La riforma della magistratura proposta da Meloni promette efficienza e controllo, ma dietro gli slogan si nasconde il rischio di una politica invadente nei tribunali. Tra correnti, giochi interni e “menate” dei partiti, il male minore resta la situazione di oggi: conosciuta, frustrante, ma più sicura del salto nel buio.
La politica sulla magistratura è come un vecchio gioco da bar, solo che i bar sono corridoi di tribunali e aule di giustizia. La riforma Meloni arriva con grandi promesse: selezione dei migliori, efficienza, trasparenza. Peccato che sia più una pistola a salve puntata sul sistema attuale che un vero rimedio: i colpi esplodono sull’equilibrio già delicato delle correnti interne, quelle stesse correnti che oggi, per quanto lente o litigiose, almeno funzionano.
La magistratura italiana oggi è un mare agitato: decine di correnti, partiti interni di giudici che si contendono potere e influenza. È lenta, sì, irritante, sì, ma almeno prevedibile. La riforma promette di ridisegnare tutto dall’alto, e qui entra in gioco il rischio reale: un sistema più politicizzato, più esposto ai governi di turno, dove le scelte rischiano di diventare strumenti di pressione.
Il referendum non è una scelta tra bene e male, ma tra male e male minore. E il male minore resta il caos conosciuto: correnti, lungaggini, equilibri fragili ma regolati. Meglio questa strada vecchia che un salto nel buio dove la politica detterebbe le regole del gioco e i tribunali diventerebbero un’altra pedina nella scacchiera dei partiti.
Come dice il proverbio: “Mai lasciare la strada vecchia per quella nuova: sai quel che lasci, ma anche quel che trovi”. In questo caso, quel che trovi potrebbe essere una magistratura più fragile, più esposta, più soggetta alle menate dei politici. Il male minore è restare dove siamo: conosciamo il terreno, sappiamo a cosa andare incontro, e almeno i correntoni arrabbiati li possiamo prevedere.
Insiomma, meglio un correntone furioso in tribunale che un ministro impazzito a decidere chi merita la toga. Perché la politica sulla magistratura ha sempre il vizio di voler fare l’eroe, ma il nostro portafoglio, e la giustizia, rischiano di pagare il conto più salato.
Il male minore
La réforme de la magistrature proposée par Meloni promet efficacité et contrôle, mais derrière les slogans se cache le risque d’une politique envahissante dans les tribunaux. Entre courants internes, jeux de pouvoir et « conneries » des partis, le moindre mal reste la situation actuelle : connue, frustrante, mais plus sûre que le saut dans l’inconnu.
La politique sur la magistrature ressemble à un vieux jeu de bar, sauf que les bars, ici, ce sont des couloirs de tribunaux et des salles d’audience. La réforme Meloni arrive avec de grandes promesses : sélection des meilleurs, efficacité, transparence. Dommage que ce soit plutôt un pistolet à blanc braqué sur le système actuel qu’un véritable remède : les coups explosent sur l’équilibre déjà fragile des courants internes, ces mêmes courants qui, aujourd’hui, aussi lents ou bagarreurs soient-ils, fonctionnent au moins.
La magistrature italienne aujourd’hui, c’est une mer agitée : des dizaines de courants, des partis internes de juges qui se disputent pouvoir et influence. C’est lent, oui, irritant, oui, mais au moins prévisible. La réforme promet de tout redessiner d’en haut, et là entre en jeu le vrai risque : un système plus politisé, plus exposé aux gouvernements de passage, où chaque décision peut devenir un outil de pression.
Le référendum n’est pas un choix entre le bien et le mal, mais entre le mal et le moindre mal. Et le moindre mal reste le chaos connu : courants, lenteurs, équilibres fragiles mais réglés. Mieux vaut cette vieille route que le saut dans le vide où la politique dicterait les règles et où les tribunaux deviendraient une autre pièce sur l’échiquier des partis.
Comme le dit le proverbe : « On ne quitte jamais l’ancienne route pour la nouvelle : on sait ce qu’on laisse, mais aussi ce qu’on trouve. » Ici, ce qu’on trouve pourrait être une magistrature plus fragile, plus exposée, plus soumise aux conneries des politiques. Le moindre mal, c’est de rester là où nous sommes : on connaît le terrain, on sait à quoi s’attendre, et au moins, on peut prévoir les courants furieux.
Bref, mieux vaut un courant furieux au tribunal qu’un ministre devenu fou décidant qui mérite la robe. Parce que la politique sur la magistrature a toujours ce vice de vouloir jouer les héros, mais nos portefeuilles, et la justice, risquent de payer la note la plus salée.




