Ci sono parole che, col tempo, cambiano significato. "Amatori", nel calcio, un tempo indicava chi giocava per passione, senza stipendi milionari, ma con dignità, competenza e amore per il pallone. Oggi, osservando quanto accade ai vertici del calcio italiano, viene da dire che siamo finiti ben al di sotto degli amatori. "Men che amatori", appunto. Non perché manchi l'amore, ma perché manca l'altezza del ruolo, la serietà, la competenza.
La vicenda che ha visto protagonista il presidente del CONI Giovanni Malagò, la Federazione Italiana Giuoco Calcio e il clamoroso caso della nomina di Andrea Pirlo a commissario tecnico della Nazionale, seguita dal suo "licenziamento" prima ancora che fosse formalmente assunto, rappresenta uno dei punti più bassi nella storia recente del nostro calcio. Una farsa degna del teatro dell'assurdo, se non fosse che qui non si ride. Si piange. E si continua a perdere credibilità.
È l'ennesima dimostrazione di un sistema che naviga a vista. Si cambiano i nomi, si sostituiscono gli allenatori, si cercano capri espiatori, ma nessuno ha il coraggio di mettere mano alla malattia vera. Si continua a discutere del comandante mentre la nave affonda.
Perché il problema del calcio italiano non è il commissario tecnico. Non è nemmeno il presidente federale di turno. Il problema è un modello completamente fallito.
Un modello che ha smesso di produrre calciatori italiani perché è infinitamente più semplice comprare all'estero che investire seriamente nei vivai. Basta guardare i campionati giovanili: squadre che partecipano ai tornei organizzati dalla Lega Calcio senza schierare nemmeno un ragazzo italiano. È normale? Dovremmo considerarlo un progresso? Oppure è il certificato di morte del calcio nazionale?
Che senso ha parlare di Nazionale se prima si distrugge la base dalla quale la Nazionale dovrebbe nascere?
Nel frattempo prospera un mercato che definire inquietante è persino riduttivo. Personaggi senza scrupoli girano il mondo come mercanti del pallone. Comprano bambini, li vendono, li spostano come fossero pacchi postali. Ragazzini di dodici, tredici, quattordici anni diventano oggetto di trattative economiche nella speranza che uno su cento diventi il nuovo fenomeno. Gli altri? Poco importa. Scartati come prodotti difettosi.
È un calcio che ha perso la bussola e, prima ancora, l'anima.
La parola "settore giovanile" dovrebbe evocare educazione, crescita, formazione. Oggi troppo spesso significa business, intermediazioni, plusvalenze future. Il ragazzo non è più una persona da accompagnare nella crescita. È un investimento finanziario.
E davanti a tutto questo, la Federazione cosa fa? Cambia allenatore. O finge di cambiarlo. Nomina, smentisce, tratta, ritratta, comunica e smentisce ancora. Una rappresentazione tragicomica che certifica un dilettantismo istituzionale incompatibile con il peso storico della FIGC.
Il calcio italiano non ha bisogno dell'ennesimo uomo della provvidenza. Ha bisogno di una rivoluzione culturale.
Bisogna riportare al centro i vivai, limitare il ricorso indiscriminato agli stranieri nelle categorie formative, investire nella preparazione degli allenatori, proteggere i minori dagli speculatori, restituire identità ai club e dignità alle competizioni. Serve il coraggio di prendere decisioni impopolari, non quello di organizzare conferenze stampa.
Perché se continuiamo a credere che basti cambiare il volto seduto in panchina, continueremo a raccontarci favole mentre il movimento sprofonda.
Il paradosso è che il nostro calcio è amministrato da professionisti lautamente retribuiti che riescono a dare spettacoli peggiori di quelli che, una volta, offrivano i dirigenti dei campionati parrocchiali. Con una differenza sostanziale: quelli erano davvero amatori. Sbagliavano, certo, ma ci mettevano passione, buon senso e soprattutto non pretendevano di rappresentare una delle più grandi scuole calcistiche del mondo.
Oggi, invece, assistiamo a dirigenti che sembrano incapaci perfino di gestire una successione senza trasformarla in una barzelletta nazionale.
E allora il titolo non è un'offesa. È una diagnosi.
Non sono amatori.
Sono, semplicemente, men che amatori.
Al di sotto degli amatori
Il y a des mots dont le sens évolue avec le temps. « Amateurs », dans le football, désignait autrefois ceux qui jouaient par passion, sans salaires mirobolants, mais avec dignité, compétence et amour du ballon. Aujourd'hui, en observant ce qui se passe à la tête du football italien, on est tenté de dire que nous sommes tombés bien en dessous des amateurs. « Moins que des amateurs », précisément. Non pas parce qu'ils n'aiment pas ce sport, mais parce qu'ils ne sont tout simplement pas à la hauteur de la fonction qu'ils occupent.
L'affaire qui a vu le président du CONI, Giovanni Malagò, la Fédération italienne de football et l'incroyable épisode de la nomination d'Andrea Pirlo au poste de sélectionneur de l'équipe nationale, suivie de son « licenciement » avant même que son engagement ne soit officialisé, constitue l'un des points les plus bas de l'histoire récente du football italien. Une farce digne du théâtre de l'absurde. Sauf qu'ici, personne ne rit. On assiste, impuissant, à la perte de crédibilité d'un mouvement tout entier.
C'est la démonstration d'un système qui navigue à vue. On change les noms, on remplace les entraîneurs, on cherche des boucs émissaires, mais personne n'a le courage de s'attaquer au véritable mal. On continue à discuter du capitaine pendant que le navire prend l'eau de toutes parts.
Car le problème du football italien n'est pas le sélectionneur. Ce n'est même pas le président de la Fédération. Le problème est un modèle qui a complètement échoué.
Un modèle qui a cessé de former des footballeurs italiens parce qu'il est infiniment plus facile d'acheter à l'étranger que d'investir sérieusement dans les centres de formation. Il suffit d'observer les compétitions de jeunes : certaines équipes participent aux tournois organisés par la Ligue sans aligner le moindre joueur italien. Est-ce normal ? Faut-il considérer cela comme un progrès ? Ou est-ce tout simplement le certificat de décès du football national ?
Quel sens peut encore avoir une équipe nationale si l'on détruit d'abord les fondations sur lesquelles elle devrait être bâtie ?
Pendant ce temps, un marché aussi inquiétant que cynique prospère. Des individus sans scrupules parcourent le monde comme des marchands de football. Ils achètent des enfants, les revendent, les déplacent d'un pays à l'autre comme de simples marchandises, dans l'espoir que l'un d'entre eux devienne un champion. Et les autres ? Peu importe. Ils sont abandonnés, comme des produits défectueux.
C'est un football qui a perdu sa boussole et, avant cela, son âme.
Les centres de formation devraient être des lieux d'éducation, de croissance et d'apprentissage. Ils sont trop souvent devenus des laboratoires de spéculation, où l'on parle davantage de plus-values futures que de développement humain. Le jeune joueur n'est plus une personne à accompagner. Il est devenu un investissement financier.
Et face à tout cela, que fait la Fédération ? Elle change d'entraîneur. Ou fait semblant de le faire. Elle nomme, dément, négocie, revient sur ses décisions, communique puis se contredit. Une représentation tragicomique qui révèle un amateurisme institutionnel incompatible avec le prestige historique de la Fédération italienne.
Le football italien n'a pas besoin d'un nouvel homme providentiel. Il a besoin d'une révolution culturelle.
Il faut replacer la formation au centre du projet, limiter le recours systématique aux joueurs étrangers dans les catégories de jeunes, investir dans la formation des éducateurs, protéger les mineurs des spéculateurs et rendre aux clubs leur identité ainsi qu'aux compétitions leur crédibilité. Il faut avoir le courage de prendre des décisions impopulaires, et non de multiplier les conférences de presse.
Car si nous continuons à croire qu'il suffit de changer le visage assis sur le banc de touche, nous continuerons à nous raconter des histoires pendant que tout le système s'effondre.
Le paradoxe est que notre football est dirigé par des professionnels grassement rémunérés qui offrent un spectacle plus désolant encore que celui des dirigeants des anciens championnats paroissiaux. À une différence près : ces derniers étaient de véritables amateurs. Ils commettaient des erreurs, certes, mais ils avaient la passion, le bon sens et, surtout, ils ne prétendaient pas représenter l'une des plus grandes traditions footballistiques du monde.
Aujourd'hui, en revanche, nous voyons des dirigeants incapables de gérer une succession sans la transformer en une plaisanterie nationale.
Le titre de cet éditorial n'est donc pas une insulte. C'est un constat.
Ils ne sont pas des amateurs.
Ils sont tout simplement en dessous des amateurs




