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Chez Nous | 10 giugno 2026, 08:00

Critiques, autocritiques : une leçon à ne pas oublier

Critiche, autocritiche: lezione da non dimenticare

Critiques, autocritiques : une leçon à ne pas oublier

Il dibattito straordinario del Consiglio Valle sulla chiusura delle gallerie di Côte de Sorreley e Signayes non dovrebbe essere ricordato soltanto per le polemiche che lo hanno accompagnato. Da quella discussione emerge infatti una lezione politica che sarebbe un errore archiviare troppo in fretta.

Quando un'infrastruttura strategica rischia di mettere in difficoltà un'intera vallata, non servono tifoserie tra maggioranza e opposizione. Serve senso di responsabilità.

In questo contesto l'intervento del consigliere unionista Corrado Jordan si è distinto per un elemento sempre più raro nella politica: la capacità di esercitare l'autocritica. «Ci assumiamo la responsabilità politica come gruppo e come maggioranza», ha affermato, aggiungendo di essere «profondamente insoddisfatto di come è stata gestita la vicenda». Parole che meritano attenzione perché non rappresentano una difesa d'ufficio, ma il riconoscimento che qualcosa non ha funzionato.

La politica acquista credibilità quando sa riconoscere i propri limiti. Le domande poste da Jordan sono, in fondo, quelle che molti valdostani si pongono da settimane: perché la Regione non ha attivato prima tutti gli strumenti politici a disposizione? Perché chi sedeva negli organi della concessionaria non ha preteso per tempo soluzioni alternative? Perché si è arrivati a discutere quando i margini di intervento erano ormai ridotti?

Interrogativi scomodi, ma indispensabili.

Particolarmente condivisibile è anche il richiamo al ruolo dei rappresentanti regionali nelle società partecipate. Essere presenti nei consigli di amministrazione non può significare limitarsi ad assistere alle decisioni. Significa rappresentare gli interessi della Valle d'Aosta, soprattutto quando questi non coincidono con quelli della concessionaria.

Da qui nasce anche una riflessione più ampia. Jordan propone di rafforzare il controllo sulle partecipate e di rendere conto periodicamente al Consiglio regionale delle scelte più rilevanti. È una proposta che va nella direzione giusta. Le società devono poter operare con autonomia, ma quando sono in gioco mobilità, sicurezza e sviluppo del territorio, la trasparenza non è un'opzione: è un dovere.

Forse la frase più significativa del suo intervento è un'altra: «La politica non può ridursi a rincorrere le emergenze.» È un principio che vale ben oltre la vicenda delle gallerie. Vale per la sanità, per i trasporti, per le infrastrutture, per tutte le grandi scelte che incidono sul futuro della nostra regione.

L'autonomia non si misura soltanto dalle competenze attribuite alla Regione. Si misura dalla capacità di prevedere i problemi, di controllare le proprie partecipazioni, di intervenire quando esistono ancora margini per cambiare le decisioni. Se ci si muove soltanto quando i cantieri sono ormai inevitabili, significa che qualcosa nel sistema di governo si è inceppato.

Naturalmente sarà necessario chiarire responsabilità e tempi. SAV dovrà spiegare le proprie scelte, chi rappresentava la Regione dovrà rendere conto dell'attività svolta e la politica dovrà verificare se tutto ciò che era possibile fare sia stato realmente fatto.

Ma sarebbe un errore fermarsi alla ricerca dei colpevoli.

La vera sfida è trasformare questa vicenda in un'occasione di crescita istituzionale. Perché una politica matura non si distingue dalla capacità di avere sempre ragione, bensì dal coraggio di fare convivere critica e autocritica.

La prima serve a controllare chi governa. La seconda serve a governare meglio.

Ed è forse questa la lezione più importante che il Consiglio Valle del 9 giugno ci consegna: il coraggio di ammettere che qualcosa poteva essere fatto prima e meglio non è un segno di debolezza. È il primo passo per evitare che gli stessi errori si ripetano.

Critiche, autocritiche: lezione da non dimenticare

Le débat extraordinaire du Conseil régional sur la fermeture des tunnels de Côte de Sorreley et de Signayes ne devrait pas rester seulement dans la chronique des polémiques. De cette discussion émerge en réalité une leçon politique qu’il serait dangereux d’archiver trop vite.

Lorsqu’une infrastructure stratégique risque de mettre en difficulté une vallée entière, les logiques de confrontation entre majorité et opposition n’ont plus de sens. Ce qui compte, c’est le sens des responsabilités.

Dans ce contexte, l’intervention du conseiller unioniste Corrado Jordan s’est distinguée par un élément devenu rare en politique : la capacité d’autocritique. Il a déclaré : « Nous assumons la responsabilité politique en tant que groupe et en tant que majorité », ajoutant être « profondément insatisfait de la manière dont la situation a été gérée ». Des mots qui méritent attention, car ils ne relèvent pas d’une défense de circonstance, mais d’une reconnaissance explicite de dysfonctionnements.

La politique gagne en crédibilité lorsqu’elle accepte de reconnaître ses propres limites. Les questions posées par Jordan sont, au fond, celles que beaucoup de Valdôtains se posent depuis des semaines : pourquoi la Région n’a-t-elle pas activé plus tôt tous les leviers politiques disponibles ? Pourquoi les représentants dans les organes de la concession n’ont-ils pas exigé en amont des solutions alternatives ? Pourquoi en est-on arrivé à débattre lorsque les marges d’action étaient déjà réduites ?

Des questions dérangeantes, mais nécessaires.

Son rappel du rôle des représentants régionaux dans les sociétés participées est également pertinent. Siéger dans un conseil d’administration ne peut pas signifier assister passivement aux décisions. Cela implique de défendre les intérêts de la Vallée d’Aoste, surtout lorsqu’ils ne coïncident pas avec ceux du concessionnaire.

De là découle une réflexion plus large. Jordan propose de renforcer le contrôle des sociétés participées et d’instaurer un reporting régulier au Conseil régional sur les décisions majeures. Une direction qui semble juste. Les sociétés doivent conserver leur autonomie, mais lorsqu’il s’agit de mobilité, de sécurité et de développement du territoire, la transparence n’est pas une option : c’est une obligation.

Peut-être la phrase la plus significative de son intervention est-elle celle-ci : « La politique ne peut pas se réduire à courir derrière les urgences. » Un principe qui dépasse largement le cas des tunnels. Il vaut pour la santé, les transports, les infrastructures, et toutes les grandes décisions qui façonnent l’avenir de la région.

L’autonomie ne se mesure pas uniquement aux compétences institutionnelles. Elle se mesure à la capacité d’anticiper les problèmes, de contrôler ses participations, d’intervenir tant qu’il est encore temps de modifier les décisions. Si l’on n’agit que lorsque les chantiers sont devenus inévitables, c’est que quelque chose dans la chaîne de décision s’est grippé.

Il faudra bien sûr clarifier les responsabilités et les chronologies. SAV devra expliquer ses choix, les représentants de la Région devront rendre compte de leur action, et les institutions devront vérifier si tout ce qui pouvait être fait l’a réellement été.

Mais se limiter à la recherche de responsables serait une erreur.

Le véritable enjeu est de transformer cette affaire en opportunité institutionnelle. Car une politique mûre ne se définit pas par sa capacité à toujours avoir raison, mais par son courage à faire coexister critique et autocritique.

La première sert à contrôler ceux qui gouvernent. La seconde sert à mieux gouverner.

Et c’est peut-être là la principale leçon du Conseil régional du 9 juin : reconnaître que certaines choses auraient pu être faites plus tôt et mieux n’est pas un signe de faiblesse. C’est la première condition pour éviter que les mêmes erreurs se reproduisent.

piero.minuzzo@gmail.com

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