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Chez Nous | 24 febbraio 2026, 08:00

Paix des sens ou résignation ?

Pace dei sensi o rassegnazione?

Paix des sens ou résignation ?

C’è un’espressione che mi torna in mente ogni volta che ascolto il silenzio assordante di chi dovrebbe alzare la voce: pace dei sensi. Quella quiete apparente che arriva quando smetti di combattere. Quando non reagisci più. Quando ti convinci che tanto non cambia nulla.

Ma siamo davvero in pace? O ci siamo semplicemente arresi?

Il mondo sindacale – che per missione dovrebbe difendere e valorizzare diritti e interessi dei lavoratori – sembra aver trovato una sua personale “pace dei sensi”. Assemblee rare, comunicati prudenti, mobilitazioni timide. Si interviene, sì, ma quasi sempre sul caso singolo: la vertenza individuale, il problema del tesserato, la pratica da sbrigare. Tutto legittimo, per carità. Ma dov’è la visione collettiva? Dov’è la battaglia per la categoria, per il settore, per un’idea più alta di giustizia sociale?

Stesso discorso per molte associazioni dei consumatori. Nate per tutelare i cittadini di fronte a colossi economici, bollette impazzite, servizi inefficaci. E invece? Sportelli, consulenze, modulistica. Utilissimi, certo. Ma raramente si sente una campagna forte, una denuncia strutturata, una presa di posizione che scuota davvero il sistema. Si risolve il problema del singolo, mentre il meccanismo che lo ha generato resta intatto.

Nel frattempo lavoratori e consumatori si lamentano. Eccome se si lamentano. Nei bar, sui social, nei corridoi degli uffici. La lamentela è diventata disciplina olimpica: tutti allenatissimi, pochissimi pronti a trasformare lo sfogo in azione collettiva. È una sorta di catarsi quotidiana che non produce nulla, se non un generale senso di impotenza.

E allora torno alla domanda: è pace dei sensi o rassegnazione?

Perché la pace vera nasce dalla giustizia, dal confronto, dalla conquista di diritti. La rassegnazione invece è silenziosa, comoda, anestetizzante. Ti fa credere che sia inutile esporsi, che sia meglio trattare in privato, che tanto “le cose vanno così”.

In questo scenario, paradossalmente, le realtà più combattive sono spesso alcune associazioni culturali e di volontariato. Quelle che non hanno apparati, che non vivono di tessere e strutture consolidate. Loro parlano di bene comune, di comunità intera, di visione. Lavorano allo spasimo, organizzano incontri, producono proposte, tengono viva una fiammella di partecipazione. E il più delle volte vengono ignorate. Ascoltate con cortesia, archiviate con rapidità.

La politica, dal canto suo, sembra preferire interlocutori prevedibili. Meglio chi gestisce la pratica che chi pone questioni sistemiche. Meglio chi media sul dettaglio che chi chiede un cambio di rotta.

Così si crea un equilibrio strano, quasi perfetto: sindacati che amministrano, associazioni che assistono, cittadini che si lamentano, politica che galleggia. Tutti apparentemente in pace. Nessun grande conflitto, nessuna scossa vera.

Ma una società senza conflitto è una società viva o una società sedata?

La “pace dei sensi” rischia di essere il nome elegante di una stanchezza collettiva. Una comunità che smette di indignarsi davvero, che accetta la riduzione degli spazi di tutela, che si accontenta della soluzione tampone.

Io non credo che il ruolo del sindacato sia fare il patronato evoluto. Non credo che il compito delle associazioni dei consumatori sia limitarsi a compilare reclami. E non credo che la cittadinanza possa ridursi a coro lamentoso senza pretese.

Se questa è pace, è una pace povera. Se è rassegnazione, è pericolosa.

Perché quando i sensi si addormentano, si smette anche di vedere le ingiustizie. E a quel punto non resta che un silenzio ordinato, composto, apparentemente civile.

Ma sotto la superficie, non è armonia. È rinuncia.

PS: escluse ovviamente le poche eccezioni che, però, non fanno primavera.

Pace dei sensi o rassegnazione?

Il est une expression qui me revient sans cesse à l’esprit chaque fois que j’entends le silence assourdissant de ceux qui devraient élever la voix : la paix des sens. Cette tranquillité apparente qui s’installe quand on cesse de lutter. Quand on ne réagit plus. Quand on finit par se convaincre que, de toute façon, rien ne changera.

Mais sommes-nous réellement en paix ? Ou nous sommes-nous simplement rendus ?

Le monde syndical – dont la mission devrait être de défendre et de valoriser les droits et les intérêts des travailleurs – semble avoir trouvé sa propre « paix des sens ». Assemblées rares, communiqués prudents, mobilisations timides. On intervient, oui, mais presque toujours pour le cas individuel : le litige personnel, le problème de l’adhérent, le dossier à régler. Tout cela est légitime, bien sûr. Mais où est la vision collective ? Où est le combat pour une catégorie, pour un secteur, pour une idée plus ambitieuse de justice sociale ?

Même constat pour de nombreuses associations de consommateurs. Nées pour protéger les citoyens face aux géants économiques, aux factures exorbitantes, aux services inefficaces. Et pourtant ? Permanences, conseils, formulaires. Très utiles, sans aucun doute. Mais on entend rarement une campagne forte, une dénonciation structurée, une prise de position capable d’ébranler réellement le système. On règle le problème du particulier, tandis que le mécanisme qui l’a produit demeure intact.

Entre-temps, travailleurs et consommateurs se plaignent. Et comment ! Dans les cafés, sur les réseaux sociaux, dans les couloirs des bureaux. La plainte est devenue discipline olympique : tout le monde s’entraîne, mais très peu sont prêts à transformer l’exutoire en action collective. Une sorte de catharsis quotidienne qui ne produit rien, sinon un sentiment diffus d’impuissance.

Alors je repose la question : paix des sens ou résignation ?

Car la véritable paix naît de la justice, du débat, de la conquête de droits. La résignation, elle, est silencieuse, confortable, anesthésiante. Elle vous persuade qu’il est inutile de s’exposer, qu’il vaut mieux négocier en privé, qu’après tout « les choses sont ainsi ».

Dans ce contexte, paradoxalement, les réalités les plus combatives sont souvent certaines associations culturelles et de bénévolat. Celles qui n’ont pas d’appareils lourds, qui ne vivent pas de cartes d’adhésion ni de structures consolidées. Elles parlent de bien commun, de communauté dans son ensemble, de vision. Elles travaillent sans relâche, organisent des rencontres, formulent des propositions, maintiennent vivante une flamme de participation. Et, la plupart du temps, elles sont ignorées. Écoutées avec courtoisie, classées avec rapidité.

De son côté, la politique semble préférer des interlocuteurs prévisibles. Mieux vaut celui qui gère le dossier que celui qui soulève des questions systémiques. Mieux vaut celui qui négocie le détail que celui qui réclame un changement de cap.

Ainsi se crée un équilibre étrange, presque parfait : des syndicats qui administrent, des associations qui assistent, des citoyens qui se plaignent, une politique qui flotte. Tous apparemment en paix. Pas de grand conflit, pas de véritable secousse.

Mais une société sans conflit est-elle une société vivante ou une société sous sédatif ?

La « paix des sens » risque de devenir le nom élégant d’une fatigue collective. Une communauté qui cesse réellement de s’indigner, qui accepte la réduction des espaces de protection, qui se contente de solutions provisoires.

Je ne crois pas que le rôle du syndicat soit de devenir un simple service d’assistance amélioré. Je ne crois pas que la mission des associations de consommateurs soit de se limiter à remplir des réclamations. Et je ne crois pas que la citoyenneté puisse se réduire à un chœur de plaintes sans exigences.

Si c’est cela la paix, c’est une paix appauvrie. Si c’est la résignation, elle est dangereuse.

Car lorsque les sens s’endorment, on cesse aussi de voir les injustices. Et il ne reste qu’un silence ordonné, composé, en apparence civilisé.

Mais sous la surface, ce n’est pas l’harmonie. C’est le renoncement.

Bien entendu, quelques exceptions existent – précieuses – mais elles ne suffisent pas à faire le printemps.

piero.minuzzo@gmail.com

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