Educare, curare, reprimere
La destra ha scelto il suo slogan: reprimere. Lo ripete ogni volta che un minorenne commette un reato, ogni volta che un episodio di cronaca scuote l'opinione pubblica, ogni volta che la paura può essere trasformata in consenso. Più carcere, più pene, più misure restrittive. È la politica del manganello, quella che dà l'impressione di agire senza affrontare davvero il problema.
Eppure l'ordine delle cose dovrebbe essere esattamente l'opposto: educare, curare e, solo alla fine, reprimere.
Perché un ragazzo non nasce delinquente. Ci diventa. E spesso ci diventa perché lo Stato, la famiglia, la scuola e la società hanno smesso di esserci molto prima che arrivasse il giudice.
Quando un sedicenne impugna un coltello, spaccia droga o partecipa a un'aggressione brutale, la domanda non dovrebbe essere soltanto quale pena infliggergli. La domanda vera è un'altra: dov'era lo Stato quando quel ragazzo stava crescendo?
Dov'erano gli educatori? Dov'erano i servizi sociali? Dov'era la scuola capace di recuperarlo? Dov'erano gli psicologi, le comunità educative, le politiche giovanili?
La risposta della destra, invece, arriva sempre troppo tardi. Non investe nella prevenzione, ma nella punizione. Non si occupa delle cause, ma degli effetti. È una politica che preferisce costruire consenso anziché costruire cittadini.
Naturalmente chi commette reati deve risponderne. Nessuno pretende impunità. Le vittime hanno diritto alla giustizia e lo Stato ha il dovere di garantire la sicurezza. Ma una società civile non può trasformare la repressione nel proprio unico progetto educativo.
La repressione è il fallimento di tutto ciò che sarebbe dovuto venire prima.
Colpisce, però, una contraddizione che la destra fatica a spiegare.
Con i minorenni che sbagliano mostra il volto più duro dello Stato. Tolleranza zero. Pugno di ferro. Nessuna indulgenza.
Quando invece si parla di evasione fiscale, il rigore improvvisamente si attenua. Arrivano rottamazioni, definizioni agevolate, sanatorie, condoni mascherati da pace fiscale. Chi sottrae miliardi alle casse pubbliche trova spesso una porta socchiusa; chi è cresciuto nel disagio e commette un reato trova una porta blindata.
È un paradosso politico prima ancora che morale.
L'evasione fiscale non è un peccato veniale. Significa meno ospedali, meno scuole, meno trasporti, meno servizi sociali. Significa togliere risorse proprio a quelle politiche che potrebbero impedire a tanti ragazzi di imboccare la strada della devianza.
Eppure contro chi evade il fisco il Governo mostra comprensione. Contro un sedicenne che ha sbagliato mostra inflessibilità assoluta.
Sembra quasi che la povertà sia una colpa, mentre la ricchezza riesca sempre a negoziare con il potere.
È una visione profondamente ideologica della giustizia: severa con i deboli, accomodante con chi dispone di mezzi e strumenti per difendersi.
La sicurezza non nasce dalla paura. Nasce dall'uguaglianza delle opportunità.
Un ragazzo recuperato è una vittoria dello Stato. Un ragazzo incarcerato senza aver tentato di salvarlo è, prima di tutto, una sconfitta dello Stato.
Servono scuole aperte il pomeriggio, quartieri vivi, educatori di strada, centri sportivi, cultura, sostegno alle famiglie, psicologi, servizi sociali efficienti. Servono investimenti, non slogan.
È molto più difficile inaugurare una biblioteca che annunciare un nuovo reato. È molto meno redditizio elettoralmente assumere educatori che promettere nuove celle.
Ma la politica dovrebbe guardare oltre il prossimo sondaggio.
Una civiltà si misura da come tratta i propri figli quando sbagliano. Se la prima risposta è il carcere, significa che abbiamo già rinunciato alla speranza di recuperarli.
Per questo continuiamo a sostenere che l'ordine delle parole non è un esercizio retorico, ma una scelta di civiltà.
Prima educare. Poi curare. Solo alla fine reprimere.
Chi capovolge questo ordine non costruisce una società più sicura. Costruisce semplicemente una società più arrabbiata.
E una politica che sa soltanto punire i ragazzi, mentre continua a strizzare l'occhio agli evasori fiscali, non difende la legalità: la usa come uno slogan. La legalità, quella vera, pretende lo stesso rigore con tutti. Non il pugno di ferro con i più fragili e il guanto di velluto con chi ha i mezzi per sottrarsi alle proprie responsabilità.
Educare, curare, reprimere
La droite a choisi son mot d'ordre : réprimer. Elle le répète chaque fois qu'un mineur commet un acte grave, chaque fois qu'un fait divers bouleverse l'opinion publique, chaque fois que la peur peut être transformée en consensus politique. Plus de prison, des peines plus sévères, des mesures toujours plus coercitives. C'est la politique de la fermeté affichée, celle qui donne l'impression d'agir sans jamais s'attaquer aux véritables causes du problème.
Pourtant, l'ordre des priorités devrait être tout autre : éduquer, soigner et, seulement en dernier recours, réprimer.
Car aucun jeune ne naît délinquant. Il le devient souvent parce que l'État, l'école, la famille ou la société ont failli bien avant que la justice n'intervienne.
Lorsqu'un adolescent de seize ans prend un couteau, vend de la drogue ou participe à une agression d'une violence inouïe, la première question ne devrait pas être : « Quelle peine faut-il lui infliger ? » La vraie question est : où était la société lorsqu'il grandissait ?
Où étaient les éducateurs ? Où étaient les services sociaux ? Où était une école capable de prévenir l'exclusion ? Où étaient les psychologues, les structures d'accompagnement, les politiques en faveur de la jeunesse ?
La réponse de la droite arrive toujours après le drame. Elle préfère la sanction à la prévention. Elle traite les conséquences plutôt que les causes. C'est une politique qui construit plus facilement des slogans que des citoyens.
Bien entendu, tout auteur d'un délit doit répondre de ses actes. Les victimes ont droit à la justice et l'État a le devoir d'assurer la sécurité de tous. Mais une démocratie digne de ce nom ne peut faire de la répression son unique projet éducatif.
La répression est l'aveu que tout ce qui aurait dû être entrepris auparavant a échoué.
Il existe pourtant une contradiction que la droite peine à justifier.
Face aux mineurs délinquants, elle affiche une intransigeance absolue : tolérance zéro, fermeté, sanctions exemplaires.
Mais lorsqu'il s'agit de fraude ou d'évasion fiscales, le discours change. Les régularisations, les amnisties fiscales ou les dispositifs de clémence trouvent plus facilement leur place dans l'action gouvernementale. Ceux qui privent la collectivité de ressources essentielles bénéficient souvent d'une seconde chance, tandis que les jeunes issus de milieux fragiles se voient opposer toute la rigueur de l'État.
Ce paradoxe est autant politique que moral.
L'évasion fiscale ne constitue pas une faute secondaire. Elle prive la collectivité de moyens indispensables pour financer les écoles, les hôpitaux, les services sociaux, les infrastructures et les politiques éducatives qui pourraient précisément prévenir une partie de la délinquance juvénile.
Et pourtant, face à ces comportements, le pouvoir se montre souvent plus conciliant que face aux erreurs d'un adolescent.
Comme si la pauvreté était devenue une faute et que la richesse permettait plus facilement de négocier avec l'autorité.
Cette conception de la justice est profondément inégalitaire : sévère envers les plus vulnérables, beaucoup plus indulgente envers ceux qui disposent des ressources nécessaires pour se défendre.
La sécurité ne naît pas de la peur. Elle naît de l'égalité des chances.
Chaque jeune que l'on parvient à remettre sur le bon chemin représente une victoire de la République. Chaque jeune que l'on enferme sans avoir tenté de le sauver constitue d'abord un échec collectif.
Il faut investir dans l'école, dans les activités culturelles et sportives, dans les éducateurs de rue, dans le soutien aux familles, dans les services sociaux et dans l'accompagnement psychologique. Il faut des politiques de prévention, pas seulement des politiques de sanction.
Il est toujours plus simple d'annoncer une nouvelle loi pénale que d'ouvrir une bibliothèque ou de recruter des éducateurs. Pourtant, c'est ce second choix qui construit durablement une société plus sûre.
Une civilisation se mesure à la manière dont elle accompagne ses jeunes lorsqu'ils s'égarent. Si la prison devient la première réponse, c'est que l'on a déjà renoncé à croire en leur avenir.
Voilà pourquoi l'ordre des mots est aussi un choix de société.
D'abord éduquer. Ensuite soigner. Enfin, et seulement si cela s'impose, réprimer.
Renverser cet ordre, ce n'est pas renforcer la sécurité. C'est simplement construire une société plus dure, sans pour autant la rendre plus juste.
Et une politique qui frappe avec une extrême sévérité les mineurs tout en faisant preuve de mansuétude envers les fraudeurs fiscaux ne défend pas réellement l'État de droit : elle en fait un instrument idéologique. La véritable légalité exige la même exigence pour tous, sans dureté pour les plus faibles ni indulgence pour les plus puissants.




