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Chez Nous | 16 gennaio 2026, 08:00

Objectif atteint

Traguardo raggiunto

Objectif atteint

Cinquecentomila firme. Non uno slogan, non una suggestione da talk show, ma un numero secco, certificato, politico. Il comitato del No ha centrato l’obiettivo con largo anticipo, dimostrando che sulla riforma costituzionale della giustizia il Paese reale è molto meno allineato di quanto il governo voglia far credere. Altro che minoranze rumorose: qui c’è un segnale forte, chiarissimo, mandato a Palazzo Chigi e al ministro Nordio.

La raccolta firme, promossa da quindici giuristi guidati da Carlo Guglielmi, non era affatto scontata. Novanta giorni a disposizione, periodo natalizio di mezzo, disaffezione diffusa verso la politica. Eppure il target è stato raggiunto prima del tempo. Questo dato, da solo, smonta la narrazione governativa di una riforma “necessaria”, “condivisa”, “attesa dal Paese”. Se fosse davvero così, non ci sarebbe stato bisogno di blindarla, accelerarla, venderla come un atto di modernizzazione inevitabile.

Il cuore del problema è la separazione delle carriere tra magistrati requirenti e giudicanti. Una bandiera ideologica della destra, non una risposta ai problemi reali della giustizia italiana. Tempi lunghi, carenze di organico, uffici al collasso, digitalizzazione a metà: tutto questo resta sullo sfondo, mentre il governo sceglie di intervenire sull’architettura costituzionale, alterando equilibri delicatissimi.

Votare No significa difendere l’autonomia e l’indipendenza della magistratura. Significa dire che il pubblico ministero non può diventare, di fatto, una parte separata e potenzialmente subordinata, più esposta a pressioni esterne, politiche o gerarchiche. Significa rifiutare una riforma che non nasce per migliorare la giustizia, ma per regolare conti aperti, risentimenti antichi, fastidi mai digeriti verso chi indaga.

E qui il ruolo del ministro Nordio è tutt’altro che neutro. Da ex magistrato, conosce benissimo le conseguenze di questa scelta. Non può nascondersi dietro il linguaggio tecnico o l’argomento dell’“efficienza”. Sa che la separazione delle carriere è il primo passo verso un pubblico ministero più debole e, quindi, verso un sistema in cui l’azione penale rischia di diventare meno libera e meno uguale per tutti. Altro che garantismo: qui il garantito è il potere.

Il governo, dal canto suo, incassa un colpo politico pesante. Cinquecentomila firme non sono un incidente di percorso, sono una crepa evidente nel consenso. Dimostrano che quando si tocca la Costituzione senza un vero confronto, senza ascoltare il mondo giuridico, senza spiegare fino in fondo le conseguenze, la risposta arriva. E arriva dal basso.

Questo referendum non è una battaglia corporativa, come qualcuno prova a liquidarla. È una battaglia democratica. Riguarda l’equilibrio dei poteri, la tutela dei cittadini, la qualità dello Stato di diritto. Per questo il No non è una posizione di conservazione, ma di difesa attiva della Costituzione.

Il traguardo delle firme è solo il primo passo. Ora la parola passa ai cittadini. E il messaggio, almeno su questo, è già chiaro: la giustizia non si piega agli slogan di governo. E la Costituzione non è un terreno di propaganda.

Traguardo raggiunto

Cinq cent mille signatures. Pas un slogan, pas une formule de plateau télé, mais un chiffre net, certifié, politique. Le comité du Non a atteint son objectif avec une large avance, démontrant que sur la réforme constitutionnelle de la justice, le pays réel est bien moins aligné que le gouvernement ne voudrait le faire croire. Fini les « minorités bruyantes » : il s’agit ici d’un signal fort, limpide, adressé au Palazzo Chigi et au ministre Nordio.

La collecte de signatures, promue par quinze juristes emmenés par Carlo Guglielmi, était loin d’être acquise. Quatre-vingt-dix jours à disposition, la période des fêtes en plein milieu, une désaffection généralisée envers la politique. Et pourtant, l’objectif a été atteint avant l’échéance. Ce seul fait suffit à démonter le récit gouvernemental d’une réforme « nécessaire », « partagée », « attendue par le pays ». Si tel avait réellement été le cas, il n’aurait pas été nécessaire de la verrouiller, de l’accélérer, de la vendre comme un acte de modernisation inévitable.

Le cœur du problème est la séparation des carrières entre magistrats du parquet et magistrats du siège. Un drapeau idéologique de la droite, et non une réponse aux véritables maux de la justice italienne. Délais interminables, manque de personnel, tribunaux à bout de souffle, numérisation inachevée : tout cela reste à l’arrière-plan, tandis que le gouvernement choisit d’intervenir sur l’architecture constitutionnelle, en altérant des équilibres d’une extrême délicatesse.

Voter Non, c’est défendre l’autonomie et l’indépendance de la magistrature. C’est affirmer que le procureur ne peut devenir, de fait, une partie séparée et potentiellement subordonnée, davantage exposée aux pressions extérieures, politiques ou hiérarchiques. C’est refuser une réforme qui ne vise pas à améliorer la justice, mais à régler des comptes ouverts, des ressentiments anciens, des hostilités jamais digérées envers ceux qui enquêtent.

Et ici, le rôle du ministre Nordio est tout sauf neutre. Ancien magistrat, il connaît parfaitement les conséquences de ce choix. Il ne peut se réfugier derrière le jargon technique ou l’argument de « l’efficacité ». Il sait que la séparation des carrières constitue le premier pas vers un parquet affaibli et, par conséquent, vers un système où l’action pénale risque de devenir moins libre et moins égale pour tous. Autre que le garantisme : ici, celui qui est garanti, c’est le pouvoir.

De son côté, le gouvernement encaisse un coup politique lourd. Cinq cent mille signatures ne sont pas un accident de parcours, mais une fissure évidente dans le consensus. Elles montrent que lorsque l’on touche à la Constitution sans véritable débat, sans écouter le monde juridique, sans expliquer pleinement les conséquences, la réaction arrive. Et elle vient d’en bas.

Ce référendum n’est pas une bataille corporatiste, comme certains tentent de le réduire. C’est une bataille démocratique. Elle concerne l’équilibre des pouvoirs, la protection des citoyens, la qualité de l’État de droit. C’est pourquoi le Non n’est pas une position de conservation, mais une défense active de la Constitution.

Le seuil des signatures n’est qu’un premier pas. Désormais, la parole revient aux citoyens. Et le message, au moins sur ce point, est déjà clair : la justice ne se plie pas aux slogans du gouvernement. Et la Constitution n’est pas un terrain de propagande.

piero.minuzzo@gmail.com

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