Nel campo arido prospera la gramigna. E quando la terra non viene più coltivata, quando manca un progetto capace di dare un senso al lavoro quotidiano, alla fine crescono soltanto le erbacce.
Il campo largo della sinistra italiana assomiglia sempre più a questo: un terreno disseccato, dove le divisioni sono ormai più numerose delle cose che uniscono i contadini chiamati a lavorarlo. Pd e Movimento 5 Stelle sembrano spesso impegnati più a misurare le distanze reciproche che a spiegare agli italiani quale raccolto intendano portare a casa.
Ci si divide sulla politica estera, sulla giustizia, sulle infrastrutture, sul rapporto con l'Europa, sulla sicurezza. Ci si guarda con sospetto, ci si manda messaggi attraverso interviste e dichiarazioni, si costruiscono recinti invece di ponti. E mentre i partiti discutono su chi debba guidare il campo, gli elettori si chiedono semplicemente se qualcuno abbia ancora voglia di seminare.
Ai mercati generali, intanto, la preoccupazione cresce. Perché quando un'offerta politica perde credibilità e capacità di parlare al Paese reale, il posto lasciato vuoto non rimane vuoto a lungo. Viene occupato da chi offre risposte semplici, identità forti e nemici facilmente riconoscibili: sovranisti, amici di Trump e di Putin, populisti di varia estrazione, i nuovi vanacciani pronti a trasformare ogni complessità in uno slogan.
Il problema, però, non sono soltanto loro. Il problema è il terreno che gli altri hanno trovato libero.
Il Pd deve avere il coraggio di chiedersi se possa continuare a essere contemporaneamente partito di governo e opposizione interna a se stesso. Un grande partito riformista non può vivere soltanto di alleanze aritmetiche: deve avere una visione, una politica industriale, un'idea dell'Europa, una posizione credibile sulla sicurezza e una proposta capace di parlare al ceto medio, ai lavoratori, alle imprese e ai giovani.
E il Movimento 5 Stelle dovrebbe spiegare una volta per tutte se intende essere forza di governo, movimento di protesta o entrambe le cose a seconda delle convenienze del momento. Il campo largo non può essere un matrimonio celebrato per disperazione elettorale.
Per questo va registrata anche l'apertura arrivata da Matteo Renzi dalla Leopolda. Al di là delle simpatie personali e delle polemiche del passato, l'idea di ricostruire un'area riformista e progressista più ampia merita di essere discussa senza pregiudizi. Perché continuare a chiudere porte mentre il campo si inaridisce significa consegnare altra terra alla gramigna.
La politica dovrebbe tornare a fare il suo mestiere: arare, seminare, coltivare. E soprattutto raccogliere.
Perché nei mercati generali gli elettori non comprano più promesse. Cercano prodotti freschi, riconoscibili e soprattutto commestibili.
E il campo largo, oggi, rischia di offrire soltanto erbacce.
Campo arido
Dans un champ aride, la mauvaise herbe prospère. Et lorsque la terre n’est plus cultivée, lorsqu’il n’existe plus de projet capable de donner un sens au travail quotidien, à la fin, il ne pousse plus que des mauvaises herbes.
Le « champ large » de la gauche italienne ressemble de plus en plus à cela : une terre desséchée, où les divisions sont désormais plus nombreuses que les choses qui unissent les paysans appelés à la cultiver. Le Parti démocrate (PD) et le Mouvement 5 Étoiles semblent souvent davantage occupés à mesurer leurs distances respectives qu’à expliquer aux Italiens quelle récolte ils entendent ramener à la maison.
On se divise sur la politique étrangère, sur la justice, sur les infrastructures, sur les relations avec l’Europe, sur la sécurité. On se regarde avec méfiance, on s’envoie des messages par interviews et déclarations, on construit des clôtures plutôt que des ponts. Et pendant que les partis discutent pour savoir qui doit diriger le champ, les électeurs se demandent simplement si quelqu’un a encore envie de semer.
Aux marchés généraux, entre-temps, l’inquiétude grandit. Car lorsqu’une offre politique perd sa crédibilité et sa capacité à parler au pays réel, la place laissée vacante ne le reste jamais longtemps. Elle est occupée par ceux qui proposent des réponses simples, des identités fortes et des ennemis facilement identifiables : souverainistes, amis de Trump et de Poutine, populistes de toutes tendances, les nouveaux « vanacciens », prêts à transformer toute complexité en slogan.
Le problème, pourtant, ce ne sont pas seulement eux. Le problème, c’est le terrain que les autres ont trouvé libre.
Le PD doit avoir le courage de se demander s’il peut continuer à être à la fois un parti de gouvernement et l’opposition à lui-même. Un grand parti réformiste ne peut pas vivre uniquement d’alliances arithmétiques : il doit avoir une vision, une politique industrielle, une conception de l’Europe, une position crédible sur la sécurité et une proposition capable de s’adresser aux classes moyennes, aux travailleurs, aux entreprises et aux jeunes.
Et le Mouvement 5 Étoiles devrait expliquer une fois pour toutes s’il entend être une force de gouvernement, un mouvement de contestation, ou les deux selon les circonstances. Le « champ large » ne peut pas être un mariage célébré par désespoir électoral.
C’est pourquoi il faut également prendre en compte l’ouverture proposée par Matteo Renzi depuis la Leopolda. Au-delà des sympathies personnelles et des polémiques du passé, l’idée de reconstruire un espace réformiste et progressiste plus large mérite d’être discutée sans préjugés. Car continuer à fermer les portes alors que le champ s’assèche revient à abandonner encore davantage de terrain aux mauvaises herbes.
La politique devrait revenir à son véritable métier : labourer, semer, cultiver. Et surtout, récolter.
Car sur les marchés généraux, les électeurs n’achètent plus de promesses. Ils cherchent des produits frais, reconnaissables et surtout comestibles.
Et le « champ large », aujourd’hui, risque de ne plus offrir que des mauvaises herbes.




