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Chez Nous | 06 agosto 2026, 08:00

Politique et Valdôtains à sec

Politica e valdostani in secca

Politique et Valdôtains à sec

Ci sono momenti nei quali una comunità deve avere il coraggio di fermarsi, guardare la realtà negli occhi e smettere di raccontarsi favole.

La lettera arrivata in redazione da Giusi Stella, che abbiamo pubblicato oggi, pone una domanda semplice ma drammaticamente attuale: qual è davvero la priorità per la Valle d’Aosta? Non è una domanda ideologica. Non è una battaglia contro un’opera o contro lo sviluppo. È una domanda di buon senso, quella che ogni persona responsabile dovrebbe porsi davanti ai cambiamenti profondi che stanno trasformando il nostro territorio.

Perché mentre la politica continua spesso a discutere di grandi opere, collegamenti e infrastrutture, la natura ci sta presentando un conto che non può più essere ignorato. La siccità non è più un’emergenza temporanea. È una condizione strutturale. Lo raccontano gli agricoltori, lo raccontano gli allevatori, lo raccontano i nostri torrenti, lo raccontano le montagne. E allora la domanda posta da Giusi Stella merita una risposta chiara: ha senso continuare a ragionare sulle priorità di ieri mentre il problema più grande di domani è già arrivato?

Perché senza acqua non c’è agricoltura.
Senza agricoltura non c’è presidio del territorio.
Senza territorio curato aumentano i rischi, si svuotano le vallate e si perde quella montagna viva che rappresenta l’anima stessa della Valle d’Aosta.

Basta guardare il Gran Paradiso. Chi frequenta queste montagne da anni fatica a non provare inquietudine davanti a un paesaggio che cambia. Ghiacciai ridotti, neve sempre più incerta, una montagna che mostra i segni di una trasformazione che non è più una previsione scientifica lontana, ma una realtà davanti ai nostri occhi. Eppure continuiamo a comportarci come se nulla fosse.

Continuiamo a inserire nuove reti funiviarie tra le grandi infrastrutture strategiche, come se il problema principale fosse ancora soltanto migliorare i collegamenti turistici. Ma una politica lungimirante dovrebbe avere il coraggio di chiedersi: quale Valle vogliamo consegnare fra trent’anni? Una Valle con nuove opere ma con risorse naturali sempre più fragili?

Oppure una Valle capace di investire nella sicurezza idrica, nella difesa del territorio, nell’adattamento climatico, nell’agricoltura di montagna e nella tutela delle nostre risorse più preziose? Il punto non è essere contro lo sviluppo. Il punto è capire quale sviluppo sia ancora possibile in un mondo che è cambiato.

Le risorse pubbliche sono limitate e proprio per questo la politica deve scegliere. Deve avere il coraggio di distinguere ciò che è necessario da ciò che è semplicemente desiderato.

Una grande opera può essere inaugurata. Può essere fotografata. Può diventare un simbolo. Ma una rete idrica efficiente, la salvaguardia dei ghiacciai, la prevenzione del dissesto e la capacità di affrontare la crisi climatica sono investimenti meno appariscenti, ma infinitamente più importanti.

La lettera di Giusi Stella ha il merito di riportare il dibattito alla realtà. Una realtà che spesso la politica preferisce evitare perché obbliga a fare scelte difficili. Ma il tempo delle scelte rinviate sta finendo. Le future generazioni non ci chiederanno quante funivie abbiamo costruito.

Ci chiederanno se abbiamo capito che l’acqua sarebbe diventata il bene più prezioso. Ci chiederanno se abbiamo avuto il coraggio di cambiare strada quando ancora era possibile farlo.

La Valle d’Aosta non ha bisogno soltanto di opere. Ha bisogno di visione. Ha bisogno di una politica capace di guardare oltre il prossimo consenso e oltre il prossimo taglio del nastro. Perché oggi la vera sfida non è collegare meglio due montagne.

La vera sfida è garantire che quelle montagne continuino ad avere un futuro.

Politica e valdostani in secca

Il y a des moments où une communauté doit avoir le courage de s’arrêter, de regarder la réalité en face et de cesser de se raconter des histoires.

La lettre envoyée à la rédaction par Giusi Stella, que nous avons publiée aujourd’hui, pose une question simple mais d’une actualité dramatique : quelle est réellement la priorité pour la Vallée d’Aoste ? Ce n’est pas une question idéologique. Ce n’est pas une bataille contre un ouvrage ou contre le développement. C’est une question de bon sens, celle que toute personne responsable devrait se poser face aux changements profonds qui transforment notre territoire.

Car tandis que la politique continue souvent à débattre de grands travaux, de liaisons et d’infrastructures, la nature est en train de nous présenter une facture que nous ne pouvons plus ignorer. La sécheresse n’est plus une urgence temporaire. Elle est devenue une condition structurelle. Les agriculteurs le disent, les éleveurs le disent, nos torrents le disent, nos montagnes le disent. Et la question posée par Giusi Stella mérite donc une réponse claire : est-il encore raisonnable de continuer à réfléchir aux priorités d’hier alors que le plus grand problème de demain est déjà arrivé ?

Car sans eau, il n’y a pas d’agriculture.
Sans agriculture, il n’y a pas de maintien du territoire.
Sans un territoire entretenu, les risques augmentent, les vallées se vident et l’on perd cette montagne vivante qui représente l’âme même de la Vallée d’Aoste.

Il suffit de regarder le Grand-Paradis. Ceux qui fréquentent ces montagnes depuis des années ont du mal à ne pas ressentir une certaine inquiétude face à un paysage qui change. Des glaciers réduits, une neige toujours plus incertaine, une montagne qui montre les signes d’une transformation qui n’est plus une lointaine prévision scientifique, mais une réalité sous nos yeux. Et pourtant, nous continuons à nous comporter comme si rien ne se passait.

Nous continuons à considérer de nouveaux réseaux de remontées mécaniques comme faisant partie des grandes infrastructures stratégiques, comme si le principal problème était encore uniquement d’améliorer les connexions touristiques. Mais une politique véritablement prévoyante devrait avoir le courage de se demander : quelle Vallée voulons-nous transmettre dans trente ans ? Une Vallée avec de nouveaux ouvrages, mais avec des ressources naturelles toujours plus fragiles ?

Ou bien une Vallée capable d’investir dans la sécurité hydrique, dans la protection du territoire, dans l’adaptation au changement climatique, dans l’agriculture de montagne et dans la préservation de nos ressources les plus précieuses ? La question n’est pas d’être contre le développement. La question est de comprendre quel développement est encore possible dans un monde qui a changé.

Les ressources publiques sont limitées et c’est précisément pour cette raison que la politique doit choisir. Elle doit avoir le courage de distinguer ce qui est nécessaire de ce qui est simplement souhaité.

Un grand ouvrage peut être inauguré. Il peut être photographié. Il peut devenir un symbole. Mais un réseau d’eau performant, la sauvegarde des glaciers, la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles et la capacité à faire face à la crise climatique sont des investissements moins visibles, mais infiniment plus importants.

La lettre de Giusi Stella a le mérite de ramener le débat à la réalité. Une réalité que la politique préfère souvent éviter, parce qu’elle oblige à faire des choix difficiles. Mais le temps des décisions repoussées touche à sa fin. Les générations futures ne nous demanderont pas combien de remontées mécaniques nous avons construites.

Elles nous demanderont si nous avons compris que l’eau allait devenir la ressource la plus précieuse. Elles nous demanderont si nous avons eu le courage de changer de direction alors qu’il était encore possible de le faire.

La Vallée d’Aoste n’a pas seulement besoin d’ouvrages. Elle a besoin d’une vision. Elle a besoin d’une politique capable de regarder au-delà du prochain consensus et au-delà de la prochaine inauguration. Car aujourd’hui, le véritable défi n’est pas de mieux relier deux montagnes.

Le véritable défi est de garantir que ces montagnes continuent d’avoir un avenir.

piero.minuzzo@gmail.com

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