanno partecipato ai blocchi, si minacciano conseguenze, si alza il muro della legalità formale senza affrontare fino in fondo le ragioni della protesta.

Sia chiaro: il diritto di sciopero deve convivere con il rispetto delle regole e dei diritti degli altri. Ma la legalità non può diventare un alibi per evitare il confronto. Quando migliaia di persone denunciano l’insostenibilità dei costi e chiedono interventi concreti, un governo responsabile dovrebbe sedersi a un tavolo, ascoltare e cercare soluzioni, non limitarsi a distribuire denunce.

Perché reprimere una protesta non significa risolvere il problema che l’ha generata. Significa soltanto spostarlo più avanti, magari aggravandolo.

Il Centro-Sud non chiede privilegi: chiede di poter lavorare, trasportare merci, sostenere le famiglie e tenere in piedi le proprie attività. Se il costo del gasolio diventa insostenibile, a pagare il conto saranno tutti, dai trasportatori ai consumatori, fino alle imprese che dipendono dalla regolarità delle consegne.

Un governo forte non è quello che risponde con i fermi e le denunce. È quello che sa ascoltare anche chi protesta, distinguendo il disagio sociale dalla violazione delle regole e intervenendo sulle cause, anziché limitarsi a reprimere gli effetti.

Perché un Paese che lascia affamare i suoi lavoratori e poi li punisce quando alzano la voce rischia di perdere qualcosa di ben più importante della regolarità del traffico: la fiducia dei cittadini nelle istituzioni.

Centro-Sud affamato

La flambée des prix du gazole n’est pas seulement une question de prix à la pompe. Elle est le symbole d’un pays qui risque d’abandonner des catégories entières de travailleurs et des territoires entiers, notamment dans le Centre-Sud, où le transport routier représente souvent une nécessité vitale pour l’économie et la vie quotidienne.

La grève des transports et les blocages organisés par les chauffeurs pour protester contre le coût devenu insupportable du carburant témoignent d’un malaise que l’on ne peut pas réduire à un simple problème d’ordre public. Derrière ces manifestations, il y a des entreprises en difficulté, des travailleurs qui voient leurs revenus s’éroder et un système économique qui risque de s’arrêter.

Pourtant, face à une demande d’écoute, la réponse du gouvernement semble être celle des plaintes et des mesures répressives. On sanctionne les chauffeurs qui ont participé aux blocages, on brandit la menace de poursuites, on érige un mur au nom du respect formel de la loi sans s’attaquer véritablement aux raisons de la protestation.

Soyons clairs : le droit de grève doit s’exercer dans le respect des règles et des droits d’autrui. Mais la légalité ne peut pas servir de prétexte pour éviter le dialogue. Lorsque des milliers de personnes dénoncent des coûts devenus insoutenables et réclament des mesures concrètes, un gouvernement responsable devrait s’asseoir autour d’une table, écouter et chercher des solutions, plutôt que de se contenter de multiplier les plaintes et les poursuites.

Car réprimer une protestation ne signifie pas résoudre le problème qui l’a provoquée. Cela signifie simplement le repousser à plus tard, au risque de l’aggraver.

Le Centre-Sud ne réclame pas de privilèges : il demande de pouvoir travailler, transporter des marchandises, faire vivre les familles et maintenir les activités économiques. Si le coût du gazole devient insupportable, tout le monde en paiera le prix : les transporteurs, les consommateurs et les entreprises qui dépendent de la régularité des livraisons.

Un gouvernement fort n’est pas celui qui répond par des interpellations et des poursuites. C’est celui qui sait écouter, y compris ceux qui protestent, distinguer le malaise social des infractions à la loi et agir sur les causes plutôt que de se contenter de réprimer les conséquences.

Car un pays qui laisse ses travailleurs dans la précarité, puis les punit lorsqu’ils élèvent la voix, risque de perdre quelque chose de bien plus important que la fluidité du trafic : la confiance des citoyens dans les institutions.

piero.minuzzo@gmail.com

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