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FEDE E RELIGIONI | 18 luglio 2026, 12:01

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LA PATIENCE DE DIEU POUR NOTRE CROISSANCE

XVI DTO, A. (Mt 13, 1-23) - À partir d’octobre, tous les dimanches et les jours de fête d’obligation, la Sainte Messe sera célébrée à 9 h 30 en l’église Saint-Martin-de-Corléans à Aoste. La Messe sera célébrée en français, animée par des chants en français et en latin interprétés par le chœur dirigé par Iris Boniface Stévenin, avec l’accompagnement musical à l’orgue assuré par le professeur Paolo Torrente, enseignant à la Sfom.

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LA PATIENCE DE DIEU POUR NOTRE CROISSANCE

Toutes les lectures convergent sur la patience de Dieu. « Il donne l'espérance à ses fils et leur accorde la conversion après le péché » (1ère lecture). L'Esprit Saint vient au secours de nos faiblesses, car nous ne savons pas prier (2ème lecture). L'Évangile présente un rapport d'antagonisme entre le bon semeur et le malin, le bon grain et l'ivraie, le jour et la nuit. Le point commun de cette conflictualité est le champ qui accueille le bon et le mauvais grain. C'est le semeur du bon grain qui déterminera le sort de l'ivraie lors de la moisson. Pour le moment, ils croissent ensemble dans le même champ.

Qu'est-ce que le Seigneur veut nous dire ? Faisons nôtre cette prière des disciples : « Seigneur, explique-nous la parabole de l'ivraie dans le champ. »

1. DIEU PREND SOIN DE TOUTE CHOSE

La patience de Dieu est l'expression de son amour pour toute chose et, d'une manière exceptionnelle, pour l'homme. Notre Dieu est lent à la colère et riche en miséricorde.

La première lecture, tirée du livre de la Sagesse, présente d'abord Dieu comme le Tout-Puissant, juge de tout l'univers. Ensuite, ce Dieu fort se révèle plein de tendresse. Il déploie sa force non pour écraser, mais pour protéger en prenant soin de toute chose. Il agit avec justice dans l'histoire et rien ne lui est caché.

Cette lecture établit un rapport entre l'indignité de l'homme et la patience de Dieu, qui accorde au pécheur la possibilité de se raviser. « À ceux qui ont péché, tu accordes la conversion. » La patience est la puissance de l'amour qui sait attendre le retour de l'enfant ingrat, qui ose espérer contre toute espérance en l'homme, malgré sa condition de misère existentielle.

Contrairement aux hommes forts de ce monde, qui jugent sans pitié et injustement, et qui usent de leur force pour opprimer et réprimer, Dieu, au contraire, juge avec indulgence les cœurs disposés à la conversion. Ce Dieu est Père, mais il a aussi les entrailles d'une mère.

Cette puissance divine s'est révélée dans l'histoire avec simplicité et humilité en prenant la nature humaine, fragile, sans rien perdre de sa nature divine. C'est le mystère de l'Incarnation, où le Verbe éternel entre dans la pâte de l'humanité.

2. LA PATIENCE DE DIEU AU SERVICE DE NOTRE SALUT

Dans l'Évangile des paraboles du Royaume des Cieux, Jésus enseigne la patience en se servant du langage énigmatique du bon grain et de l'ivraie, de la graine de moutarde et du levain dans la farine. Dans ces trois paraboles, il y a l'idée de patience et de croissance.

Nous y observons également un rapport de dualité sans dualisme, de vérité dans la polarité et de réconciliation des oppositions qui caractérisent notre condition humaine, sociale, ecclésiale, historique et universelle.

Dans notre histoire, nous nous rendons compte que les deux semences, de nature inconciliable, croissent ensemble dans le vaste champ de notre cœur. Cependant, la séparation n'est pas l'œuvre de l'homme. Ce droit est réservé au Maître de la moisson à la fin des temps.

Comment Dieu manifeste-t-il son amour patient ? Il empêche les serviteurs d'éradiquer la mauvaise herbe afin d'éviter de perdre aussi le bon grain. Il répond : « Laissez-les pousser ensemble jusqu'à la moisson. »

La deuxième et la troisième parabole, celle de la petite graine de moutarde et celle du levain, nous transmettent le même message sur la patience de Dieu. Le Fils de Dieu, qui s'incarne dans notre humus, est cette graine qui meurt pour produire beaucoup de fruits. Il est ce levain caché dans les méandres de l'histoire pour donner de la saveur à notre existence.

3. LA PATIENCE DE DIEU ET L'ESPÉRANCE DE L'HOMME

La patience de Dieu nous donne la clé d'interprétation des événements de l'histoire, où le mal semble parfois triompher. Pourtant, le terme de la vie et le sens de l'histoire, à travers toutes ses vicissitudes, sont la victoire du bien sur le mal.

Cette victoire appartient à notre Dieu, qui a fait le ciel et la terre, et dont la force consiste à prendre soin de sa création afin qu'elle croisse et produise de bons fruits. Ce qui ne lui appartient pas est l'œuvre du malin, destinée à être détruite par le feu.

Cette parabole du blé et de l'ivraie possède donc une dimension individuelle, communautaire, ecclésiale et universelle.

Dans nos rapports interpersonnels, elle nous enseigne qu'il faut garder confiance en toute personne, quelle que soit sa mauvaise réputation. Chez l'homme mauvais, tout n'est pas mauvais. Saint Augustin, dans son espérance pour l'homme, montre que, du péché de la prostituée, peut naître un bon fils (cf. De Ordine). Il nous empêche ainsi de juger autrui sans indulgence et nous invite à ne pas jeter l'eau du bain avec l'enfant.

L'or se cache dans la boue.

Le Royaume des Cieux grandit au cœur de ces oppositions, car il est une réalité invisible et invincible qui donne sens au visible. L'histoire personnelle, comme celle du monde, ne progresse pas de manière rectiligne, homogène et triomphale. Le Royaume de Dieu est présent dans cet enchevêtrement du bien et du mal.

Le mal du monde n'a donc pas le dernier mot, car l'Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde, a payé pour nous la rançon dans le mystère de la Croix. La victoire de Jésus sur l'empire des ténèbres est notre espérance. Saint Paul fonde cette espérance sur l'action de l'Esprit Saint, qui gémit en nous et avec nous dans l'attente de notre affranchissement définitif.

4. PRIÈRE POUR DEMANDER LE DON DE LA PATIENCE

Seigneur notre Dieu, nous vivons dans un monde marqué par tant d'impatience, d'intolérance, de négligence et par la paresse de l'intelligence. Bien souvent, nous jugeons de façon hâtive sans consulter ta vérité qui habite nos cœurs.

Accorde-nous, Père très bon, le don de la patience, car « il n'y a pas de Dieu en dehors de toi, Seigneur ». Toi qui es bon et qui pardonnes, viens à notre secours.

Amen.

Bon dimanche, frères et sœurs.

Paix et joie dans nos cœurs et dans le monde.

Ton frère, Abbé Ferdinand Nindorera

ascova

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