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Chez Nous | 19 gennaio 2026, 08:00

Boîte de nuit piège

Discoteche trappola

C’è qualcosa che stona, e parecchio, nella tragedia di Crans-Montana. Non è solo il dolore per quanto accaduto in una delle località turistiche più celebrate della Svizzera, ma la sensazione sgradevole di trovarsi davanti a una tragedia quasi annunciata. O, peggio, rimossa. Perché quando un sistema che si racconta come impeccabile inciampa così malamente sulla sicurezza, allora il problema non è il destino cinico e baro, ma una catena di responsabilità spezzate — o volutamente allentate.

Le autorità svizzere, in questa vicenda, non brillano certo per trasparenza. Comunicazioni misurate, silenzi strategici, rimpalli di competenze. Tutto molto “ordinato”, per carità, ma poco convincente. La Svizzera ha costruito il proprio mito sulla precisione, sulla puntualità, sull’affidabilità assoluta. Un marchio globale. Le sue banche incassano i capitali di mezzo mondo, offrendo sicurezza e riservatezza. Ma quando si tratta di garantire la sicurezza reale delle persone, dentro locali notturni stipati all’inverosimile, quel mito mostra crepe evidenti. E profonde.

Non è un caso isolato. In Italia, nelle ultime settimane, i sequestri di locali notturni si moltiplicano. Il più simbolico è il Piper, nome storico della notte, chiuso per gravi carenze in materia di sicurezza. Uscite di emergenza impraticabili, sovraffollamento, impianti non a norma. Fatti, non opinioni. Segno che i controlli, quando vengono fatti, qualcosa portano a galla. E quello che emerge non è mai rassicurante.

E allora la domanda diventa inevitabile: in Valle d’Aosta qual è la situazione? Esiste davvero un piano di controlli continui sui locali notturni? Sulle boîte de nuit, chiamiamole con il loro nome, che soprattutto nelle località sciistiche fanno il pieno ogni sera, tra turisti, stagionali e giovani valdostani?

Da più parti arrivano segnalazioni, messaggi, inviti neanche troppo velati: “Venite a vedere questo locale”, “provate a entrare là il sabato sera”. Racconti di sale strapiene, capienze superate, vie di fuga più teoriche che reali. Scene che ricordano, fin troppo da vicino, quelle di Crans-Montana. La differenza è che qui non si leggono notizie di controlli, di verbali, di segnalazioni agli organi di vigilanza. Tutto tace. Come se il problema non esistesse. O come se fosse più comodo guardare dall’altra parte.

A rendere il quadro ancora più inquietante è il silenzio della politica valdostana, in particolare dei Comuni turistici. Proprio quelli che fondano gran parte della propria economia sull’intrattenimento, sulla movida, sull’immagine di località “vive” e attrattive. Nessuna presa di posizione, nessuna interrogazione, nessuna dichiarazione pubblica dopo quanto accaduto a Crans-Montana. Nessun sindaco che senta il dovere di dire: “Da noi i controlli ci sono, e sono severi”. Le istituzioni locali tacciono, come se la sicurezza nei locali notturni non fosse anche una loro responsabilità diretta.

Eppure i Comuni rilasciano autorizzazioni, concedono spazi, beneficiano dell’indotto economico della notte. Ma quando si tratta di verificare capienze, piani di emergenza, vie di fuga, sembra calare una nebbia improvvisa. Questo silenzio non rassicura, anzi preoccupa. Perché nelle località turistiche l’affollamento non è un’eccezione: è la regola. E far finta di non vederlo equivale ad assumersi un rischio enorme, sulla pelle di chi entra in quei locali con l’unica colpa di voler passare una serata.

È vero, la Valle d’Aosta era autonoma. Ma di certo non lo è mai stata — e non lo è oggi — sul fronte della sicurezza nei locali pubblici. Qui sembra sopravvivere un’abitudine pericolosa: quella del “si è sempre fatto così”, soprattutto quando il turismo porta soldi e visibilità. Una consuetudine indulgente, che confonde l’attrattività con il lassismo, il divertimento con l’assenza di regole.

La tragedia di Crans-Montana dovrebbe servire da campanello d’allarme, non da episodio da archiviare con un sospiro di sollievo perché “è successo altrove”. Perché altrove, molto spesso, è più vicino di quanto si voglia ammettere. E quando la notte si riempie di musica, luci e persone, la sicurezza non può essere un optional. Né in Svizzera, né in Italia, né tantomeno nei Comuni turistici della Valle d’Aosta.

Boîte de nuit

Il y a quelque chose qui ne joue pas — et sérieusement — dans la tragédie de Crans-Montana. Ce n’est pas uniquement l’émotion suscitée par ce drame survenu dans l’une des stations touristiques les plus renommées de Suisse, mais ce malaise persistant face à une catastrophe qui semblait presque annoncée. Ou, plus grave encore, passée sous silence. Car lorsqu’un système qui se présente comme exemplaire faillit aussi lourdement en matière de sécurité, le problème ne relève ni du hasard ni de la fatalité, mais bien d’une chaîne de responsabilités rompue — ou sciemment relâchée.

Dans cette affaire, les autorités suisses ne se distinguent pas par leur clarté. Communications prudentes, silences calculés, renvois de compétences. Tout est propre, ordonné, conforme à l’image du pays. Mais peu lisible. La Suisse a bâti sa réputation sur la précision, la ponctualité et la fiabilité. Une réputation enviée à l’échelle internationale. Ses établissements financiers accueillent les capitaux du monde entier au nom de la sécurité et de la confiance. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’assurer concrètement la sécurité des personnes, dans des établissements nocturnes surfréquentés, cette image se fissure. Visiblement. Profondément.

Il ne s’agit pas d’un cas isolé. En Italie, ces dernières semaines, les fermetures administratives de discothèques se succèdent. Le cas le plus emblématique reste celui du Piper, lieu historique de la nuit, fermé en raison de manquements graves aux normes de sécurité. Issues de secours inutilisables, dépassements de capacité, installations non conformes. Des constats factuels. La démonstration que les contrôles, lorsqu’ils sont réellement effectués, révèlent des situations préoccupantes. Et rarement rassurantes.

Dès lors, une question s’impose : qu’en est-il en Vallée d’Aoste ? Existe-t-il un dispositif de contrôles réguliers et systématiques des établissements nocturnes ? Des boîtes de nuit — appelons-les ainsi — qui, en particulier dans les stations de ski, affichent complet soir après soir, entre touristes, travailleurs saisonniers et jeunes Valdôtains ?

Les signalements se multiplient. Messages, témoignages, invitations à peine voilées : « Venez voir ce local », « essayez d’y entrer un samedi soir ». Des salles bondées, des capacités dépassées, des voies d’évacuation plus théoriques qu’opérationnelles. Des situations qui rappellent, de manière troublante, celles observées à Crans-Montana. À une différence notable : en Vallée d’Aoste, aucune information ne filtre sur d’éventuels contrôles, avertissements ou signalements aux autorités compétentes. Le silence est total. Comme si le problème n’existait pas. Ou comme s’il était préférable de ne pas le voir.

Ce silence est d’autant plus préoccupant qu’il émane aussi de la politique valdôtaine, et en particulier des communes touristiques. Celles-ci fondent une part essentielle de leur économie sur l’animation, la vie nocturne, l’image de stations dynamiques et attractives. Pourtant, après le drame de Crans-Montana, aucune prise de position officielle, aucune interpellation publique, aucune déclaration rassurante. Aucun exécutif communal n’a jugé nécessaire d’affirmer clairement : « Chez nous, les contrôles sont effectifs et rigoureux ». Les institutions locales se taisent, comme si la sécurité des établissements nocturnes ne relevait pas aussi de leur responsabilité directe.

Et pourtant, ce sont bien les communes qui délivrent les autorisations, accordent les concessions, et bénéficient des retombées économiques de l’activité nocturne. Mais lorsqu’il s’agit de vérifier les capacités d’accueil, les plans d’évacuation ou les conditions de sécurité, une forme de brouillard administratif semble s’installer. Ce silence n’apaise pas. Il inquiète. Car dans les stations touristiques, l’affluence n’est pas une exception : elle constitue la norme. L’ignorer revient à faire peser un risque considérable sur celles et ceux qui fréquentent ces lieux avec, pour seul tort, l’envie de sortir.

Il est vrai que la Vallée d’Aoste était autonome. Mais elle ne l’a jamais été — et ne l’est toujours pas — en matière de sécurité dans les établissements ouverts au public. Persiste ici une habitude dangereuse : celle du « on a toujours fait ainsi », surtout lorsque le tourisme génère revenus et visibilité. Une indulgence tacite, qui confond attractivité et laxisme, animation et absence de règles.

La tragédie de Crans-Montana devrait servir d’avertissement, et non être reléguée au rang de fait divers lointain. Car « ailleurs » est souvent plus proche qu’on ne le croit. Et lorsque la nuit se remplit de musique, de lumières et de foule, la sécurité ne peut être accessoire. Ni en Suisse, ni en Italie, ni — a fortiori — dans les communes touristiques de la Vallée d’Aoste.

piero.minuzzo@gmail.com

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