C’è un momento in cui la politica smette di essere cattiva amministrazione e diventa insulto istituzionale. Quel momento oggi si è consumato nell’aula del Consiglio comunale di Aosta, dove è mancato il numero legale per proseguire i lavori. Non per un’emergenza improvvisa, non per una calamità, non per un fatto eccezionale. Ma per l’assenza di otto membri della maggioranza, tra cui il sindaco, la vicesindaca e tre assessori.
Una scena indegna. Una figuraccia politica. Ma soprattutto uno schiaffo ai cittadini.
Perché qui non si parla di una semplice defezione. Si parla di amministratori pubblici che percepiscono indennità, gettoni, stipendi e rimborsi grazie ai contribuenti, salvo poi non presentarsi nel luogo principale della democrazia cittadina: il Consiglio comunale. L’istituzione dove si rappresentano gli elettori, si discutono i problemi della città, si prendono decisioni e ci si assume responsabilità pubbliche.
E invece niente.
Sedie vuote. Banchi deserti. Silenzio istituzionale.
Tutti sapevano che oggi ci sarebbe stato il Consiglio comunale. La convocazione non è arrivata cinque minuti prima via piccione viaggiatore. Era programmata, nota, prevista. E un Consiglio comunale, per chi governa una città, dovrebbe avere la priorità assoluta su qualunque altro impegno, salvo casi gravissimi. Perché lì dentro non si va per hobby o per passatempo: lì dentro si esercita il mandato ricevuto dai cittadini.
Quando manca il numero legale non cade solo una seduta. Cade la credibilità di una maggioranza incapace perfino di garantire la propria presenza. Cade il rispetto verso chi ha votato. Cade il minimo senso delle istituzioni.
E la cosa più grave è la normalizzazione di questo comportamento. Come se fosse accettabile. Come se bastasse una giustificazione qualsiasi per coprire un’assenza collettiva tanto massiccia quanto imbarazzante. No, non è accettabile. Non lo è in un’azienda privata, non lo sarebbe in un normale posto di lavoro, e dovrebbe esserlo ancora meno dentro un’istituzione pubblica.
Perché mentre i cittadini fanno i conti con bollette, parcheggi, traffico, tasse, burocrazia e servizi che arrancano, chi governa la città non riesce nemmeno a garantire la presenza fisica necessaria per tenere aperto un Consiglio comunale.
È l’immagine perfetta di una politica stanca, autoreferenziale, convinta che tutto sia dovuto e che nulla abbia conseguenze. Una politica che pretende rispetto ma non rispetta per prima il proprio ruolo.
E allora la domanda è inevitabile: che messaggio si dà ai cittadini? Che la partecipazione vale solo durante la campagna elettorale? Che le istituzioni sono importanti soltanto davanti alle telecamere o durante le inaugurazioni? Che il Consiglio comunale può essere sacrificato senza problemi?
No. Il Consiglio comunale è il cuore della vita democratica di una città. Disertarlo in massa è un atto di irresponsabilità politica gravissimo.
E oggi, ad Aosta, la maggioranza non ha semplicemente mancato il numero legale. Ha mancato di rispetto alla città.
Pagati ma assenteisti
Il arrive un moment où la politique cesse d’être de la mauvaise administration pour devenir une véritable insulte institutionnelle. Ce moment s’est produit hier dans la salle du Conseil communal d’Aosta, où le quorum n’a pas été atteint pour poursuivre les travaux. Non pas à cause d’une urgence soudaine, ni d’une catastrophe, ni d’un événement exceptionnel. Mais en raison de l’absence de huit membres de la majorité, parmi lesquels le maire, la vice-maire et trois assesseurs.
Une scène indigne. Une débâcle politique. Mais surtout une gifle infligée aux citoyens. Car il ne s’agit pas ici d’une simple défection. Il s’agit d’administrateurs publics qui perçoivent indemnités, jetons de présence, salaires et remboursements grâce aux contribuables, avant de ne pas se présenter dans le principal lieu de la démocratie municipale : le Conseil communal. L’institution où l’on représente les électeurs, où l’on débat des problèmes de la ville, où l’on prend des décisions et où l’on assume des responsabilités publiques.
Et pourtant, rien.
Des chaises vides. Des bancs désertés. Un silence institutionnel.
Tout le monde savait que le Conseil communal devait se tenir hier. La convocation n’est pas arrivée cinq minutes avant par pigeon voyageur. Elle était programmée, connue, prévue. Et un Conseil communal, pour ceux qui gouvernent une ville, devrait avoir la priorité absolue sur tout autre engagement, sauf circonstances extrêmement graves. Parce qu’on n’y va pas par hobby ni pour passer le temps : on y exerce le mandat confié par les citoyens.
Quand le quorum fait défaut, ce n’est pas seulement une séance qui tombe à l’eau. C’est la crédibilité d’une majorité incapable même de garantir sa propre présence qui s’effondre. C’est le respect dû à ceux qui ont voté qui disparaît. C’est le sens même des institutions qui vacille.
Et le plus grave, c’est la banalisation de ce comportement. Comme si cela était acceptable. Comme si une justification quelconque suffisait à couvrir une absence collective aussi massive qu’embarrassante. Non, ce n’est pas acceptable. Cela ne le serait pas dans une entreprise privée, cela ne le serait pas dans un emploi ordinaire, et cela devrait l’être encore moins au sein d’une institution publique.
Pendant que les citoyens doivent faire face aux factures, au stationnement, au trafic, aux impôts, à la bureaucratie et à des services publics qui peinent à fonctionner, ceux qui gouvernent la ville ne sont même pas capables de garantir la présence physique nécessaire pour maintenir ouvert un Conseil communal.
C’est l’image parfaite d’une politique fatiguée, autoréférentielle, persuadée que tout lui est dû et que rien n’a de conséquences. Une politique qui exige le respect sans être capable de respecter d’abord son propre rôle.
Et alors la question devient inévitable : quel message envoie-t-on aux citoyens ? Que la participation ne compte que durant les campagnes électorales ? Que les institutions ne sont importantes que devant les caméras ou lors des inaugurations officielles ? Que le Conseil communal peut être sacrifié sans problème ?
Non. Le Conseil communal est le cœur de la vie démocratique d’une ville. Le déserter en masse constitue un acte d’irresponsabilité politique d’une gravité extrême.
Et aujourd’hui, à Aosta, la majorité ne s’est pas contentée de faire manquer le quorum. Elle a manqué de respect à toute une ville.




