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Chez Nous | 26 marzo 2026, 08:00

L’eau mouille, le feu brûle

L’acqua bagna, il fuoco brucia

L’eau mouille, le feu brûle

C’è una forma di retorica che la politica italiana padroneggia con sorprendente costanza: quella dell’ovvietà solenne. Funziona così — si prende una verità elementare, la si pronuncia con tono grave, e la si spaccia per analisi. Insomma i Melon boys guidati dalla sconfitta Giorgia con il referendum hanno scoperto l’acqua calda-

Infatti dopo l’esito del referendum, il copione si è ripetuto senza sbavature. Dichiarazioni ordinate, istituzionali, impeccabili. E, soprattutto, inutili.

Giorgia Meloni, accompagnata in sottofondo dal bucolico cinguettio dei merli,  ha assicurato il “rispetto della volontà degli italiani”. E ci mancherebbe altro. Sarebbe interessante capire cosa dovrebbe fare, in alternativa: ignorarla? Correggerla? Metterla ai voti di nuovo finché non esce il risultato giusto? In un Paese normale, il rispetto del voto non è una posizione politica: è il minimo sindacale.

Matteo Salvini ha ricordato che “gli italiani si sono espressi”. Notizia clamorosa: quando si vota, qualcuno vota. Mancava giusto il sottopancia.

Antonio Tajani, più misurato, ha richiamato il valore della partecipazione democratica. Anche qui: difficile trovare qualcuno disposto a sostenere il contrario, almeno a microfoni accesi.

Il risultato è una sequenza di frasi perfette perché inattaccabili. E inattaccabili perché vuote. Truismi, appunto: l’arte di dire ciò che è talmente evidente da non aggiungere nulla alla comprensione dei fatti.

Ma il punto non è quello che dicono. È quello che evitano accuratamente di dire.

Perché un referendum non è solo un fatto da certificare con un comunicato stampa. È un segnale politico, spesso scomodo. Racconta fratture, disaffezione, rabbia, oppure consenso fragile. E invece no: meglio rifugiarsi nell’ovvio, dove nessuno rischia nulla e tutti possono annuire.

E allora sì, la volontà degli italiani va rispettata. Ci mancherebbe. Anche perché, a ben vedere, questo Paese è già abituato a governi che vanno avanti più per incastri politici che per investiture popolari dirette. Diciamo che il rispetto del voto, almeno quello, sarebbe opportuno non metterlo in discussione.

Il referendum “parla”, ripetono. Ma la politica, quando dovrebbe ascoltare davvero, sembra improvvisamente distratta. O forse selettiva.

Perché dire che l’acqua bagna è facile. Più complicato è spiegare se stia salendo il livello.

E lì, guarda caso, le parole finiscono.

L’acqua bagna, il fuoco brucia

Il existe une forme de rhétorique que la politique italienne maîtrise avec une constance surprenante : celle de l’évidence solennelle. Le mécanisme est simple — on prend une vérité élémentaire, on la prononce d’un ton grave, et on la fait passer pour une analyse. Bref, les Meloni boys, guidés par la défaite de Giorgia Meloni au référendum, ont découvert l’eau chaude.

En effet, après le résultat du référendum, le scénario s’est répété sans la moindre fausse note. Déclarations ordonnées, institutionnelles, impeccables. Et surtout, inutiles.

Giorgia Meloni, accompagnée en fond par le chant bucolique des merles, a assuré le « respect de la volonté des Italiens ». Et encore heureux. On se demande ce qu’elle devrait faire, autrement : l’ignorer ? La corriger ? La soumettre à nouveau au vote jusqu’à obtenir le bon résultat ? Dans un pays normal, respecter le vote n’est pas une position politique : c’est le strict minimum.

Matteo Salvini a rappelé que « les Italiens se sont exprimés ». Nouvelle fracassante : quand on vote, quelqu’un vote. Il ne manquait plus que le bandeau en bas de l’écran.

Antonio Tajani, plus mesuré, a souligné l’importance de la participation démocratique. Là encore, difficile de trouver quelqu’un prêt à soutenir le contraire — du moins devant les micros.

Le résultat est une succession de phrases parfaites parce qu’inattaquables. Et inattaquables parce que vides. Des truismes, en somme : l’art de dire ce qui est tellement évident que cela n’ajoute rien à la compréhension des faits.

Mais le problème n’est pas ce qu’ils disent. C’est ce qu’ils évitent soigneusement de dire.

Car un référendum n’est pas seulement un fait à certifier dans un communiqué de presse. C’est un signal politique, souvent dérangeant. Il raconte des fractures, de la défiance, de la colère, ou bien un consensus fragile. Mais non : mieux vaut se réfugier dans l’évidence, là où personne ne prend de risques et où tout le monde peut acquiescer.

Alors oui, la volonté des Italiens doit être respectée. Encore heureux. D’autant plus que, à bien y regarder, ce pays est déjà habitué à des gouvernements qui avancent davantage par combinaisons politiques que par investiture populaire directe. Disons que le respect du vote — au moins celui-là — ferait mieux de ne pas être remis en question.

Le référendum « parle », répètent-ils. Mais la politique, lorsqu’elle devrait vraiment écouter, semble soudain distraite. Ou peut-être sélective.

Parce que dire que l’eau mouille, c’est facile. Plus difficile est d’expliquer si le niveau est en train de monter.

Et là, comme par hasard, les mots s’arrêtent.

piero.minuzzo@gmail.com

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