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Chez Nous | 07 giugno 2026, 08:00

Ridicules à en pleurer

Ridicoli da far piangere

Ridicules à en pleurer

C’è un livello della politica in cui non si governa più: si interpreta. E il Governo italiano, oggi, sembra aver scelto stabilmente la parte del cast, non quella della regia.

L’ultimo episodio è quasi perfetto nella sua banalità, e proprio per questo inquietante. Vertice Ue–Balcani occidentali: appuntamento serio, dossier pesanti, equilibrio europeo in gioco. L’Italia? Assente. La premier Giorgia Meloni non partecipa. La versione ufficiale parla del protrarsi della cerimonia dell’Arma dei Carabinieri a Reggio Calabria. Tradotto: un’agenda che salta, un impegno internazionale che si scioglie, e un altro tavolo dove l’Italia semplicemente non si siede.

Ma il problema non è l’episodio in sé. È la sua normalità.

Perché ormai l’impressione è questa: l’Italia non manca per caso. Manca per sistema. Manca nei momenti in cui dovrebbe pesare, contare, incidere. E resta invece perfettamente presente nella comunicazione, nelle dichiarazioni, nelle pose istituzionali da studio televisivo.

E mentre il Paese dovrebbe discutere di strategia europea, relazioni internazionali e posizionamento geopolitico, la priorità riesce comunque a spostarsi altrove: come quando la presidente del Consiglio trova il tempo per lamentarsi di non essere stata citata nel monologo di Paola Cortellesi alla cerimonia del 2 Giugno. Non un tema di Stato. Non una crisi. Ma una questione di visibilità. Quasi una ferita narrativa.

Ed è qui che il quadro diventa grottesco.

Perché da mesi la linea è sempre la stessa: tutto ciò che non funziona è colpa di chi c’era prima. Tutto ciò che funziona è merito del nuovo corso. Un eterno reset politico che serve a una cosa sola: non assumersi mai davvero il peso del presente.

Nel frattempo, le promesse elettorali si sono progressivamente sbiadite contro la realtà. Crescita più fragile delle aspettative, salari immobili, sanità sotto pressione, politiche industriali che oscillano tra annunci e correzioni, e una gestione dei dossier internazionali che appare più improvvisata che strategica. Ma la narrazione resta solida: è sempre colpa di qualcun altro.

E dentro questo schema si inserisce un Governo che comunica molto, governa a intermittenza e presidia il dibattito pubblico più con slogan che con risultati verificabili.

Poi c’è la parte ormai rituale: messaggi di cordoglio, solidarietà istantanee, dichiarazioni a caldo su ogni tragedia o emergenza. Tutto sacrosanto, per carità. Ma poi? Poi il nulla operativo, o al massimo la comparsata. La politica ridotta a gesto, non a struttura.

Sul piano internazionale il quadro è ancora più evidente: presenza altalenante, posizionamento spesso reattivo, rapporti che oscillano tra dichiarazioni di fedeltà e silenzi strategici. Stati Uniti e Russia restano sullo sfondo come riferimenti narrativi più che come architravi di una vera politica estera coerente. E intanto l’Italia scivola lentamente fuori dal centro delle decisioni che contano.

E allora la domanda non è più politica. È quasi fisica: dove si trova oggi l’Italia quando si decide qualcosa?

Perché nei vertici ci sono le sedie. E le sedie vuote parlano. Parlano più di qualsiasi conferenza stampa.

Ridicoli da far piangere, sì. Non per un singolo episodio. Ma per la somma. Per la continuità. Per l’idea sempre più diffusa che questo sia un Paese che annuncia presenza mentre accumula assenze.

E il punto finale, quello più amaro, è che ormai non sorprende più nessuno. Nemmeno quando dovrebbe.

Ridicoli da far piangere

Il existe un niveau de la politique où l’on ne gouverne plus vraiment : on joue un rôle. Et aujourd’hui, le gouvernement italien semble avoir choisi durablement celui du figurant plutôt que celui du metteur en scène.

Le dernier épisode en est presque une illustration parfaite, tant il est banal — et justement inquiétant. Sommet UE–Balkans occidentaux : rendez-vous important, dossiers sensibles, équilibres européens en jeu. L’Italie ? Absente. La Première ministre Giorgia Meloni ne participe pas. La version officielle évoque le prolongement d’une cérémonie des Carabiniers à Reggio Calabria. Traduction politique : un agenda qui déraille, un rendez-vous international manqué, et une chaise de plus laissée vide là où l’Italie devrait être présente.

Mais le problème n’est pas cet épisode isolé. C’est sa normalité.

L’impression qui s’impose désormais est simple : l’Italie n’est pas absente par accident, mais par habitude. Absente lorsque les décisions comptent, lorsqu’il faudrait peser, influencer, orienter. Et pourtant bien présente dans la communication, les déclarations, les postures institutionnelles calibrées pour l’image.

Pendant ce temps, le débat politique intérieur se déplace vers des terrains plus anecdotiques : la Première ministre a même trouvé le temps de se plaindre de ne pas avoir été mentionnée dans le monologue de Paola Cortellesi lors de la cérémonie du 2 juin. Pas une question d’État. Pas une crise. Mais une question de visibilité personnelle.

Et c’est là que le tableau devient presque grotesque.

Depuis des mois, la ligne est toujours la même : tout ce qui ne fonctionne pas serait la faute des gouvernements précédents, tout ce qui fonctionne serait le mérite du présent. Une sorte de réinitialisation permanente qui évite soigneusement toute responsabilité réelle.

Dans le même temps, les promesses électorales se sont heurtées à la réalité : croissance fragile, salaires stagnants, système de santé sous pression, politique industrielle hésitante, gestion internationale souvent réactive plutôt que stratégique. Mais le récit officiel reste solide, presque imperméable.

Le gouvernement communique beaucoup, gouverne par à-coups, et occupe l’espace public davantage par les slogans que par des résultats tangibles.

S’ajoute à cela une politique devenue largement performative : messages de solidarité en cas de drames, déclarations rapides, présence médiatique immédiate. Tout cela est normal en soi. Mais ensuite, l’action structurelle se fait attendre, ou se réduit à des apparitions.

Sur le plan international, le constat est encore plus visible : présence irrégulière, positionnement fluctuant, alliances racontées plus que réellement construites. Les États-Unis et la Russie deviennent des repères narratifs plus que des piliers d’une stratégie cohérente. Et pendant ce temps, l’Italie glisse progressivement hors du centre de gravité des décisions européennes.

La vraie question n’est donc plus politique, mais presque physique : où se trouve aujourd’hui l’Italie quand les décisions importantes sont prises ?

Car dans les sommets, il y a des chaises. Et les chaises vides parlent. Souvent plus fort que les discours officiels.

Ridicules à en pleurer, oui. Pas à cause d’un seul épisode. Mais à cause de l’ensemble. De la continuité. De cette impression de plus en plus nette d’un pays qui annonce sa présence tout en accumulant les absences.

Et le plus inquiétant, c’est que cela ne surprend presque plus personne. Même quand cela devrait.

piero.minuzzo@gmail.com

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