La Vallée d’Aoste a confirmé son engagement en faveur de la Francophonie parlementaire en prenant une part active aux travaux de la 51e Session de l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF), qui a réuni à Yaoundé, du 6 au 12 juillet 2026, plus de 300 parlementaires issus de 42 sections francophones. La délégation valdôtaine était composée des conseillers régionaux Aurelio Marguerettaz, Clotilde Forcellati, Pierluigi Marquis et Jean-Pierre Guichardaz. En parallèle, les jeunes Martina Condurro et Elia Perruquet ont représenté la région au 11e Parlement francophone des jeunes, confirmant l’attention portée par les institutions valdôtaines à l’implication des nouvelles générations dans les grands enjeux internationaux.
Les travaux de l’Assemblée, menés au sein des réseaux thématiques, des commissions et de la séance plénière, ont permis l’adoption de plusieurs résolutions consacrées aux défis auxquels sont confrontés les pays et territoires francophones. Dans un contexte international marqué par les conflits, les tensions géopolitiques et les interrogations sur la solidité des institutions démocratiques, la coopération entre les parlements a été présentée comme un instrument essentiel pour défendre les valeurs communes et favoriser des réponses concertées.
À ce sujet, Aurelio Marguerettaz a souligné que « cette rencontre a confirmé toute l’importance du dialogue entre représentants des différents territoires de l’espace francophone », estimant que la coopération parlementaire constitue aujourd’hui un levier indispensable pour « défendre nos valeurs communes, promouvoir la paix et construire des réponses partagées ». Il a également rappelé que la Vallée d’Aoste, forte de son histoire et de son identité particulière, entend continuer à apporter sa contribution à cette dynamique internationale.
La conseillère Clotilde Forcellati a, pour sa part, mis l’accent sur le renforcement de la confiance entre les citoyens et les institutions, expliquant que les échanges ont permis de réfléchir aux conditions nécessaires pour garantir une participation toujours plus inclusive à la vie publique. Évoquant les travaux du Réseau des femmes parlementaires, elle a rappelé que ceux-ci ont également mis en évidence « l’importance de promouvoir l’égalité entre les femmes et les hommes et de soutenir pleinement leur engagement dans les espaces de décision ».
Les questions économiques ont également occupé une place importante dans les débats. Selon Pierluigi Marquis, « la coopération économique entre les territoires francophones représente un levier essentiel pour accompagner les transformations en cours et soutenir un développement équilibré et durable ». Il a insisté sur la nécessité de partager les expériences et les bonnes pratiques afin de répondre efficacement aux défis économiques, environnementaux et sociaux auxquels sont confrontés les différents territoires membres de la Francophonie.
Les enjeux culturels et éducatifs ont enfin été au cœur des discussions. Jean-Pierre Guichardaz a rappelé que « la Francophonie est un espace de dialogue, mais aussi un formidable vecteur de transmission culturelle et éducative », soulignant la nécessité de défendre la diversité linguistique, de favoriser l’accès au savoir et d’accompagner les jeunes générations face aux mutations du numérique et à l’évolution des modes d’information. Selon lui, la langue française demeure un facteur de cohésion entre des réalités très diverses et un puissant moteur de coopération.
En parallèle de la session parlementaire, le 11e Parlement francophone des jeunes a réuni 61 participants âgés de 18 à 25 ans, représentant 29 sections francophones. Parmi eux figuraient les deux jeunes Valdôtains Martina Condurro et Elia Perruquet, qui ont participé à une simulation parlementaire consacrée aux grands défis de l’espace francophone, avec une attention particulière portée au changement climatique. Les propositions élaborées par les jeunes ont ensuite été présentées aux parlementaires de l’APF lors d’une séance commune, illustrant la volonté de renforcer le dialogue entre les générations.
À l’issue de cette expérience, Martina Condurro et Elia Perruquet ont expliqué que leur participation leur avait permis « de rencontrer des jeunes venus d’horizons différents, de partager nos idées et de mieux comprendre la richesse et la diversité de l’espace francophone ». Ils ont ajouté que cette initiative avait renforcé leur esprit critique, leur capacité d’écoute ainsi que leur engagement citoyen, en leur donnant « la conviction que la jeunesse a un rôle essentiel à jouer dans la construction d’un avenir fondé sur le dialogue, la coopération et le respect des différences ».
Au-delà de la participation institutionnelle, la présence de la Vallée d’Aoste à Yaoundé revêt une portée politique et stratégique. Elle confirme le rôle que les petites collectivités francophones peuvent jouer dans les grands débats internationaux, tout en valorisant leur identité linguistique et culturelle. Dans une période où les démocraties sont confrontées à de multiples défis, la coopération parlementaire, le dialogue entre les territoires et l’implication des jeunes apparaissent plus que jamais comme des instruments essentiels pour construire une Francophonie capable d’apporter des réponses communes aux enjeux politiques, économiques, sociaux et environnementaux du XXIᵉ siècle.













