Ci sono domande che vengono prima delle risposte. E quella che oggi viene spontanea, davanti all’inchiesta sulle prescrizioni di Fentanyl all’ospedale Parini di Aosta, è una sola: ma come è possibile?
La Procura indaga su un presunto giro illecito di prescrizioni. Le notizie parlano di circa 5.000 dosi che sarebbero state prescritte dal medico coinvolto, anche a familiari e amici. Siamo ancora nella fase delle indagini e sarà la magistratura a stabilire che cosa sia realmente accaduto.
Ma proprio per questo è necessario spostare, almeno per un momento, lo sguardo dal singolo professionista al sistema.
Chi controlla le prescrizioni? Quando scatta un campanello d’allarme? Esiste un controllo automatico sulle quantità prescritte da ciascun medico? E soprattutto: se un medico prescrive per mesi quantità anomale di un farmaco come il Fentanyl, qualcuno se ne accorge?
Perché i controlli, sulla carta, ci sono. Il Fentanyl è un medicinale stupefacente sottoposto a precise regole di prescrizione, dispensazione e registrazione. Le prescrizioni farmaceutiche sono inoltre tracciate attraverso sistemi informatici.
E allora la domanda diventa ancora più scomoda: i controlli esistono soltanto per registrare ciò che è stato prescritto oppure sono davvero capaci di individuare ciò che appare fuori dall’ordinario?
Il Ministero della Salute, proprio sul Fentanyl, ha recentemente chiesto di rafforzare la vigilanza e di verificare la congruità delle prescrizioni.
Se l’inchiesta confermerà quanto viene contestato, sarà inevitabile capire non soltanto chi abbia eventualmente violato le regole, ma anche perché quelle regole non abbiano prodotto prima un allarme.
Non per cercare un colpevole a tutti i costi. Ma perché la sicurezza sanitaria non può consistere soltanto nel ricostruire i fatti dopo che sono accaduti.
La vera domanda, dunque, resta lì: ma come è possibile?
Ma come è possibile?
Il y a des questions qui viennent avant les réponses. Et celle qui vient spontanément aujourd’hui, face à l’enquête sur les prescriptions de Fentanyl à l’hôpital Parini d’Aoste, est une seule : mais comment est-ce possible ?
Le parquet enquête sur un présumé système illégal de prescriptions. Les informations disponibles font état d’environ 5 000 doses qui auraient été prescrites par le médecin concerné, y compris à des membres de sa famille et à des amis. Nous sommes encore au stade de l’enquête et c’est à la justice d’établir ce qui s’est réellement passé.
Mais c’est précisément pour cette raison qu’il faut, au moins pour un moment, déplacer le regard du seul professionnel vers le système.
Qui contrôle les prescriptions ? Quand une alerte se déclenche-t-elle ? Existe-t-il un contrôle automatique des quantités prescrites par chaque médecin ? Et surtout : si un médecin prescrit pendant des mois des quantités anormales d’un médicament comme le Fentanyl, quelqu’un s’en aperçoit-il ?
Car les contrôles existent, du moins sur le papier. Le Fentanyl est un médicament stupéfiant soumis à des règles précises en matière de prescription, de délivrance et d’enregistrement. Les prescriptions pharmaceutiques sont également tracées par des systèmes informatiques.
Et alors la question devient encore plus dérangeante : les contrôles servent-ils uniquement à enregistrer ce qui a été prescrit ou sont-ils réellement capables d’identifier ce qui paraît anormal ?
Le ministère de la Santé, précisément à propos du Fentanyl, a récemment demandé de renforcer la surveillance et de vérifier la pertinence des prescriptions.
Si l’enquête confirme ce qui est aujourd’hui reproché, il faudra inévitablement comprendre non seulement qui aurait éventuellement enfreint les règles, mais aussi pourquoi ces règles n’ont pas permis de déclencher une alerte plus tôt.
Non pas pour chercher à tout prix un coupable. Mais parce que la sécurité sanitaire ne peut pas consister uniquement à reconstituer les faits une fois qu’ils se sont produits.
La véritable question reste donc là : mais comment est-ce possible ?




