Annunci solenni, conferenze stampa in pompa magna e la solita favola del “abbasseremo le bollette”. Promesso, rilanciato, sbandierato. Poi il nulla: il decreto energia si è impantanato tra rimpalli ministeriali e casse vuote, mentre a famiglie e imprese arrivano soltanto briciole. Il governo Meloni parla di sovranità ma non riesce nemmeno a trovare i soldi per la luce.
C’è una cosa che questo governo sa fare benissimo: raccontare. Raccontare la “nazione che rialza la testa”, la “sovranità energetica”, l’Italia che non si piega a nessuno. Poi, quando si passa dai comizi alle bollette, cioè dalla retorica alla vita vera di chi apre la posta a fine mese, la montagna di parole si sgretola. Resta il solito trucco: rinviare, inventare un nemico, cambiare argomento. Le bollette, però, non rinviano niente. Arrivano.
Il famoso decreto Bollette, quello che doveva “ridurre il costo dell’energia per famiglie e imprese”, sta nel limbo. Meloni lo ha rivenduto in conferenza stampa come imminente, come già pronto, come la prova del “governo del fare”. In realtà è fermo, bloccato, smarrito nei corridoi tra il Ministero dell’Ambiente e quello dell’Economia. Traduzione semplice: i soldi non ci sono. E quando i soldi non ci sono, spuntano all’improvviso le parole “verifica tecnica”, “norme da riscrivere”, “compatibilità europea”. Modo elegante per dire: avevamo promesso più di quello che possiamo permetterci.
Alle famiglie più fragili arriva il solito contentino: 55 euro una tantum. Cinquantacinque. Meno di una cena in pizzeria per quattro persone, meno di una bolletta media mensile. È la cifra con cui il governo pensa di dimostrare attenzione a chi deve scegliere se pagare il riscaldamento o la spesa. Intanto si continua a raccontare che tutto è sotto controllo, che “l’Italia è più forte”, che “nessuno verrà lasciato indietro”. Peccato che per molti indietro ci siano già finiti.
Sul fronte delle imprese, poi, la commedia sfiora la farsa. Si era parlato di interventi strutturali, di riduzione degli oneri di sistema, di sostegno alla competitività. Adesso si scopre che le norme “sono da riscrivere”, che i tecnici del MEF hanno bocciato i meccanismi per spalmare i costi degli incentivi alle rinnovabili, e che alcune misure rischiano di essere pure incompatibili con le regole sugli aiuti di Stato. In pratica: annunciati miracoli, arrivati inciampi. Intanto le aziende – quelle vere, non quelle usate nei discorsi – fanno i conti con energia cara, margini ridotti e programmazione impossibile.
La presidente del Consiglio, raccontano i retroscena, sarebbe furiosa perché non è riuscita a sventolare il decreto né ad Atreju né in conferenza stampa di inizio anno. Ma il punto non è lo sfogo della leader: sono le bollette di chi sta fuori da Palazzo Chigi. Finora le uniche cose certe sono una mancia una tantum e una lunga lista di rinvii. Il provvedimento “arriverà”, “è in preparazione”, “sarà oggetto dei prossimi Cdm”. La formula magica di ogni governo quando le promesse si scontrano con i conti.
Nel frattempo, si viaggia in Giappone e Corea, si parla di geopolitica globale, si riempiono i palchi di sovranismo immaginario. Ma l’energia resta cara, e l’inflazione energetica ha già mangiato stipendi e pensioni. Chi governa continua a raccontare che “la colpa è di chi c’era prima”, poi però è al potere da anni e il risultato è questo: misure a spiccioli per i poveri, incertezza per le imprese, teatrino per tutti gli altri.
Il bonus sociale rimane, certo, ed è giusto che resti. Ma non basta un adesivo su una finestra rotta per dire che la casa è in ordine. Servirebbero politiche serie su rinnovabili, efficienza, reti, programmazione industriale. Al posto di questo, abbiamo un decreto fantasma e un governo che comunica molto e conclude poco.
I “meloni” della propaganda crescono rigogliosi, ma dentro spesso sono vuoti. Le balle energetiche, invece, sono pesanti e le paghiamo noi. In bolletta. E ogni mese ricordano una cosa molto semplice: l’epica dei comizi non scalda le case e non accende le lampadine.
I meloni e le balle energetiche
Annonces solennelles, conférences de presse en grande pompe et le conte habituel du « nous ferons baisser les factures ». Promis, relancé, claironné. Puis le vide : le décret énergie s’est enlisé entre renvois ministériels et caisses vides, tandis que familles et entreprises ne reçoivent que des miettes. Le gouvernement Meloni parle de souveraineté mais n’arrive même pas à trouver l’argent pour payer la lumière.
Il y a une chose que ce gouvernement sait faire à merveille : raconter. Raconter la « nation qui relève la tête », la « souveraineté énergétique », l’Italie qui ne se plie à personne. Puis, quand on passe des meetings aux factures — c’est-à-dire de la rhétorique à la vie concrète de ceux qui ouvrent leur courrier en fin de mois — la montagne de mots s’effrite. Il reste le truc habituel : repousser, inventer un ennemi, changer de sujet. Les factures, elles, ne repoussent rien. Elles arrivent.
Le fameux décret Factures, celui qui devait « réduire le coût de l’énergie pour les familles et les entreprises », est coincé dans les limbes. Meloni l’a revendu en conférence de presse comme imminent, quasi prêt, preuve du « gouvernement qui agit ». En réalité, il est bloqué, perdu dans les couloirs entre le ministère de l’Environnement et celui de l’Économie. Traduction simple : l’argent manque. Et quand l’argent manque, surgissent soudain les expressions « vérifications techniques », « normes à réécrire », « compatibilité européenne ». Manière élégante de dire : nous avons promis plus que ce que nous pouvons payer.
Aux familles les plus fragiles arrive le sempiternel pourboire : 55 euros ponctuels. Cinquante-cinq. Moins qu’un dîner à la pizzeria pour quatre personnes, moins qu’une facture moyenne mensuelle. C’est avec cette somme que le gouvernement prétend prouver son attention envers ceux qui doivent choisir entre payer le chauffage ou les courses. Pendant ce temps, on continue d’expliquer que tout est sous contrôle, que « l’Italie est plus forte », que « personne ne sera laissé en arrière ». Dommage que beaucoup soient déjà derrière.
Du côté des entreprises, la comédie frôle la farce. On avait parlé de mesures structurelles, de réduction des charges sur les factures, de soutien à la compétitivité. Maintenant on découvre que les normes « sont à réécrire », que les techniciens du ministère de l’Économie ont rejeté les mécanismes pour étaler les coûts des anciens incitatifs aux renouvelables et que certaines mesures risquent d’être incompatibles avec les règles européennes sur les aides d’État. En pratique : des miracles annoncés, des faux pas livrés. Entre-temps, les entreprises — les vraies, pas celles des discours — se débattent avec une énergie chère, des marges réduites et une planification impossible.
La présidente du Conseil, disent les coulisses, serait furieuse de ne pas avoir pu brandir le décret ni à Atreju ni lors de la conférence de presse de début d’année. Mais le problème n’est pas l’humeur de la cheffe : ce sont les factures de ceux qui sont hors de Palazzo Chigi. Jusqu’ici, les seules choses certaines sont une aumône ponctuelle et une longue série de reports. La mesure « arrivera », « est en préparation », « sera examinée dans les prochains conseils des ministres ». La formule magique de tout gouvernement lorsque les promesses se heurtent aux comptes.
Pendant ce temps, on voyage au Japon et en Corée, on parle de grande géopolitique, on remplit les estrades de souverainisme imaginaire. Mais l’énergie reste chère, et l’inflation énergétique a déjà grignoté salaires et retraites. Ceux qui gouvernent continuent de répéter que « c’est la faute de ceux d’avant », mais au pouvoir depuis des années le résultat est là : mesures en petites pièces pour les pauvres, incertitude pour les entreprises, spectacle pour tous les autres.
Le bonus social reste, bien sûr, et c’est juste qu’il reste. Mais on ne répare pas une maison en collant un autocollant sur une fenêtre brisée. Il faudrait des politiques sérieuses sur les renouvelables, l’efficacité, les réseaux, la programmation industrielle. À la place, nous avons un décret fantôme et un gouvernement qui communique beaucoup et conclut peu.
Les « melons » de la propagande poussent vigoureusement, mais souvent ils sont creux. Les bobards énergétiques, eux, pèsent lourd — et c’est nous qui les payons. Sur la facture. Et chaque mois, elles rappellent une chose très simple : l’épopée des meetings ne chauffe pas les maisons et n’allume pas les lampes.




