Les Alpes ne sont pas seulement une frontière géographique, mais un espace d’histoire, de culture, de relations et d’appartenances partagées. Un patrimoine qui, dans le contexte européen, peut devenir une véritable ressource pour créer de nouvelles opportunités de développement et renforcer les liens entre des communautés qui, bien qu’appartenant à des États différents, partagent des traditions, des langues et des défis territoriaux. C’est autour de cette perspective que Verrès accueillera, le dimanche 4 octobre 2026, une rencontre consacrée à la valorisation de l’identité alpine commune et à l’avenir des territoires transfrontaliers.
Intitulée « Des jumelages à la coopération transfrontalière : un parcours européen », la rencontre se tiendra à partir de 9 h 30, dans la salle Bonomi, en présence de représentants institutionnels de la Vallée d’Aoste, de la Savoie et de la région Auvergne-Rhône-Alpes. L’initiative vise à mettre en dialogue des expériences administratives et des parcours de coopération, en partant d’une forme historique de relation entre collectivités locales — le jumelage — pour réfléchir aux perspectives d’une coopération capable d’avoir un impact plus concret sur le développement des territoires.
La commune de Verrès sera représentée par son syndic, Alessandro Givone, qui interviendra aux côtés de Chantal Martin, maire de Moûtiers, ville savoyarde liée à la Vallée d’Aoste par une appartenance commune à l’espace alpin. Les échanges réuniront également Leonardo Lotto, assesseur régional aux Affaires européennes, à l’Innovation, au PNRR, aux politiques nationales de la montagne et aux politiques de la jeunesse, ainsi que Fabrice Pannecoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Fabienne Blanc-Tailleur, conseillère départementale de la Savoie, participera également à la rencontre.
La modération sera assurée par Luciano Caveri, président de la Fondation Chanoux, engagée de longue date sur les questions d’autonomie, de fédéralisme et d’identité alpine. Sa présence s’inscrit dans un débat qui touche à des enjeux essentiels pour les communautés de montagne : les relations entre identité locale et dimension européenne, le rôle des institutions territoriales et la capacité à transformer des liens historiques et culturels en projets communs.
Le thème prend une signification particulière à un moment où la coopération entre les territoires alpins revient au cœur de l’agenda institutionnel. Le 25 juillet 2026, à l’occasion de la Fête des Alpes à Pontechianale, la Vallée d’Aoste, le Piémont et la Savoie ont signé un accord-cadre visant à renforcer le dialogue et la coopération entre des communautés unies par une histoire et des problématiques territoriales similaires. Une démarche qui témoigne de la volonté de consolider des relations qui ne se limitent pas à des rendez-vous symboliques, mais qui puissent déboucher sur des initiatives concrètes.
C’est précisément dans cette perspective que s’inscrit la rencontre de Verrès : comprendre comment les jumelages, nés pour rapprocher les communautés et favoriser la connaissance mutuelle, peuvent évoluer vers des instruments de coopération plus structurés. De la promotion culturelle aux échanges de bonnes pratiques administratives, en passant par les possibilités offertes par les programmes européens, la dimension transfrontalière peut constituer un levier pour relever des défis qui dépassent souvent les frontières communales et nationales.
Pour la Vallée d’Aoste, région autonome située au cœur de l’arc alpin et caractérisée par des relations historiques avec le monde francophone, cette rencontre renvoie également à la valeur de sa spécificité institutionnelle et culturelle. Dans cette perspective, la coopération européenne n’efface pas les identités territoriales : elle peut au contraire offrir de nouvelles possibilités de les valoriser et de leur permettre de jouer un rôle actif dans des relations plus larges.
La rencontre du dimanche 4 octobre, organisée dans la salle Bonomi de Verrès, se veut ainsi un moment de dialogue entre élus et territoires, tourné à la fois vers les racines communes et les perspectives d’avenir. Une réflexion sur la manière dont les communautés alpines peuvent continuer à se reconnaître dans une histoire partagée tout en construisant de nouvelles formes de coopération dans le cadre européen.













