“La libertà è un organismo vivo”, “serve manutenzione quotidiana”, “non può esistere senza partecipazione”: parole alte, condivisibili, ma che chiedono di diventare azioni concrete. Perché Aosta, oggi, ha bisogno meno di retorica e più di ordine, rispetto e presenza
C’è poco da dire: il messaggio del sindaco Raffaele Rocco di Aosta per il 25 Aprile è scritto bene. Dentro ci sono tutti gli ingredienti giusti: la Resistenza, l’Autonomia, il valore della libertà come pratica quotidiana, il richiamo alla partecipazione, persino l’idea – condivisibile – che la libertà non sia un monumento da spolverare una volta all’anno.
Il problema, però, è sempre lo stesso: dalle parole ai fatti.
Perché se è vero, come dice il sindaco, che «la libertà richiede manutenzione quotidiana», allora è proprio lì che Aosta oggi scricchiola. Nella manutenzione. Nella gestione. Nella presenza concreta dell’amministrazione sul territorio.
Non basta evocare la Resistenza se poi, nella quotidianità, la città appare abbandonata a sé stessa.
Basta fare due passi, senza nemmeno allontanarsi troppo dal centro. Auto parcheggiate ovunque, sulle strisce pedonali, sui marciapiedi, negli spazi che dovrebbero garantire sicurezza e accessibilità. Divieti che esistono sulla carta ma che nessuno fa rispettare. E qui il punto è semplice: istituire regole è facile, farle rispettare è un’altra cosa.
Poi ci sono gli spazi pubblici, sempre più piegati a logiche private. Dehors che si allargano, occupano marciapiedi, restringono passaggi. Il confine tra uso e abuso diventa sottile, spesso invisibile. E anche qui: controlli pochi, tolleranza tanta.
E ancora. Aree verdi teoricamente regolamentate, dove il divieto di portare animali sembra valere solo nei cartelli, non nella realtà. Zone che dovrebbero essere di tutti e che invece diventano terreno di nessuno.
Nel frattempo, cresce una percezione diffusa di degrado. Sporcizia, incuria, situazioni di disagio sociale sempre più evidenti. Episodi di microcriminalità, presenza di spaccio, comportamenti incivili che alimentano una sensazione semplice ma pesante: Aosta sta perdendo qualità della vita.
E allora viene spontaneo tornare proprio a quelle parole: «la libertà non è un monumento». Vero. Ma la libertà è anche poter vivere una città ordinata, sicura, rispettata. È poter camminare su un marciapiede senza fare lo slalom tra le auto, le buche, le barriere di ogni che impediscono la mobilità non solo ai disabili. È poter usare uno spazio pubblico senza sentirsi ospiti a casa propria.
È qui che il 25 Aprile smette di essere celebrazione e diventa banco di prova.
Perché il senso di appartenenza, evocato nel messaggio del sindaco, non nasce dai discorsi istituzionali. Nasce quando i cittadini vedono che le regole valgono per tutti. Che il territorio è curato. Che le frazioni non sono dimenticate. Che l’amministrazione c’è, non solo nelle parole.
Ai cittadini e alle cittadine, caro sindaco, non serve un altro 25 aprile raccontato bene. Ne hanno già sentiti tanti.
Serve un 25 Aprile praticato. Ogni giorno.
25 aprile nella pratica
« La liberté est un organisme vivant », « elle exige un entretien quotidien », « elle ne peut exister sans participation » : des mots forts, largement partageables, mais qui demandent à être traduits en actions concrètes. Car aujourd’hui, Aoste a moins besoin de rhétorique que d’ordre, de respect et de présence.
Il y a peu à dire : le message du maire d'Aoste Raffaele Rocco pour le 25 Avril est bien écrit. On y trouve tous les ingrédients attendus : la Résistance, l’Autonomie, la liberté comme pratique quotidienne, l’appel à la participation, et même cette idée – tout à fait juste – que la liberté n’est pas un monument à dépoussiérer une fois par an.
Le problème, pourtant, reste toujours le même : passer des mots aux actes.
Car si, comme le dit le maire, « la liberté exige un entretien quotidien », c’est précisément là qu’Aoste montre aujourd’hui ses failles. Dans l’entretien. Dans la gestion. Dans la présence concrète de l’administration sur le territoire.
Il ne suffit pas d’évoquer la Résistance si, dans la vie de tous les jours, la ville semble abandonnée à elle-même.
Il suffit de faire quelques pas, sans même s’éloigner du centre. Des voitures garées partout : sur les passages piétons, sur les trottoirs, dans des espaces censés garantir sécurité et accessibilité. Des interdictions qui existent sur le papier, mais que personne ne fait respecter. Et le constat est simple : instaurer des règles est facile, les faire respecter en est une autre.
Il y a ensuite les espaces publics, de plus en plus soumis à des logiques privées. Des terrasses qui s’étendent, occupent les trottoirs, rétrécissent les passages. La frontière entre usage et abus devient mince, souvent invisible. Là encore : peu de contrôles, beaucoup de tolérance.
Et encore. Des espaces verts théoriquement réglementés, où l’interdiction de promener des animaux semble ne s’appliquer qu’aux panneaux, pas à la réalité. Des lieux qui devraient appartenir à tous et qui deviennent, au contraire, des zones sans règles.
Dans le même temps, un sentiment diffus de dégradation s’installe. Saleté, négligence, situations de malaise social de plus en plus visibles. Des épisodes de petite criminalité, du trafic de drogue, des comportements inciviques qui alimentent une impression simple mais lourde : Aoste perd en qualité de vie.
On en revient alors naturellement à ces mots : « la liberté n’est pas un monument ». Certes. Mais la liberté, c’est aussi pouvoir vivre dans une ville ordonnée, sûre, respectée. C’est pouvoir marcher sur un trottoir sans slalomer entre voitures, trous et obstacles qui entravent la mobilité, pas seulement pour les personnes handicapées. C’est pouvoir utiliser l’espace public sans avoir le sentiment d’être un invité chez soi.
C’est ici que le 25 Avril cesse d’être une célébration pour devenir une épreuve de vérité.
Car le sentiment d’appartenance, évoqué dans le message du maire, ne naît pas des discours institutionnels. Il naît lorsque les citoyens constatent que les règles s’appliquent à tous. Que le territoire est entretenu. Que les hameaux ne sont pas oubliés. Que l’administration est présente, au-delà des mots.
Aux citoyennes et citoyens, Monsieur le Maire, il ne faut pas un nouveau 25 avril bien raconté. Ils en ont déjà entendu beaucoup.
Il faut un 25 Avril vécu. Chaque jour.





