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CULTURA | 17 luglio 2024, 20:14

Sauvegarde et respect des toponymes : L’engagement de l’Association « Nos Accents »

Aujourd'hui, mercredi 17 juillet, l’association « Nos Accents » a présenté au public, aux journalistes et aux institutions sa publication intitulée « Châtillon ou Chatillon ? L’érosion de la toponymie de la Vallée d'Aoste dans les lieux publics »

Des toponymes comme « Emarese » au lieu d’Émarèse, « St. Vincent » au lieu de Saint-Vincent, ou encore « Pre’ Saint Didier » au lieu de Pré-Saint-Didier ont été identifiés ces derniers mois par l'association « Nos Accents » et recensés dans leur étude. Cette publication liste un total de 270 panneaux à corriger et a été partagée lors d'une conférence au Salon Ducal de l'Hôtel de Ville d'Aoste.

« Les noms des lieux font partie du patrimoine culturel immatériel », a déclaré Roland Martial, président de l’association et auteur de la publication. « Bien les conserver, c’est assurer leur survie dans le temps. » L'analyse a révélé que plus de 7 panneaux sur 10 relèvent de la compétence des communes et de la région. Les panneaux les plus mal orthographiés concernent les noms des communes (68,5%), les noms de hameaux (37,4%) et des fautes d’orthographe (5,5%). Les toponymes les plus fréquemment mal écrits sont Aoste (qui a deux noms officiels, 39), Châtillon (29), Saint-Vincent (23) et Pont-Saint-Martin (19).

L’association prévoit de publier à l’automne 2024 le premier baromètre annuel de l’état de conservation de la toponymie pour chaque commune. « En parallèle, nous organiserons des rencontres sur le territoire pour discuter de toponymie et de plurilinguisme », a ajouté Martial.

Née de l’expansion de son comité homonyme en mars dernier, l’association « Nos Accents » vise à sensibiliser les acteurs publics et privés au respect des toponymes et odonymes officiels. Elle s’efforce également d’éduquer les citoyens à la sauvegarde de ce patrimoine culturel, souvent négligé. L’association organise des conférences et des séminaires, produit et soutient des études, et se positionne comme un lien entre les institutions publiques et privées qui s’occupent de toponymie.

« Si nous n’exerçons pas ce devoir de conservation, quelqu’un d’autre pourrait le faire à notre place », a conclu Martial.

red

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