Passeggiare per le vie della capitale della Petite Patrie è un’esperienza che va ben oltre il disgusto estetico: odori, incuria, impunità diffusa e abbandono rendono la città quasi irriconoscibile. Chi ci amministra sembra distratto, cittadini e commercianti rassegnati, la capitale autonoma appare trasformata in un suk mal curato.
Camminare oggi per le strade di Aosta significa turarsi il naso. L’odore di urina invade vicoli e vie principali, i muri sono decorati non da affreschi o insegne eleganti, ma dalle pisciatine dei cani lasciate senza controllo. Gli scalini dei negozi, i portoni delle case storiche, le colonne e le facciate antiche sono macchiate come se la città fosse diventata un gigantesco vespasiano a cielo aperto. Passeggiando lungo la via che taglia Aosta da est a ovest e dipana il suo reticolo di viuzze, ci si rende conto che la città non è più un luogo per persone civili: è un circuito di incuria, di sporcizia e di disinteresse.
I negozi chiusi per cessata attività superano quelli aperti, dando un senso di città fantasma più che di capitale turistica. Nessuna cura, nessuna passione, né da parte dei commercianti né da parte dei cittadini. E il servizio di igiene urbana? Una chimera. Le strade non vengono spazzate come dovrebbero, i cestini traboccano o sono inesistenti, e chi sporca resta impunito. È un circolo vizioso di rassegnazione e degrado, che trasforma Aosta in un luogo sgradevole anche per chi ci vive da sempre.
La viabilità è un altro capitolo vergognoso. Auto che occupano posti vietati per giorni, segnali di divieto regolarmente ignorati, radici di impunità che crescono e si rafforzano ad ogni transgressione non punita. Se le multe venissero effettivamente elevate, il Comune potrebbe avere fondi concreti per sistemare le strade dissestate, ma l’inerzia regna sovrana. I cavi elettrici volanti pendono dai balconi e dalle facciate per alimentare luminarie, musica e sistemi informativi durante la Fiera di Sant’Orso, un triste spettacolo che stride con l’architettura storica e con qualsiasi logica di sicurezza. Oggi la tecnologia consente collegamenti fissi senza esporre la città a fili penzolanti, ma da noi si continua a fare tutto “alla vecchia maniera”, a scapito del decoro e della sicurezza.
E poi ci sono gli spazi pubblici: panchine sporche, marciapiedi rovinati, parchi abbandonati, segnaletica logora o coperta dall’erba alta. Lampioni mancanti o non funzionanti trasformano le serate in percorsi a ostacoli, mentre il centro storico, che dovrebbe essere il biglietto da visita della Valle, appare sempre più come una città dimenticata da chi la governa e ignorata da chi la abita.
Aosta è una città abbandonata a se stessa, dove l’impunità diffusa è diventata costume, dove la rassegnazione dei cittadini diventa complice dell’incuria, dove l’amministrazione pare guardare altrove. Passeggiando, si respira non solo la puzza fisica, ma anche quella morale: la Capitale della Petite Patrie sembra aver perso il senso del rispetto per il suo patrimonio, per chi ci vive e per chi la visita.
Se vogliamo salvarla dal degrado, serve più che lamentele: serve una scossa culturale e politica. Multare chi viola le regole, investire in manutenzione ordinaria, ripensare la logistica degli eventi pubblici, valorizzare negozi e attività invece di lasciare vuoti e vetrine spente, educare cittadini e turisti al rispetto degli spazi comuni. Senza interventi immediati, Aosta continuerà a sprofondare in questa condizione di degrado e di oblio, trasformando la bellezza della sua storia e dei suoi vicoli in un ricordo lontano, mentre la città reale resta straciona, puzzolente e abbandonata a se stessa.
Aosta stracciona
Se promener dans les rues de la capitale de la Petite Patrie est une expérience qui va bien au-delà du simple dégoût esthétique : odeurs, incurie, impunité généralisée et abandon rendent la ville presque méconnaissable. Ceux qui l’administrent semblent distraits, les habitants et commerçants résignés, la capitale autonome apparaît transformée en un souk mal entretenu.
Se promener aujourd’hui dans les rues d’Aoste oblige à se boucher le nez. L’odeur d’urine envahit ruelles et artères principales, les murs ne sont pas décorés par des fresques ou des enseignes élégantes, mais par les petites pisses des chiens laissées sans contrôle. Les marches des magasins, les portes des maisons historiques, les colonnes et les façades anciennes sont maculées, comme si la ville était devenue un gigantesque vespasien à ciel ouvert. En parcourant la voie qui traverse Aoste d’est en ouest et déploie son réseau de ruelles, on se rend compte que la ville n’est plus un lieu pour personnes civilisées : c’est un circuit d’incurie, de saleté et de désintérêt.
Les commerces fermés pour cessation d’activité dépassent en nombre ceux qui restent ouverts, donnant une impression de ville fantôme plutôt que de capitale touristique. Aucun soin, aucune passion, ni de la part des commerçants ni des habitants. Et le service d’hygiène urbaine ? Une chimère. Les rues ne sont pas balayées comme elles le devraient, les poubelles débordent ou sont inexistantes, et ceux qui salissent restent impunis. C’est un cercle vicieux de résignation et de dégradation, qui transforme Aoste en un lieu désagréable même pour ses habitants de longue date.
La circulation est un autre chapitre honteux. Des voitures occupent des places interdites pendant des jours, les panneaux de signalisation sont régulièrement ignorés, les racines de l’impunité poussent et se renforcent à chaque transgression non punie. Si les amendes étaient réellement appliquées, la commune pourrait disposer de fonds concrets pour remettre en état les rues dégradées, mais l’inertie règne en maître. Les câbles électriques volants pendent des balcons et des façades pour alimenter illuminations, musique et systèmes d’information pendant la Foire de Sant’Orso, un spectacle triste qui jure avec l’architecture historique et toute logique de sécurité. Aujourd’hui, la technologie permet des connexions fixes sans exposer la ville à des fils pendants, mais ici on continue à tout faire « à l’ancienne », au détriment du décor et de la sécurité.
Et puis il y a les espaces publics : bancs sales, trottoirs abîmés, parcs abandonnés, signalisation usée ou cachée par l’herbe haute. Des panneaux publicitaires semi-abandonnés annoncent des événements de l’été dernier. Des conteneurs à déchets près de sites historiques comme la millénaire Collégiale de Sant’Orso. Les lampadaires manquants ou hors service transforment les soirées en parcours d’obstacles, tandis que le centre historique, qui devrait être la vitrine de la Vallée, apparaît de plus en plus comme une ville oubliée.
Aoste est une ville abandonnée à elle-même, où l’impunité généralisée est devenue la norme, où la résignation des citoyens devient complice de l’incurie, où l’administration semble regarder ailleurs. En se promenant, on respire non seulement la puanteur physique, mais aussi celle morale : la Capitale de la Petite Patrie semble avoir perdu tout sens du respect pour son patrimoine, pour ceux qui y vivent et pour ceux qui la visitent.
Si l’on veut la sauver de la dégradation, il faut plus que des plaintes : il faut un choc culturel et politique. Multer ceux qui violent les règles, investir dans l’entretien ordinaire, repenser la logistique des événements publics, valoriser les commerces et activités au lieu de laisser des vitrines vides, éduquer citoyens et touristes au respect des espaces communs. Sans interventions immédiates, Aoste continuera de sombrer dans cet état de délabrement et d’oubli, transformant la beauté de son histoire et de ses ruelles en un souvenir lointain, tandis que la ville réelle reste stracciona, puante et abandonnée à elle-même.




