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Chez Nous | 21 aprile 2026, 08:00

Routine ordinaire et absurdité organisée

Ordinaria quotidianità

Routine ordinaire et absurdité organisée

Dalla chiusura delle gallerie di Sorreley emerge un problema più profondo: una politica che rincorre l’emergenza, distribuisce risorse senza visione e dimentica di costruire il futuro, soprattutto per le nuove generazioni.

C’è qualcosa di terribilmente prevedibile, e proprio per questo inquietante, nella vicenda della chiusura delle gallerie di Sorreley. Non tanto per i disagi che arriveranno — quelli erano scritti da tempo — quanto per il modo in cui la politica li sta affrontando: con sorpresa, con affanno, con quella reazione tipica di chi vive alla giornata.

È qui che l’ordinario diventa straordinario. O meglio, che l’“ordinaria quotidianità” si trasforma in una cifra politica. Si scoprono oggi criticità che esistono da anni, si convocano tavoli quando le decisioni sono già prese, si rincorrono soluzioni tampone mentre i cantieri sono pronti a partire. E intanto si chiede ai cittadini di avere pazienza, ancora una volta.

Ma davvero il problema sono solo le gallerie? La verità è che Sorreley è soltanto l’ennesimo episodio di una lunga serie. È il sintomo, non la malattia. Perché dietro questa gestione emergenziale c’è un vuoto più profondo: l’assenza di una visione. Non c’è un disegno complessivo sulla mobilità, non c’è una strategia che tenga insieme sviluppo, infrastrutture e qualità della vita. C’è, piuttosto, una navigazione a vista che procede per scosse, per urgenze, per reazioni tardive.

La politica valdostana — e non solo — sembra aver smarrito il senso del tempo lungo. Quello delle scelte strutturali, degli investimenti che non danno frutti immediati ma costruiscono prospettive. Oggi si preferisce intervenire su singoli settori, finanziare categorie, distribuire risorse. Tutto legittimo, per carità. Ma senza una direzione, senza un progetto, senza una visione che tenga insieme questi interventi, il rischio è evidente: si alimenta il presente senza costruire il futuro.

E il futuro, inevitabilmente, riguarda i giovani. Quelli che oggi studiano, si formano, e poi spesso se ne vanno. Non perché manchino le opportunità immediate, ma perché manca un orizzonte. Mancano le grandi scelte: sulla mobilità sostenibile, sull’innovazione, sulla capacità di attrarre investimenti, sulla qualità del lavoro.

In questo contesto, la gestione delle gallerie diventa quasi emblematica. Si interviene — giustamente — per adeguare infrastrutture esistenti, per garantire sicurezza, per rispettare norme. Ma dov’è il progetto complessivo? Dov’è l’idea di come dovrà essere la mobilità tra dieci o vent’anni? Dov’è la capacità di trasformare un intervento obbligato in un’occasione di sviluppo?

La sensazione è che si proceda per compartimenti stagni, senza un filo conduttore. Ogni problema viene affrontato isolatamente, ogni crisi genera il suo tavolo, ogni categoria la sua risposta. Ma il quadro generale resta sfocato.

E così, mentre si discute di code, deviazioni e fasce orarie, il rischio è di perdere di vista la domanda più importante: dove stiamo andando?

L’ordinaria quotidianità, allora, non è fatta solo di traffico e cantieri. È fatta di una politica che ha smesso di immaginare, che ha rinunciato a progettare, che si limita a gestire. Una politica che preferisce distribuire piuttosto che investire, che guarda al consenso immediato più che alle prospettive di lungo periodo.

Eppure, è proprio nei momenti di difficoltà che servirebbe il contrario. Servirebbe una visione capace di trasformare i vincoli in opportunità, di leggere i problemi come parte di un disegno più ampio, di dire con chiarezza non solo cosa si farà domani, ma dove si vuole arrivare.

Perché i disagi passano, i cantieri finiscono, le gallerie riaprono. Ma senza un progetto, senza una direzione, resta soltanto quella sensazione di fondo: che si stia andando avanti, sì, ma senza sapere davvero dove.

Ordinaria quotidianità

De la fermeture des tunnels de Sorreley émerge un problème bien plus profond : une politique qui court derrière les urgences, distribue des ressources sans vision et oublie de construire l’avenir — surtout pour les jeunes générations.

Il y a quelque chose de terriblement prévisible — et donc profondément inquiétant — dans cette histoire de tunnels fermés. Pas tant pour les galères qui arrivent — celles-là, on les voyait venir à des kilomètres — mais pour la manière dont la politique les découvre, comme si elle tombait de l’armoire : surprise, essoufflée, et toujours avec ce petit air de quelqu’un qui improvise sa journée au réveil.

C’est là que le banal devient grotesque. Ou plutôt que la « routine ordinaire » devient une ligne politique à part entière. On découvre aujourd’hui des problèmes qui traînent depuis des années, on convoque des réunions quand tout est déjà décidé, on bricole des rustines pendant que les pelleteuses chauffent déjà les moteurs. Et pendant ce temps-là, on demande aux citoyens d’être patients. Encore. Toujours.

Mais au fond, le problème, ce sont vraiment les tunnels ?
Soyons sérieux deux minutes — pas trop longtemps quand même. Sorreley, ce n’est que le dernier épisode d’une série qui dure depuis trop longtemps. Le symptôme, pas la maladie. Parce que derrière cette gestion en mode panique, il y a un vide sidéral : l’absence totale de vision.

Pas de plan global sur la mobilité. Pas de stratégie digne de ce nom pour relier développement, infrastructures et qualité de vie. Juste une navigation à vue, à coups de secousses, d’urgences et de réactions tardives. Bref, on pilote sans carte… et sans boussole.

La politique valdôtaine — et elle n’est pas la seule, soyons honnêtes — semble avoir perdu le goût du temps long. Celui des choix structurants, des investissements qui ne font pas la une demain matin mais qui changent la donne dans dix ans. Aujourd’hui, on préfère arroser : une catégorie par-ci, un secteur par-là, un petit chèque pour calmer tout le monde. C’est légal, oui. C’est utile, parfois. Mais sans cap, c’est surtout du bricolage sous perfusion.

Et le futur dans tout ça ?
Le futur, il a déjà pris la tangente. Ce sont les jeunes qui étudient ici… et qui partent ailleurs. Pas parce qu’il n’y a rien aujourd’hui, mais parce qu’il n’y a rien demain. Pas de vision sur la mobilité durable, pas de vraie politique d’innovation, pas de stratégie pour attirer des investissements solides, pas même une réflexion sérieuse sur la qualité du travail.

Dans ce décor, les tunnels deviennent presque un symbole parfait. On intervient — évidemment, il le faut — pour mettre aux normes, pour sécuriser, pour obéir aux directives. Très bien. Mais après ? Où est le projet global ? Où est l’idée de ce que sera la mobilité dans dix ou vingt ans ? Où est la capacité de transformer une contrainte en opportunité ?

La vérité, c’est qu’on avance en pièces détachées. Chaque problème dans sa boîte, chaque crise avec son petit comité, chaque catégorie avec sa réponse sur mesure. Et l’ensemble ? Flou artistique. Un puzzle sans image sur la boîte.

Pendant qu’on discute de bouchons, de déviations et d’horaires, on évite soigneusement la seule question qui dérange : on va où, exactement ?

La « routine ordinaire », ce n’est pas juste des travaux et des klaxons. C’est une politique qui a arrêté d’imaginer. Qui ne projette plus rien. Qui gère, au mieux. Qui distribue, souvent. Qui évite surtout de penser loin, parce que penser loin, ça oblige à choisir.

Et pourtant, c’est précisément dans ces moments-là qu’il faudrait faire l’inverse. Avoir une vision. Transformer les contraintes en leviers. Relier les problèmes entre eux au lieu de les empiler. Dire clairement non seulement ce qu’on fait demain, mais où on veut aller.

Parce que oui, les bouchons finiront par disparaître. Les chantiers aussi. Les tunnels rouvriront, flambant neufs.
Mais sans projet, sans direction, il restera cette impression tenace : on avance, oui… mais comme un hamster dans sa roue.

piero.minuzzo@gmail.com

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