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In Breve

Chez Nous | 09 maggio 2026, 08:00

Qui protège qui

Chi tutela chi

Qui protège qui

Ci sono istituzioni che fanno rumore. E altre che, per loro natura, dovrebbero parlare poco ma farsi sentire nei momenti decisivi. Tra queste rientra certamente il Difensore civico della Valle d’Aosta, figura indipendente chiamata a tutelare i cittadini nei confronti delle amministrazioni pubbliche, dell’Azienda Usl, degli enti locali e di tutti quei meccanismi burocratici che spesso trasformano un diritto in un percorso a ostacoli.

Una figura importante. Forse persino troppo importante per restare così silenziosa.

Perché oggi il Difensore civico valdostano non è soltanto il garante contro le cattive amministrazioni. Nel tempo il legislatore regionale gli ha affidato anche il ruolo di garante dei detenuti, dell’infanzia e dell’adolescenza e delle persone con disabilità. Una concentrazione di funzioni enorme, costruita con l’intenzione di razionalizzare risorse e competenze, ma che ha trasformato quell’ufficio in una sorta di presidio generale delle fragilità sociali valdostane.

Ed è proprio qui che nasce una domanda inevitabile: i valdostani percepiscono davvero l’esistenza di questa autorità?

Formalmente l’attività esiste. I numeri parlano di centinaia di pratiche affrontate ogni anno, di casi legati alla Regione, ai Comuni, all’Usl, ai detenuti, alle persone con disabilità e ai minori. 
Ma la sensazione diffusa è che tutto questo rimanga confinato dentro relazioni annuali, conferenze stampa istituzionali e documenti amministrativi letti da pochi addetti ai lavori.

Nel frattempo, fuori dagli uffici, cresce il disagio.

Basta ascoltare le conversazioni quotidiane per capire quali siano oggi le principali inquietudini dei valdostani: liste d’attesa sanitarie, difficoltà di accesso ai servizi, visite rinviate, carenza di medici, famiglie lasciate sole nella gestione della disabilità, anziani disorientati davanti a una sanità sempre più complessa e impersonale.

Ed è qui che il silenzio pesa.

Perché nessuno pretende dichiarazioni roboanti o polemiche permanenti. Il Difensore civico non è un leader politico, né un commentatore televisivo. La sua forza dovrebbe stare nell’autorevolezza, nell’equilibrio, nella capacità di mediazione. Ma proprio per questo, quando i problemi diventano strutturali e coinvolgono i diritti fondamentali delle persone, qualche parola pubblica in più aiuterebbe.

Non contro qualcuno. Non per alimentare tensioni. Ma per ricordare ai cittadini che esiste un’istituzione incaricata di ascoltarli, orientarsi tra le norme e persino richiamare le amministrazioni ai propri doveri.

La legge regionale assegna infatti al Difensore civico una funzione molto chiara: garantire imparzialità, trasparenza, buon andamento dell’amministrazione e tutela non giurisdizionale dei diritti dei cittadini. 
Una missione delicata, soprattutto in una piccola regione autonoma dove spesso i rapporti personali rischiano di confondersi con quelli istituzionali e dove il cittadino fatica talvolta a capire a chi rivolgersi senza sentirsi isolato.

Anche per questo il Difensore civico dovrebbe forse diventare più visibile. Non come persona, ma come funzione pubblica.

Perché la tutela dei deboli non può limitarsi all’esistenza di uno sportello. Deve tradursi anche in presenza culturale, civica e morale. Deve saper entrare nel dibattito pubblico con misura, ma senza scomparire.

Negli ultimi anni la Valle d’Aosta ha progressivamente ampliato le competenze di quell’ufficio, riconoscendogli nuovi compiti e nuove responsabilità. Persino il Consiglio regionale ha dovuto affrontare il tema del sotto-organico e della necessità di rafforzarne la struttura. 
Segno evidente che il ruolo viene considerato strategico.

E allora diventa ancora più importante che i cittadini ne percepiscano concretamente la funzione.

Perché quando le istituzioni che dovrebbero proteggere i più fragili restano troppo silenziose, il rischio non è soltanto la distanza. È l’oblio.

E un’autorità che non entra mai nel sentire collettivo finisce lentamente per diventare invisibile proprio nel momento storico in cui ci sarebbe più bisogno della sua voce.

La domanda, dunque, resta lì. Semplice. Legittima. Perfino doverosa.

Chi tutela chi, se chi dovrebbe tutelare non riesce più nemmeno a farsi sentire?

Chi difende chi

Il existe des institutions qui font du bruit. Et d’autres qui, par leur nature même, devraient parler peu mais savoir se faire entendre dans les moments décisifs. Parmi celles-ci figure sans aucun doute le Défenseur civique de la Vallée d’Aoste, autorité indépendante chargée de protéger les citoyens face aux administrations publiques, à l’Agence USL, aux collectivités locales et à tous ces mécanismes bureaucratiques qui transforment souvent un droit en véritable parcours du combattant.

Une figure importante. Peut-être même trop importante pour rester aussi silencieuse.

Car aujourd’hui, le Défenseur civique valdôtain n’est pas seulement le garant contre les dysfonctionnements administratifs. Au fil du temps, le législateur régional lui a également confié les fonctions de garant des droits des détenus, de l’enfance et de l’adolescence, ainsi que des personnes en situation de handicap. Une concentration de compétences considérable, pensée pour rationaliser les ressources et les expertises, mais qui a fini par transformer cet office en une sorte de vigie générale des fragilités sociales valdôtaines.

Et c’est précisément là qu’émerge une question inévitable : les Valdôtains perçoivent-ils réellement l’existence de cette autorité ?

Formellement, l’activité existe. Les chiffres parlent de centaines de dossiers traités chaque année, de cas liés à la Région, aux Communes, à l’USL, aux détenus, aux personnes handicapées et aux mineurs.

Mais le sentiment diffus est que tout cela reste confiné dans des rapports annuels, des conférences de presse institutionnelles et des documents administratifs lus par quelques initiés seulement.

Pendant ce temps, en dehors des bureaux, le malaise grandit.

Il suffit d’écouter les conversations quotidiennes pour comprendre quelles sont aujourd’hui les principales inquiétudes des Valdôtains : listes d’attente sanitaires, difficultés d’accès aux services, consultations reportées, manque de médecins, familles laissées seules face au handicap, personnes âgées désorientées devant un système de santé toujours plus complexe et impersonnel.

Et c’est ici que le silence devient lourd.

Car personne ne réclame des déclarations fracassantes ou des polémiques permanentes. Le Défenseur civique n’est ni un chef politique ni un commentateur télévisé. Sa force devrait résider dans son autorité morale, son équilibre et sa capacité de médiation. Mais précisément pour cette raison, lorsque les problèmes deviennent structurels et touchent aux droits fondamentaux des personnes, quelques prises de parole publiques supplémentaires seraient utiles.

Non pas contre quelqu’un. Non pas pour alimenter des tensions. Mais pour rappeler aux citoyens qu’il existe une institution chargée de les écouter, de les orienter parmi les normes et même de rappeler les administrations à leurs devoirs.

La loi régionale attribue en effet au Défenseur civique une mission très claire : garantir l’impartialité, la transparence, le bon fonctionnement de l’administration et la protection non juridictionnelle des droits des citoyens.

Une mission délicate, surtout dans une petite région autonome où les relations personnelles risquent souvent de se confondre avec les rapports institutionnels et où le citoyen peine parfois à savoir vers qui se tourner sans se sentir isolé.

C’est aussi pour cela que le Défenseur civique devrait peut-être devenir plus visible. Non pas comme personne, mais comme fonction publique.

Car la protection des plus faibles ne peut se limiter à l’existence d’un simple guichet. Elle doit aussi se traduire par une présence culturelle, civique et morale. Elle doit savoir entrer dans le débat public avec mesure, mais sans disparaître.

Ces dernières années, la Vallée d’Aoste a progressivement élargi les compétences de cet office, en lui attribuant de nouvelles missions et de nouvelles responsabilités. Même le Conseil régional a dû aborder la question du sous-effectif et de la nécessité de renforcer sa structure.

Signe évident que ce rôle est considéré comme stratégique.

Il devient alors encore plus important que les citoyens en perçoivent concrètement la fonction.

Car lorsque les institutions censées protéger les plus fragiles deviennent trop silencieuses, le risque n’est pas seulement la distance. C’est l’oubli.

Et une autorité qui n’entre jamais dans le ressenti collectif finit lentement par devenir invisible précisément au moment historique où sa voix serait la plus nécessaire.

La question, dès lors, demeure. Simple. Légitime. Presque incontournable.

Qui protège qui, si celui qui devrait protéger ne parvient même plus à se faire entendre ?

piero.minuzzo@gmail.com

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