/ Chez Nous

In Breve

martedì 31 marzo
lunedì 30 marzo
domenica 29 marzo
sabato 28 marzo
venerdì 27 marzo
giovedì 26 marzo
mercoledì 25 marzo
martedì 24 marzo
lunedì 23 marzo
domenica 22 marzo

Chez Nous | 23 agosto 2025, 08:00

Trois-Villes brûle encore

Trois-Villes brucia ancora

Trois-Villes brûle encore

Dall’incendio del 1944 alla minaccia dell’indifferenza di oggi: la memoria di Trois-Villes ci interroga sul futuro dell’Europa e sulla nostra responsabilità collettiva.

Il 23 agosto 1944 Trois-Villes fu ridotta in cenere. La rappresaglia nazi-fascista, seguita all’azione della 13ª banda Émile Chanoux, portò alla cattura di militari, al ferimento di altri e infine all’incendio dei villaggi. Case distrutte, popolazione civile sequestrata e usata come scudo, quattro partigiani uccisi. Trois-Villes divenne simbolo di una ferocia cieca, che non colpì solo i combattenti, ma soprattutto la comunità, la vita quotidiana, la dignità della gente.

Oggi, quasi ottant’anni dopo, quella pagina non appartiene solo agli archivi della storia. Brucia ancora. Brucia ogni volta che l’indifferenza sostituisce la memoria, ogni volta che si finge di celebrare senza interrogarsi sul senso di ciò che si ricorda. Brucia quando la paura e i populismi tornano ad alzare muri, alimentando diffidenze e rancori.

Corrado Jordan, in occasione della commemorazione 2023, ha ricordato la Valle d’Aosta come terra di frontiera, di incontri e di mani strette ben prima dell’Europa unita. Un’immagine suggestiva, che però stride con il nostro presente: un’Europa che si richiude, una società che sembra abituarsi all’intolleranza e al linguaggio della violenza.

Il rischio non è remoto: la memoria si consuma in rituali stanchi, mentre il vento della chiusura soffia forte. Ma Trois-Villes ci ricorda che il prezzo della paura collettiva è altissimo. Allora, la domanda è semplice: vogliamo che la memoria sia solo un rito consolatorio, o la vogliamo trasformare in impegno civile, in responsabilità politica, in scelta quotidiana di apertura?

Il 23 agosto 1944 le fiamme cancellarono interi villaggi. Oggi altre fiamme, meno visibili ma non meno pericolose, rischiano di divampare: quelle del rancore, dell’egoismo, dell’indifferenza. Sta a noi decidere se alimentarle o spegnerle.

Trois-Villes brucia ancora

De l’incendie de 1944 à la menace de l’indifférence actuelle : la mémoire de Trois-Villes nous interpelle sur l’avenir de l’Europe et sur notre responsabilité collective

Le 23 août 1944, Trois-Villes fut réduite en cendres. La répression nazi-fasciste, déclenchée après l’action de la 13ᵉ bande Émile Chanoux, provoqua la capture de militaires, le blesser de deux autres et, enfin, l’incendie des villages. Maisons détruites, population civile séquestrée et utilisée comme bouclier, quatre partisans assassinés. Trois-Villes devint le symbole d’une férocité aveugle qui frappa non seulement les combattants, mais surtout la communauté, la vie quotidienne, la dignité des habitants.

Aujourd’hui, près de quatre-vingts ans plus tard, cette page n’appartient pas seulement aux archives de l’histoire. Elle brûle encore. Elle brûle chaque fois que l’indifférence prend la place de la mémoire, chaque fois qu’on fait semblant de commémorer sans s’interroger sur le sens de ce souvenir. Elle brûle lorsque la peur et les populismes recommencent à ériger des murs, nourrissant méfiance et rancunes.

Corrado Jordan, à l’occasion de la commémoration 2023, a rappelé la Vallée d’Aoste comme une terre de frontière, de rencontres, de mains serrées bien avant l’Europe unie. Une image suggestive, mais qui entre en contradiction avec notre présent : une Europe qui se referme, une société qui semble s’habituer à l’intolérance et au langage de la violence.

Le risque n’est pas lointain : la mémoire se consume dans des rituels fatigués, tandis que souffle fort le vent de la fermeture. Mais Trois-Villes nous rappelle que le prix de la peur collective est immense. Alors, la question est simple : voulons-nous que la mémoire soit seulement un rite consolatoire, ou bien souhaitons-nous la transformer en engagement civique, en responsabilité politique, en choix quotidien d’ouverture ?

Le 23 août 1944, les flammes ont anéanti des villages entiers. Aujourd’hui, d’autres flammes, moins visibles mais tout aussi dangereuses, menacent de s’allumer : celles du ressentiment, de l’égoïsme, de l’indifférence. À nous de décider si nous voulons les nourrir ou les éteindre.

piero.minuzzo@gmail.com

Prima Pagina|Archivio|Redazione|Invia un Comunicato Stampa|Pubblicità|Scrivi al Direttore