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Chez Nous | 03 gennaio 2026, 08:00

Sauvons la démocratie

Salviamo la democrazia

Sauvons la démocratie

C’è un momento in cui le parole smettono di essere neutre. In cui dire “sì” o dire “no” non è una sfumatura, ma una scelta di campo. Il referendum sulla giustizia è uno di quei momenti. E chi oggi invita a votare Sì lo fa con leggerezza, superficialità o, peggio, con piena consapevolezza dei rischi che sta facendo correre al Paese.

Perché questo referendum non nasce per rendere la giustizia più giusta. Nasce per renderla più debole. Più controllabile. Più piegabile agli interessi del potere politico di turno. È una riforma che parla il linguaggio semplice degli slogan, ma nasconde un disegno antico: ridurre i contrappesi, silenziare chi controlla, accorciare la distanza tra chi governa e chi giudica. E la storia, quella vera, insegna che quando questo confine salta, la democrazia non cade tutta insieme. Si sbriciola, giorno dopo giorno.

Ai giovani viene detto che il Sì “semplifica”, “modernizza”, “mette ordine”. È una bugia elegante. In realtà il Sì apre la strada a una giustizia meno autonoma, più esposta alle pressioni, più fragile di fronte ai forti e più dura con i deboli. Una giustizia che smette di essere garanzia per tutti e diventa terreno di scontro politico. Esattamente ciò che la Costituzione ha voluto evitare dopo una delle stagioni più nere della nostra storia.

Quel ventennio non è un capitolo polveroso dei libri di scuola. È un monito. È la dimostrazione concreta di cosa accade quando si tolgono indipendenza ai giudici, quando si riduce il controllo sul potere, quando si chiede ai cittadini di fidarsi “a occhi chiusi” di chi comanda. Allora si comincia sempre così: un referendum, una riforma presentata come tecnica, un Sì chiesto in nome dell’efficienza. Poi arrivano il silenzio, l’obbedienza, la paura.

Dire NO oggi non è conservatorismo. È memoria. È lucidità. È un atto di responsabilità civile.

Per questo nasce il Comitato “Società civile per il NO al referendum”. Non un club politico, non una sigla di partito, ma una rete larga e trasversale che mette insieme sindacati, associazioni, studenti, intellettuali, cittadini comuni. Persone diverse, storie diverse, un’unica convinzione: la giustizia non si tocca per propaganda.

Da Rosy Bindi a Maurizio Landini, da Benedetta Tobagi a Giorgio Parisi, passando per ANPI, CGIL, ACLI, ARCI, Libera, associazioni studentesche e mondi sociali che ogni giorno tengono in piedi questo Paese, il messaggio è uno solo: vota NO per difendere giustizia, Costituzione, democrazia.

Il 10 gennaio a Roma partirà ufficialmente questa campagna. Ma la battaglia vera comincia prima, con la raccolta firme. Firmare non è un gesto burocratico: è prendere posizione. È dire “io non ci sto”. È impedire che una riforma sbagliata passi nel silenzio e nella distrazione generale.

Ai giovani va detto con chiarezza: se oggi rinunciate a firmare e a votare, domani rinuncerete a qualcosa di più grande. Alla possibilità di essere giudicati da un sistema libero. Alla garanzia che chi ha potere non sia anche padrone della giustizia. Alla certezza che i diritti non dipendano dall’umore di chi governa.

Salvare la democrazia non è uno slogan drammatico. È una necessità concreta. E questa volta passa da una firma e da una scheda elettorale con una sola parola scritta sopra, senza esitazioni: NO.

Salviamo la democrazia

Il arrive un moment où les mots arrêtent d’être innocents. Où dire « oui » ou dire « non » n’est plus une opinion, mais un choix de camp. Le référendum sur la justice est exactement ce moment-là. Et ceux qui militent aujourd’hui pour le Oui le font soit par ignorance, soit par cynisme, soit – pire encore – en sachant très bien qu’ils jouent avec des allumettes dans une maison déjà fragile.

Car ce référendum ne vise pas à rendre la justice plus juste. Il vise à la rendre plus docile. Plus fragile. Plus maniable. On nous parle d’efficacité, de modernité, de simplification. Vieille rengaine. En réalité, on affaiblit un pilier fondamental de la démocratie : l’indépendance de la justice. Et quand la justice baisse les yeux devant le pouvoir, la démocratie n’a déjà plus que quelques dents.

On vend le Oui comme une mise à jour du système. En vérité, c’est un retour en arrière. Une justice moins autonome, plus exposée aux pressions politiques, plus indulgente avec les puissants et plus brutale avec les faibles. Une justice transformée en champ de bataille idéologique, exactement ce que la Constitution italienne avait juré d’empêcher après l’une des périodes les plus sombres de notre histoire.

Le fameux « ventennio » fasciste n’est pas un vieux souvenir pour historiens poussiéreux. C’est un avertissement en lettres capitales. Tout commence toujours pareil : une réforme présentée comme technique, un référendum raconté comme inoffensif, un Oui demandé au nom de l’ordre et du bon sens. Ensuite viennent le silence, la peur, l’obéissance. Et quand on s’en rend compte, il est trop tard pour voter Non.

Dire Non aujourd’hui n’est pas un réflexe conservateur. C’est un acte de mémoire. De lucidité. De résistance civile.

C’est pour cela qu’est né le Comité « Société civile pour le Non au référendum ». Pas un parti, pas une chapelle idéologique, mais une coalition large, transversale, indisciplinée. Des syndicalistes, des associations, des étudiants, des intellectuels, des citoyens ordinaires qui ont compris une chose simple : on ne joue pas avec la justice pour gagner des voix.

De Rosy Bindi à Maurizio Landini, de Benedetta Tobagi à Giorgio Parisi, avec l’ANPI, la CGIL, l’ARCI, les ACLI, Libera et de nombreuses associations étudiantes, le message est brutalement clair : vote Non pour défendre la justice, la Constitution et la démocratie.

Le 10 janvier à Rome démarre officiellement la campagne. Mais la vraie bataille commence avant, avec la collecte des signatures. Signer n’est pas un geste administratif. C’est un doigt levé face au pouvoir. C’est dire « non merci ». C’est empêcher qu’une réforme dangereuse passe dans l’indifférence générale.

Aux jeunes, il faut parler sans langue de bois : si vous ne signez pas aujourd’hui, demain vous renoncerez à quelque chose de plus grave. À une justice indépendante. À la garantie que ceux qui gouvernent ne contrôlent pas aussi ceux qui jugent. À l’idée même d’égalité devant la loi.

Sauver la démocratie n’est pas une exagération dramatique. C’est une urgence. Et cette fois, cela passe par une signature, puis par un bulletin de vote avec un seul mot, écrit sans trembler : NON.

Il arrive un moment où les mots arrêtent d’être innocents. Où dire « oui » ou dire « non » n’est plus une opinion, mais un choix de camp. Le référendum sur la justice est exactement ce moment-là. Et ceux qui militent aujourd’hui pour le Oui le font soit par ignorance, soit par cynisme, soit – pire encore – en sachant très bien qu’ils jouent avec des allumettes dans une maison déjà fragile.

Car ce référendum ne vise pas à rendre la justice plus juste. Il vise à la rendre plus docile. Plus fragile. Plus maniable. On nous parle d’efficacité, de modernité, de simplification. Vieille rengaine. En réalité, on affaiblit un pilier fondamental de la démocratie : l’indépendance de la justice. Et quand la justice baisse les yeux devant le pouvoir, la démocratie n’a déjà plus que quelques dents.

On vend le Oui comme une mise à jour du système. En vérité, c’est un retour en arrière. Une justice moins autonome, plus exposée aux pressions politiques, plus indulgente avec les puissants et plus brutale avec les faibles. Une justice transformée en champ de bataille idéologique, exactement ce que la Constitution italienne avait juré d’empêcher après l’une des périodes les plus sombres de notre histoire.

Le fameux « ventennio » fasciste n’est pas un vieux souvenir pour historiens poussiéreux. C’est un avertissement en lettres capitales. Tout commence toujours pareil : une réforme présentée comme technique, un référendum raconté comme inoffensif, un Oui demandé au nom de l’ordre et du bon sens. Ensuite viennent le silence, la peur, l’obéissance. Et quand on s’en rend compte, il est trop tard pour voter Non.

Dire Non aujourd’hui n’est pas un réflexe conservateur. C’est un acte de mémoire. De lucidité. De résistance civile.

C’est pour cela qu’est né le Comité « Société civile pour le Non au référendum ». Pas un parti, pas une chapelle idéologique, mais une coalition large, transversale, indisciplinée. Des syndicalistes, des associations, des étudiants, des intellectuels, des citoyens ordinaires qui ont compris une chose simple : on ne joue pas avec la justice pour gagner des voix.

De Rosy Bindi à Maurizio Landini, de Benedetta Tobagi à Giorgio Parisi, avec l’ANPI, la CGIL, l’ARCI, les ACLI, Libera et de nombreuses associations étudiantes, le message est brutalement clair : vote Non pour défendre la justice, la Constitution et la démocratie.

Le 10 janvier à Rome démarre officiellement la campagne. Mais la vraie bataille commence avant, avec la collecte des signatures. Signer n’est pas un geste administratif. C’est un doigt levé face au pouvoir. C’est dire « non merci ». C’est empêcher qu’une réforme dangereuse passe dans l’indifférence générale.

Aux jeunes, il faut parler sans langue de bois : si vous ne signez pas aujourd’hui, demain vous renoncerez à quelque chose de plus grave. À une justice indépendante. À la garantie que ceux qui gouvernent ne contrôlent pas aussi ceux qui jugent. À l’idée même d’égalité devant la loi.

Sauver la démocratie n’est pas une exagération dramatique. C’est une urgence. Et cette fois, cela passe par une signature, puis par un bulletin de vote avec un seul mot, écrit sans trembler : NON.

piero.minuzzo@gmail.com

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