Solo responsabilizzandoli si può puntare su loro. Meglio un giovane impegnato che tre tromboni esausti.
C’è chi pensa che per far muovere un treno servano locomotive enormi, rumorose, piene di fumo e di passato. E poi c’è chi ha capito che, a volte, basta un piccolo volano ben oliato per mettere in moto un’intera comunità. La Valle d’Aosta, anche questa volta, dimostra che le dimensioni contano poco: ciò che fa la differenza è il metodo, il coraggio delle scelte e la fiducia data alle persone giuste.
Essere piccoli non è una scusa, è una responsabilità. E quando questa responsabilità viene assunta sul serio, può trasformarsi in un modello. È quello che sta accadendo con Cittadinanzattiva Valle d’Aosta, diventata – non a parole ma nei fatti – un laboratorio di partecipazione civica osservato con interesse persino dai vertici nazionali dell’associazione. Un paradosso solo apparente: la regione più piccola d’Italia che fa scuola al resto del Paese.
Al centro di questo percorso c’è una scelta tanto semplice quanto rivoluzionaria: fidarsi dei giovani, ma sul serio. Non come comparse, non come pubblico da applaudire, ma come protagonisti chiamati a gestire, decidere, sbagliare e crescere. Tre reti tematiche – giovani, cittadinanza europea, ambiente – affidate a universitari che avevano già dimostrato impegno e capacità nel progetto “Cittadini si diventa”. Pochi numeri, sì. Ma una volontà enorme.
Dietro questa impostazione c’è la mano ferma e la visione di Maria Grazia Vacchina, segretaria regionale di Cittadinanzattiva. Una di quelle figure che non cercano riflettori, ma costruiscono processi. La sua forza non sta negli slogan, bensì nella gestione collegiale, nella capacità di tenere insieme generazioni diverse e nel pretendere qualità, metodo e responsabilità da chiunque, giovani compresi. Anzi: soprattutto dai giovani.
Ed è qui che cade uno dei grandi alibi della politica e dell’associazionismo nostrano. I giovani non si impegnano? Forse perché troppo spesso vengono tenuti ai margini, chiamati solo a ratificare decisioni prese altrove. A Cittadinanzattiva VdA accade il contrario: ai giovani si chiede di assumersi responsabilità vere, di coordinare progetti, organizzare eventi, dialogare con le istituzioni, confrontarsi con gli adulti. Non sono esecutori, sono decisori. E i risultati si vedono.
Non stupisce, allora, che il livello nazionale guardi alla Valle d’Aosta come a un’esperienza virtuosa, replicabile, esportabile. Qui la partecipazione non è folklore, ma esercizio concreto di cittadinanza. Qui la sussidiarietà non è una parola da convegno, ma una pratica quotidiana. Qui si dimostra che l’innovazione sociale non ha bisogno di grandi apparati, ma di idee chiare e persone motivate.
C’è anche un messaggio politico, nemmeno troppo nascosto. Meglio un giovane impegnato che tre tromboni esausti, aggrappati a ruoli e rendite di posizione. Meglio l’energia di chi ha voglia di mettersi in gioco che la stanchezza di chi confonde l’esperienza con l’eterno ritorno delle stesse facce. Responsabilizzare i giovani non è un favore che si fa a loro: è un investimento sulla comunità intera.
Fare da volano, come dicono in Cittadinanzattiva, significa proprio questo: mettere in circolo energie, creare connessioni, dimostrare che anche da una realtà piccola può partire una spinta capace di arrivare lontano. La Valle d’Aosta, ancora una volta, mostra che il futuro non si aspetta. Si costruisce. Insieme. E possibilmente, con qualche giovane in più al timone.
Giovani e futuro
On ne peut miser sur eux qu’en les rendant responsables. Mieux vaut un jeune engagé que trois trombones fatigués.
Il y a ceux qui croient encore que, pour faire avancer un train, il faut de grosses locomotives bruyantes, enfumées, chargées de passé. Et puis il y a ceux qui ont compris que, parfois, un simple petit volant d’inertie bien huilé suffit à mettre en mouvement toute une collectivité.
La Vallée d’Aoste, une fois de plus, montre que la dimension n’est pas déterminante : ce qui fait la différence, c’est la méthode, le courage dans les choix et la confiance accordée aux bonnes personnes. Être une petite région n’est pas une excuse, c’est une responsabilité. Et lorsque cette responsabilité est assumée jusqu’au bout, elle peut devenir un exemple.
C’est exactement ce qui se passe aujourd’hui avec Cittadinanzattiva Vallée d’Aoste, devenue — concrètement, et pas seulement dans les discours — un véritable chantier de participation civique, observé avec attention jusque par les instances nationales de l’association.
Un paradoxe tout relatif : la plus petite région d’Italie qui fait école au reste du pays.
Au cœur de cette dynamique, un choix aussi simple que profondément politique : faire confiance aux jeunes, pour de vrai. Pas comme figurants, pas comme caution générationnelle, mais comme acteurs à part entière, appelés à gérer, décider, se tromper et grandir.
Trois réseaux thématiques — jeunesse, citoyenneté européenne, environnement — confiés à des étudiants universitaires qui s’étaient déjà distingués par leur sérieux et leur engagement dans le projet « Cittadini si diventa ». Peu nombreux, certes. Mais porteurs d’une énergie considérable.
Derrière cette approche, il y a une direction claire et une vision solide : celle de Maria Grazia Vacchina, secrétaire régionale de Cittadinanzattiva. Une figure discrète, peu portée sur les projecteurs, mais déterminée à construire des parcours plutôt que des slogans.
Sa force réside dans une gouvernance réellement collégiale, dans la capacité de faire dialoguer les générations et dans l’exigence — non négociable — de méthode, de qualité et de responsabilité. Pour tous. Et surtout pour les jeunes.
C’est ici que s’effondre l’un des grands alibis de la politique et du monde associatif italien. Les jeunes ne s’engageraient pas ? Peut-être parce qu’on les relègue trop souvent à la marge, convoqués uniquement pour entériner des décisions prises ailleurs.
À Cittadinanzattiva Vallée d’Aoste, la logique est inverse : on demande aux jeunes d’assumer de vraies responsabilités, de coordonner des projets, d’organiser des initiatives, de dialoguer avec les institutions, de se confronter aux adultes. Ils ne sont pas de simples exécutants. Ils sont des décideurs. Et les résultats parlent d’eux-mêmes.
Il n’est donc pas surprenant que le niveau national regarde vers la Vallée d’Aoste comme vers une expérience vertueuse, reproductible, transférable. Ici, la participation n’est pas du folklore institutionnel, mais un exercice concret de citoyenneté active. Ici, la subsidiarité n’est pas un concept abstrait, mais une pratique quotidienne. Ici, on démontre que l’innovation sociale n’a pas besoin de lourds appareils, mais d’idées claires et de personnes motivées.
Le message politique est clair, même s’il n’est jamais proclamé à grands cris.
Mieux vaut un jeune engagé que trois trombones épuisés, cramponnés à leurs fonctions et à leurs rentes de situation. Mieux vaut l’élan de ceux qui ont envie de s’impliquer que la lassitude de ceux qui confondent l’expérience avec l’éternel retour des mêmes visages.
Responsabiliser les jeunes n’est pas un cadeau qu’on leur fait : c’est un investissement pour l’ensemble de la communauté.
Faire office de volant d’inertie, comme on le dit à Cittadinanzattiva, signifie exactement cela : mettre les énergies en circulation, créer des liens, démontrer que même depuis une petite région alpine peut partir une impulsion capable d’aller loin.
La Vallée d’Aoste, une fois encore, le prouve : l’avenir ne s’attend pas.
Il se construit. Ensemble.
Et, si possible, avec quelques jeunes de plus à la barre.




