C’è un limite oltre il quale la politica smette di essere gestione del potere e diventa ostinazione nel conservarlo. Quel limite, in Valle d’Aosta, sembra ormai alle spalle.
La vicenda della decadenza di Renzo Testolin dalla carica di Presidente della Regione – certificata da una sentenza chiara, netta, priva di ambiguità – avrebbe potuto rappresentare un momento di verità istituzionale. Una presa d’atto, magari amara, ma rispettosa delle regole. Un passaggio ordinato verso una nuova fase politica. Invece no. Si è scelta un’altra strada: quella del ricorso. Quella del rinvio. Quella, diciamolo senza giri di parole, dell’accanimento.
E qui sta il punto politico, prima ancora che giuridico.
La legge che oggi colpisce Testolin non è piovuta dal cielo. Non è il frutto di un’imposizione esterna. È una legge regionale, voluta e votata da quella stessa Union Valdôtaine che oggi la contesta nei fatti, se non nelle dichiarazioni. Una norma costruita – è inutile fingere il contrario – per regolare equilibri interni, per mettere un argine, per rispondere a una stagione politica segnata dalla figura ingombrante di Augusto Rollandin, cavallo di razza dell’autonomismo, leader indiscusso per decenni, scomparso il 22 dicembre 2024.
Quella legge allora andava bene. Anzi, benissimo. Era necessaria, opportuna, persino urgente. Oggi, improvvisamente, diventa discutibile. Fastidiosa. Da impugnare.
È difficile trovare una rappresentazione più plastica della doppia morale politica.
Si scrivono regole per disciplinare gli altri, salvo poi scoprirle ingiuste quando si ritorcono contro. Si invoca la legalità quando conviene e si cercano scappatoie quando presenta il conto. È un copione già visto, ma non per questo meno grave.
Il ricorso annunciato da Testolin e dall’Union Valdôtaine non è solo un atto legittimo sul piano procedurale. È un messaggio politico chiarissimo: tirare avanti. Guadagnare tempo. Restare al proprio posto il più possibile. Anche in una condizione di evidente precarietà istituzionale.
Nel frattempo, la Regione resta appesa alla “prorogatio”, elegante parola latina che nasconde una realtà molto più prosaica: ordinaria amministrazione, decisioni rinviate, visione politica congelata. Un governo che c’è ma non può davvero esserci. Una guida che formalmente resiste ma sostanzialmente è già finita.
E allora viene da dirlo senza troppi riguardi: fatto 30, fate 31.
Se la scelta è quella di resistere a ogni costo, di contestare una legge che si è contribuito a scrivere, di trasformare una decadenza in una battaglia legale, allora si abbia almeno il coraggio di andare fino in fondo. Si apra una vera crisi politica. Si costruisca una nuova maggioranza. Si rimetta mano agli equilibri.
Perché un’alternativa c’era, ed era anche politicamente sensata: accettare la sentenza, voltare pagina, e lavorare a un esecutivo più ampio, magari includendo gli Autonomisti di Centro, oggi all’opposizione più per veti personali che per reali distanze politiche. Sarebbe stato un segnale di maturità. Di responsabilità. Di visione.
Invece si è scelta la via più corta e più logora: quella della conservazione.
Ma attenzione: tutti gli assessori rimangono in carica per l’ordinaria amministrazione e conservare il potere senza la forza politica per esercitarlo davvero non è stabilità. È immobilismo. E l’immobilismo, in una fase delicata come quella che sta attraversando la Valle d’Aosta, è un lusso che non ci si può permettere.
Resta poi una questione ancora più profonda, quasi culturale. L’idea che le istituzioni possano piegare le regole alle esigenze del momento. Che la legalità sia un perimetro elastico. Che tutto, in fondo, sia negoziabile.
Non lo è.
Le leggi valgono soprattutto quando non fanno comodo. È lì che si misura la credibilità di una classe dirigente. È lì che si costruisce – o si distrugge – la fiducia dei cittadini.
Oggi quella fiducia subisce un altro colpo.
Perché vedere una maggioranza che prima scrive una norma e poi la combatte, che prima invoca regole e poi le aggira, che prima decide e poi non accetta le conseguenze delle proprie decisioni, non è solo “stonato”, come abbiamo già scritto. È qualcosa di più.
È il segno di una politica che non vuole mollare. Nemmeno quando dovrebbe.
E allora sì, fatto 30 fate 31. Ma almeno abbiate la decenza di non chiamarla responsabilità.
Fatto 30, fate 31
Il existe une limite au-delà de laquelle la politique cesse d’être une gestion du pouvoir pour devenir une obstination à le conserver. Cette limite, en Vallée d’Aoste, semble désormais largement dépassée.
La déchéance de Renzo Testolin de la fonction de Président de la Région – actée par une décision de justice claire, nette et sans ambiguïté – aurait pu représenter un moment de vérité institutionnelle. Une prise d’acte, certes amère, mais respectueuse des règles. Une transition ordonnée vers une nouvelle phase politique. Mais non. Un autre chemin a été choisi : celui du recours. Celui du report. Celui, disons-le sans détour, de l’acharnement.
Et c’est là que réside le véritable enjeu politique, bien avant le juridique.
La loi qui frappe aujourd’hui Testolin ne tombe pas du ciel. Elle n’est pas le fruit d’une imposition extérieure. C’est une loi régionale, voulue et votée par cette même Union Valdôtaine qui aujourd’hui la conteste dans les faits, sinon dans les déclarations. Une norme conçue – inutile de faire semblant du contraire – pour réguler des équilibres internes, pour fixer une limite, pour répondre à une saison politique marquée par la figure encombrante de Augusto Rollandin, pur-sang de l’autonomisme, leader incontesté pendant des décennies, disparu le 22 décembre 2024.
À l’époque, cette loi convenait parfaitement. Mieux encore : elle était nécessaire, opportune, presque urgente. Aujourd’hui, soudainement, elle devient discutable. Gênante. À contester.
Il est difficile de trouver une illustration plus flagrante de la double morale politique.
On écrit des règles pour encadrer les autres, avant de les juger injustes lorsqu’elles se retournent contre soi. On invoque la légalité quand cela arrange, puis on cherche des échappatoires lorsqu’elle présente la facture. Un scénario déjà vu, mais non moins grave pour autant.
Le recours annoncé par Testolin et l’Union Valdôtaine n’est pas seulement un acte légitime sur le plan procédural. C’est un message politique limpide : continuer. Gagner du temps. Rester en place le plus longtemps possible. Même dans une situation de précarité institutionnelle évidente.
Pendant ce temps, la Région reste suspendue à la « prorogatio », élégante formule latine qui masque une réalité bien plus triviale : gestion courante, décisions reportées, vision politique gelée. Un gouvernement qui existe, mais qui ne peut plus vraiment agir. Une direction qui résiste formellement, mais qui, dans les faits, est déjà terminée.
Alors oui, il faut le dire sans trop de ménagement : fait 30, faites 31.
Si le choix est de résister à tout prix, de contester une loi que l’on a contribué à écrire, de transformer une déchéance en bataille judiciaire, alors qu’on ait au moins le courage d’aller jusqu’au bout. Qu’on ouvre une véritable crise politique. Qu’on construise une nouvelle majorité. Qu’on redéfinisse les équilibres.
Car une alternative existait, et elle était politiquement sensée : accepter la décision, tourner la page et travailler à un exécutif plus large, en incluant par exemple les Autonomistes de Centre, aujourd’hui dans l’opposition davantage pour des raisons de veto personnel que pour de réelles divergences politiques. Cela aurait été un signe de maturité. De responsabilité. De vision.
Au lieu de cela, on a choisi la voie la plus courte et la plus usée : celle de la conservation.
Mais attention : tous les assesseurs restent en fonction pour la gestion ordinaire, et conserver le pouvoir sans la force politique pour l’exercer réellement n’est pas de la stabilité. C’est de l’immobilisme. Et l’immobilisme, dans une phase aussi délicate que celle que traverse la Vallée d’Aoste, est un luxe que l’on ne peut pas se permettre.
Reste enfin une question plus profonde, presque culturelle : l’idée que les institutions puissent plier les règles aux exigences du moment. Que la légalité soit un périmètre élastique. Que tout, au fond, soit négociable.
Ce n’est pas le cas.
Les lois valent surtout lorsqu’elles dérangent. C’est là que se mesure la crédibilité d’une classe dirigeante. C’est là que se construit – ou se détruit – la confiance des citoyens.
Aujourd’hui, cette confiance subit un nouveau coup.
Car voir une majorité qui écrit d’abord une règle puis la combat, qui invoque des principes avant de les contourner, qui décide puis refuse d’en assumer les conséquences, ce n’est pas seulement « dissonant », comme nous l’avons déjà écrit. C’est bien plus que cela.
C’est le signe d’une politique qui refuse de lâcher prise. Même lorsqu’elle le devrait.
Alors oui, fait 30, faites 31. Mais ayez au moins la décence de ne pas appeler cela responsabilité.




