C’è un dettaglio che colpisce leggendo la nota dell’Ufficio federale delle strade svizzero sul tunnel del Mont-Chemin, nei pressi di Martigny. Non il linguaggio tecnico. Non i milioni investiti. Non nemmeno il fatto che si parli già oggi di lavori previsti dal 2028. Il dettaglio che impressiona davvero è un altro: la normalità con cui gli svizzeri considerano la manutenzione delle infrastrutture.
Il tunnel del Mont-Chemin è stato inaugurato nel 1992. Ha poco più di trent’anni. Eppure la Confederazione elvetica ha già programmato un completo risanamento strutturale, accompagnato da interventi sulla sicurezza, sull’impiantistica, sulla ventilazione, sulla gestione incendi e sull’illuminazione. Non perché il tunnel stia crollando. Non perché vi sia stata una tragedia. Non perché qualcuno abbia denunciato un’emergenza. Ma semplicemente perché un’infrastruttura strategica va mantenuta efficiente prima che i problemi diventino irreversibili.
È qui che il confronto con la Valle d’Aosta diventa inevitabile. E doloroso.
Il caso delle gallerie di Sorreley ha mostrato ancora una volta il volto più fragile e improvvisato della gestione infrastrutturale italiana e valdostana. Chiusure improvvise, limitazioni, disagi, comunicazioni spesso frammentarie e soprattutto quella sensazione diffusa che si intervenga soltanto quando il problema è ormai esploso. Mai prima. Sempre dopo.
In Svizzera, invece, il metodo è quasi opposto. L’OFROU — l’equivalente svizzero — ha già effettuato negli ultimi anni numerosi interventi preventivi sul tunnel del Mont-Chemin: sostituzione dei ventilatori per l’evacuazione dei fumi in caso d’incendio, aggiornamento dei sistemi antincendio, rinnovo del sistema di pilotaggio tecnologico, installazione dell’illuminazione LED e miglioramento complessivo degli standard di sicurezza.
E ora arriva il passo successivo: il risanamento generale.
Con una gestione dei lavori che, anche qui, racconta due mondi diversi. Il tunnel resterà aperto di giorno e verrà chiuso solo di notte, con poche chiusure complete programmate nei periodi di traffico minore. In altre parole: si cerca di limitare il più possibile l’impatto sui cittadini e sull’economia locale. Perché in Svizzera il disagio non viene scaricato automaticamente sugli utenti. Si pianifica. Si organizza. Si anticipa.
Da questa parte delle Alpi, invece, sembra spesso prevalere il fatalismo burocratico. Si aspetta che le criticità emergano, si rincorrono le emergenze e poi si invoca la mancanza di fondi, i tempi tecnici, la complessità normativa o le competenze frammentate tra enti diversi. Intanto cittadini, pendolari e imprese pagano il conto di decenni di manutenzione insufficiente.
Eppure la Valle d’Aosta vive di collegamenti, di mobilità, di accessibilità. Le gallerie non sono dettagli tecnici: sono arterie vitali. Quando si bloccano, si paralizza un territorio intero. Per questo il confronto con il Vallese non dovrebbe essere letto come l’ennesima celebrazione della “Svizzera che funziona”, ma come una domanda politica molto concreta: perché ciò che è normale a Martigny sembra impossibile ad Aosta? I rappresentanti della Regione nella SAV, gestore delle gallerie Sorreley non leggono i giornali? Non si informano? Si limitano a incassare il ricco gettone?
Perché in Svizzera si programma il 2028 mentre da noi spesso si naviga a vista fino all’ultima perizia urgente? Perché lì la manutenzione è cultura amministrativa e qui troppo spesso diventa emergenza mediatica?
La differenza, probabilmente, non sta soltanto nei soldi. Sta nella mentalità. Nella serietà istituzionale. Nel rapporto con il bene pubblico. Gli svizzeri considerano le infrastrutture un patrimonio da preservare costantemente; in Italia troppo spesso vengono trattate come problemi da rinviare finché reggono.
E allora il caso del tunnel del Mont-Chemin dovrebbe far riflettere anche in Valle d’Aosta. Perché il vero scandalo non è che in Svizzera chiudano un tunnel per risanarlo. Il vero scandalo è che da noi ci si stupisca ancora quando qualcuno propone di fare manutenzione prima che arrivi l’emergenza.
Gallerie svizzere e valdostane
Il y a un détail qui frappe à la lecture de la note de l’Office fédéral des routes concernant le tunnel du Mont-Chemin, près de Martigny. Ce n’est pas le langage technique. Ce ne sont pas les millions investis. Ce n’est même pas le fait qu’on parle déjà aujourd’hui de travaux prévus pour 2028. Le détail vraiment impressionnant est ailleurs : la normalité avec laquelle les Suisses considèrent l’entretien des infrastructures.
Le tunnel du Mont-Chemin a été inauguré en 1992. Il a un peu plus de trente ans. Pourtant, la Confédération helvétique a déjà programmé un assainissement structurel complet, accompagné d’interventions sur la sécurité, les installations techniques, la ventilation, la gestion des incendies et l’éclairage. Non pas parce que le tunnel est en train de s’effondrer. Non pas parce qu’il y a eu une tragédie. Non pas parce que quelqu’un a dénoncé une situation d’urgence. Mais tout simplement parce qu’une infrastructure stratégique doit être maintenue efficace avant que les problèmes ne deviennent irréversibles.
C’est ici que la comparaison avec la Vallée d’Aoste devient inévitable. Et douloureuse.
Le cas des galeries de Sorreley a montré une fois de plus le visage le plus fragile et improvisé de la gestion des infrastructures italiennes et valdôtaines. Fermetures soudaines, limitations, désagréments, communications souvent fragmentaires et surtout cette impression diffuse que l’on intervient seulement lorsque le problème a déjà explosé. Jamais avant. Toujours après.
En Suisse, au contraire, la méthode est presque opposée. L’OFROU — l’équivalent suisse — a déjà réalisé ces dernières années de nombreuses interventions préventives dans le tunnel du Mont-Chemin : remplacement des ventilateurs destinés à l’évacuation des fumées en cas d’incendie, mise à jour des systèmes anti-incendie, renouvellement du système de pilotage technologique, installation de l’éclairage LED et amélioration globale des standards de sécurité.
Et maintenant arrive l’étape suivante : l’assainissement général.
Avec une gestion des travaux qui, là aussi, raconte deux mondes différents. Le tunnel restera ouvert durant la journée et ne sera fermé que la nuit, avec quelques fermetures complètes programmées pendant les périodes de trafic plus faible. En d’autres termes : on cherche à limiter au maximum l’impact sur les citoyens et sur l’économie locale. Parce qu’en Suisse, les désagréments ne sont pas automatiquement déversés sur les usagers. On planifie. On organise. On anticipe.
De ce côté-ci des Alpes, au contraire, semble souvent prévaloir un certain fatalisme bureaucratique. On attend que les problèmes apparaissent, on court derrière les urgences, puis on invoque le manque de fonds, les délais techniques, la complexité réglementaire ou les compétences fragmentées entre différents organismes. Pendant ce temps, citoyens, pendulaires et entreprises paient le prix de décennies d’entretien insuffisant.
Et pourtant, la Vallée d’Aoste vit de connexions, de mobilité, d’accessibilité. Les galeries ne sont pas des détails techniques : ce sont des artères vitales. Lorsqu’elles se bloquent, c’est tout un territoire qui se paralyse. Voilà pourquoi la comparaison avec le Valais ne devrait pas être lue comme une énième célébration de la « Suisse qui fonctionne », mais comme une question politique très concrète : pourquoi ce qui est normal à Martigny semble-t-il impossible à Aoste ? Les représentants de la Région au sein de la SAV, gestionnaire des galeries de Sorreley, ne lisent-ils pas les journaux ? Ne s’informent-ils pas ? Se contentent-ils d’encaisser un généreux jeton de présence ?
Pourquoi en Suisse programme-t-on déjà 2028 alors que chez nous on navigue souvent à vue jusqu’à la dernière expertise urgente ? Pourquoi là-bas l’entretien est-il une culture administrative alors qu’ici il devient trop souvent une urgence médiatique ?
La différence, probablement, ne réside pas seulement dans l’argent. Elle réside dans la mentalité. Dans le sérieux institutionnel. Dans le rapport au bien public. Les Suisses considèrent les infrastructures comme un patrimoine à préserver constamment ; en Italie, elles sont trop souvent traitées comme des problèmes à repousser tant qu’elles tiennent encore.
Et alors le cas du tunnel du Mont-Chemin devrait aussi faire réfléchir en Vallée d’Aoste. Parce que le véritable scandale n’est pas qu’en Suisse on ferme un tunnel pour l’assainir. Le véritable scandale, c’est que chez nous on s’étonne encore lorsque quelqu’un propose de faire de l’entretien avant que l’urgence n’arrive.




