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Chez Nous | 04 febbraio 2026, 08:00

Poussette et iPhone

Passeggino e iPhone

Poussette et iPhone

C’è un’immagine che ormai è diventata normale, accettata, quasi tenera. Un passeggino che avanza lento sul marciapiede e, sopra, un poppante con gli occhi fissi su uno schermo. Non su un volto, non su un albero, non su un cane che passa. Su un iPhone. È qui che qualcosa si è rotto, e fingere che sia progresso è una bugia comoda.

Il problema non è la tecnologia. Il problema sono gli adulti che hanno abdicato. Genitori che, per quieto vivere, per stanchezza o per semplice pigrizia, infilano uno smartphone nelle mani di un bambino che ancora non sa parlare. Un gesto quotidiano che viene giustificato con frasi rassicuranti: “così sta buono”, “è educativo”, “tanto lo fanno tutti”. No, non è educativo. È una delega totale dell’educazione a un algoritmo.

I social network non sono neutri, non lo sono mai stati. Sono progettati per catturare attenzione, creare dipendenza, amplificare emozioni forti. Rabbia, paura, violenza. È questo che tiene incollati allo schermo. E noi cosa facciamo? Li consegniamo a cervelli in formazione, senza filtri, senza difese, senza strumenti critici. Poi ci stupiamo se aumentano l’aggressività, l’ansia, l’incapacità di concentrazione, il bullismo che nasce online e finisce a scuola o peggio.

Lo scandalo vero non è TikTok o Instagram. Lo scandalo è l’assenza totale di regole. È l’idea, tutta occidentale e molto ipocrita, che “vietare” sia una parola brutta, mentre lasciare fare tutto sia libertà. Ma la libertà senza maturità è solo esposizione al danno. Nessuno si sognerebbe di mettere un bambino al volante di un’auto. Eppure gli affidiamo strumenti infinitamente più potenti dal punto di vista psicologico e relazionale.

I social diffondono violenza perché la violenza fa clic, genera reazioni, alimenta engagement. Video estremi, linguaggi aggressivi, modelli di successo basati sull’umiliazione dell’altro. È una spirale che gli adulti dovrebbero conoscere bene, e invece fingono di non vedere, finché non succede qualcosa di grave. Allora partono le lacrime, gli appelli, le indignazioni a tempo determinato.

Servono limiti chiari. Servono regole serie. Vietare l’uso dei social sotto i 16 anni non è censura, è igiene mentale. È tutela. È responsabilità. E no, non basta il “controllo parentale” se il primo genitore dipendente è quello che scorre lo schermo mentre il figlio mangia.

Un bambino ha bisogno di noia, di silenzi, di frustrazione, di sguardi veri. Ha bisogno di cadere, di sporcarsi, di inventare giochi. Non di swipe. Continuare a confondere la comodità degli adulti con il benessere dei figli è una forma moderna di trascuratezza.

Il passeggino e l’iPhone non sono progresso. Sono il simbolo di una resa. E ogni resa, prima o poi, presenta il conto.

Passeggino e iPhone

Il y a une image qui est devenue normale, acceptée, presque attendrissante. Une poussette qui avance lentement sur le trottoir et, à l’intérieur, un nourrisson les yeux rivés sur un écran. Pas sur un visage, pas sur un arbre, pas sur un chien qui passe. Sur un iPhone. C’est là que quelque chose s’est brisé, et prétendre que c’est du progrès relève du mensonge de confort.

Le problème n’est pas la technologie. Le problème, ce sont les adultes qui ont abdiqué. Des parents qui, pour avoir la paix, par fatigue ou par simple paresse, glissent un smartphone dans les mains d’un enfant qui ne sait même pas encore parler. Un geste quotidien justifié par des phrases rassurantes : « comme ça il est tranquille », « c’est éducatif », « tout le monde fait pareil ». Non, ce n’est pas éducatif. C’est une délégation totale de l’éducation à un algorithme.

Les réseaux sociaux ne sont pas neutres, ils ne l’ont jamais été. Ils sont conçus pour capter l’attention, créer de la dépendance, amplifier les émotions fortes. Colère, peur, violence. C’est cela qui maintient les regards collés à l’écran. Et nous, que faisons-nous ? Nous les confions à des cerveaux en formation, sans filtres, sans défenses, sans outils critiques. Puis nous nous étonnons de la montée de l’agressivité, de l’anxiété, de l’incapacité à se concentrer, du harcèlement qui naît en ligne et se poursuit à l’école, ou pire.

Le véritable scandale n’est pas TikTok ou Instagram. Le scandale, c’est l’absence totale de règles. C’est cette idée, très occidentale et profondément hypocrite, selon laquelle « interdire » serait un gros mot, alors que laisser tout faire serait synonyme de liberté. Mais la liberté sans maturité n’est qu’une exposition au danger. Personne n’imaginerait confier le volant d’une voiture à un enfant. Et pourtant, nous lui remettons des outils infiniment plus puissants sur le plan psychologique et relationnel.

Les réseaux sociaux diffusent la violence parce que la violence génère des clics, provoque des réactions, nourrit l’engagement. Vidéos extrêmes, langages agressifs, modèles de réussite fondés sur l’humiliation de l’autre. C’est une spirale que les adultes devraient parfaitement connaître, mais qu’ils préfèrent ignorer, jusqu’au jour où survient un drame. Alors viennent les larmes, les appels, les indignations à durée limitée.

Il faut des limites claires. Il faut des règles sérieuses. Interdire l’usage des réseaux sociaux avant 16 ans n’est pas de la censure, c’est de l’hygiène mentale. C’est de la protection. C’est de la responsabilité. Et non, le « contrôle parental » ne suffit pas quand le premier parent dépendant est celui qui fait défiler l’écran pendant que son enfant mange.

Un enfant a besoin d’ennui, de silences, de frustration, de regards réels. Il a besoin de tomber, de se salir, d’inventer des jeux. Pas de swiper. Continuer à confondre le confort des adultes avec le bien-être des enfants est une forme moderne de négligence.

La poussette et l’iPhone ne sont pas le progrès. Ils sont le symbole d’une reddition. Et toute reddition, tôt ou tard, présente l’addition.

piero.minuzzo@gmail.com

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