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Chez Nous | 01 marzo 2026, 08:00

Promesses et gifles

Promesse e sberle

Promesses et gifles

C’erano una volta le promesse elettorali. Quelle solenni, scandite nei comizi, ripetute nei talk show, scritte nei programmi con il pennarello indelebile. E poi ci sono le leggi di bilancio, dove l’inchiostro cambia colore e le promesse diventano carta straccia. La parabola di Opzione Donna sta tutta qui: tra l’applauso facile e la sberla silenziosa.

Opzione Donna era una misura imperfetta, certo. Consentiva alle lavoratrici dipendenti e autonome di anticipare la pensione scegliendo il calcolo interamente contributivo, cioè accettando un assegno più leggero pur di uscire prima dal lavoro. Una scelta di libertà, tante volte obbligata per accudire la famiglia, pagata di tasca propria. Nessun privilegio, nessun regalo: un patto chiaro con lo Stato. Vuoi andare prima? Accetti una pensione più bassa. Punto.

Negli anni è stata modificata, ristretta, ritoccata. Ma era rimasta un argine minimo per migliaia di donne con carriere discontinue, part-time involontari, stipendi più bassi, figli da crescere e genitori da assistere. Donne che hanno già versato contributi per una vita e che spesso arrivano a fine corsa stremate.

Poi è arrivata la Legge di Bilancio 2026 di Meloni e Salvini e quell’argine è saltato. Opzione Donna è stata cancellata. Non solo: si è ulteriormente allungata l’età pensionabile. Tradotto: si lavora di più, si aspetta di più, si prende – forse – meno. E chi aveva creduto alle rassicurazioni ripetute da Giorgia Meloni e Matteo Salvini oggi si ritrova con un pugno di mosche in mano.

Per anni hanno parlato di difesa delle donne, di natalità, di famiglia, di lavoro femminile. Hanno assicurato che Opzione Donna sarebbe stata tutelata, migliorata, rafforzata. Invece è stata archiviata. Fine della storia.

La cosa che brucia non è solo la scelta politica – legittima, se motivata – ma la distanza tra parole e fatti. Si promette protezione e si consegna precarietà. Si parla di valorizzare il lavoro femminile e si toglie uno degli strumenti che teneva conto delle sue fragilità strutturali. Perché il problema è proprio questo: il sistema contributivo puro colpisce più duramente chi ha carriere spezzate. E in Italia le carriere spezzate hanno ancora troppo spesso un volto femminile.

Nel frattempo si trovano miliardi per condoni e rottamazioni fiscali. Si chiude un occhio – talvolta due – verso chi le regole le ha aggirate. Ma per chi ha versato contributi ogni mese, senza sconti e senza scorciatoie, la porta della pensione si allontana. È una questione di priorità politiche. E le priorità parlano.

C’è poi un elemento simbolico che pesa come un macigno. In un Paese che dichiara di voler sostenere la natalità e il ruolo delle madri, si elimina uno strumento che riconosceva – pur in modo imperfetto – il carico sociale e familiare che grava sulle donne. Non è solo un calcolo attuariale: è un messaggio culturale. E il messaggio è questo: arrangiatevi.

A pagare il prezzo più alto sono le lavoratrici con redditi medio-bassi, quelle che non possono permettersi fondi integrativi, consulenti previdenziali, piani alternativi. Quelle che hanno fatto i conti contando su una norma che, se non altro, offriva una via d’uscita. Oggi si trovano con un orizzonte spostato più in là e con meno certezze.

Promesse e sberle, appunto. Le prime abbondano in campagna elettorale. Le seconde arrivano quando si approvano le leggi.

E qui, permettetemi una domanda che da valdostani non possiamo evitare: cosa ne pensano i rappresentanti locali di Fratelli d'Italia e Lega? Condividono la cancellazione di Opzione Donna? Ritengono giusto allungare ulteriormente l’età pensionabile per le donne della nostra regione, dove il mercato del lavoro è già fragile e segnato da stagionalità e part-time? E cosa ne pensa la Senatrice leghista della Valle d’Aosta?

Il silenzio, in questi casi, pesa quasi quanto un voto favorevole.

Non si governa a colpi di slogan. E non si costruisce credibilità politica promettendo tutele che poi si smontano al primo giro di forbici. La coerenza non è un dettaglio: è il minimo sindacale in democrazia.

Le donne italiane – e valdostane – non chiedono privilegi. Chiedono rispetto. E il rispetto, prima ancora che nei bilanci, si misura nella parola data. Quando quella parola viene tradita, non è solo una norma a cadere. È un pezzo di fiducia. E ricostruirla sarà molto più difficile che cancellare un comma in una legge.

Promesse e sberle

Il était une fois les promesses électorales. Celles solennelles, scandées dans les meetings, répétées dans les talk-shows, écrites dans les programmes au marqueur indélébile. Et puis il y a les lois de finances, où l’encre change de couleur et les promesses deviennent du papier froissé. Toute la parabole d’« Opzione Donna » tient là : entre l’applaudissement facile et la gifle silencieuse.

« Opzione Donna » était une mesure imparfaite, certes. Elle permettait aux salariées et aux travailleuses indépendantes de partir plus tôt à la retraite en optant pour un calcul entièrement contributif, donc en acceptant une pension plus légère afin de quitter plus tôt le monde du travail. Un choix de liberté, souvent contraint par la nécessité de s’occuper de la famille, payé de sa propre poche. Aucun privilège, aucun cadeau : un pacte clair avec l’État. Vous partez plus tôt ? Vous acceptez une pension plus basse. Point final.

Au fil des années, la mesure a été modifiée, restreinte, retouchée. Mais elle demeurait un rempart minimal pour des milliers de femmes aux carrières discontinues, aux temps partiels involontaires, aux salaires plus faibles, avec des enfants à élever et des parents à assister. Des femmes qui ont cotisé toute leur vie et qui arrivent souvent au bout du parcours épuisées.

Puis est arrivée la Loi de finances 2026 voulue par Giorgia Meloni et Matteo Salvini, et ce rempart a sauté. « Opzione Donna » a été supprimée. Et ce n’est pas tout : l’âge de la retraite a encore été repoussé. Traduction : on travaille davantage, on attend plus longtemps, on perçoit – peut-être – moins. Et celles qui avaient cru aux assurances répétées par Giorgia Meloni et Matteo Salvini se retrouvent aujourd’hui les mains vides.

Pendant des années, ils ont parlé de défense des femmes, de natalité, de famille, de travail féminin. Ils ont assuré que « Opzione Donna » serait protégée, améliorée, renforcée. Elle a été archivée. Fin de l’histoire.

Ce qui brûle n’est pas seulement le choix politique – légitime s’il est motivé – mais l’écart entre les paroles et les actes. On promet la protection et l’on livre la précarité. On affirme vouloir valoriser le travail des femmes et l’on supprime l’un des rares instruments qui tenait compte de leurs fragilités structurelles. Car le problème est là : le système contributif pur frappe plus durement celles et ceux qui ont des carrières hachées. Et en Italie, les carrières hachées ont encore trop souvent un visage féminin.

Dans le même temps, on trouve des milliards pour des amnisties et des régularisations fiscales. On ferme un œil – parfois deux – sur ceux qui ont contourné les règles. Mais pour celles qui ont versé leurs cotisations chaque mois, sans remise ni raccourci, la porte de la retraite s’éloigne. C’est une question de priorités politiques. Et les priorités parlent d’elles-mêmes.

Il y a aussi un élément symbolique qui pèse comme un rocher. Dans un pays qui affirme vouloir soutenir la natalité et le rôle des mères, on supprime un instrument qui reconnaissait – imparfaitement certes – la charge sociale et familiale qui repose sur les femmes. Ce n’est pas seulement un calcul actuariel : c’est un message culturel. Et le message est clair : débrouillez-vous.

Celles qui paient le prix le plus élevé sont les travailleuses aux revenus moyens et modestes, celles qui ne peuvent pas se permettre des fonds complémentaires, des conseillers spécialisés, des plans alternatifs. Celles qui avaient fait leurs comptes en s’appuyant sur une norme qui, au moins, offrait une issue. Aujourd’hui, elles voient l’horizon reculer et les certitudes se réduire.

Promesses et gifles, justement. Les premières abondent en campagne électorale. Les secondes arrivent quand on vote les lois.

Et ici, permettez une question que, en tant que Valdôtains, nous ne pouvons éviter : qu’en pensent les représentants locaux de Fratelli d'Italia et de la Lega ? Partagent-ils la suppression d’« Opzione Donna » ? Jugent-ils juste de repousser encore l’âge de la retraite pour les femmes de notre région, où le marché du travail est déjà fragile, marqué par la saisonnalité et le temps partiel ? Et qu’en pense la sénatrice de la Lega élue en Vallée d’Aoste ?

Dans ces cas-là, le silence pèse presque autant qu’un vote favorable.

On ne gouverne pas à coups de slogans. Et l’on ne construit pas une crédibilité politique en promettant des protections que l’on démonte au premier coup de ciseaux budgétaires. La cohérence n’est pas un détail : c’est le minimum syndical en démocratie.

Les femmes italiennes – et valdôtaines – ne demandent pas des privilèges. Elles demandent du respect. Et le respect, avant même de se mesurer dans les comptes publics, se mesure dans la parole donnée. Lorsque cette parole est trahie, ce n’est pas seulement une norme qui tombe. C’est un morceau de confiance. Et la reconstruire sera bien plus difficile que de supprimer un alinéa dans une loi.

piero.minuzzo@gmail.com

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