/ Chez Nous

In Breve

giovedì 23 aprile
martedì 21 aprile
lunedì 20 aprile
domenica 19 aprile
sabato 18 aprile
venerdì 17 aprile
mercoledì 15 aprile
martedì 14 aprile
lunedì 13 aprile
domenica 12 aprile

Chez Nous | 24 aprile 2026, 08:00

Mourir de propagande

Morire di propaganda

Mourir de propagande

C’è un momento, nella storia di un Paese, in cui la distanza tra ciò che si racconta e ciò che si vive diventa insostenibile. Non è più solo retorica, non è più solo comunicazione politica: è propaganda pura. E quando la propaganda prende il sopravvento sulla realtà, il rischio è uno solo — smettere di vedere il baratro mentre ci si cammina dentro.

L’Italia e noi tutti (salvo il governo centrale) oggi siamo esattamente lì.

Da una parte c’è il racconto ufficiale: crescita, stabilità, conti sotto controllo, riforme in corso. Dall’altra c’è la vita quotidiana: famiglie che arrancano, imprese schiacciate, servizi pubblici che si svuotano, territori che perdono pezzi. Due mondi paralleli che non si incontrano più. E la cosa più grave non è nemmeno la crisi — le crisi esistono, ciclicamente — ma la totale incapacità di riconoscerla.

Perché se non vedi il problema, non lo risolvi.

Il governo, da quattro anni, si muove dentro questo schema: rassicurare, minimizzare, scaricare. Se qualcosa non funziona, è sempre colpa di chi c’era prima. Se i numeri non tornano, è colpa del contesto internazionale. Se i cittadini non arrivano a fine mese, è una percezione. Sempre qualcun altro, mai una responsabilità propria.

E allora la domanda è brutale, ma inevitabile: in quattro anni, cosa è stato davvero costruito?

Al netto degli annunci, delle conferenze stampa (poche, ndr.) e delle slide, il bilancio appare desolante. La pressione fiscale non è diminuita in modo significativo, anzi in molti casi è aumentata in modo silenzioso e frammentato. Le riforme strutturali — quelle vere, quelle che cambiano il sistema — sono rimaste a metà, quando non del tutto ferme. Gli investimenti strategici si sono spesso tradotti in ritardi, complicazioni burocratiche, occasioni perse.

Nel frattempo, il conto cresce.

E non è un conto che si paga domani. È un conto che ci accompagnerà per almeno tre lustri. Quindici anni di effetti cumulati: debito, crescita debole, perdita di competitività, disuguaglianze che si allargano. Una lenta erosione che non fa rumore, ma scava in profondità.

La cosa più inquietante è che tutto questo avviene mentre si continua a raccontare che “va tutto bene”.

È qui che la propaganda diventa pericolosa. Non perché convinca — spesso non convince nessuno — ma perché anestetizza. Ti abitua all’idea che non ci sia alternativa, che la realtà sia quella che ti viene raccontata, che lamentarsi sia inutile. È una forma di rassegnazione indotta.

E quando un Paese si rassegna, smette di reagire.

Il problema, però, non è solo italiano. L’Europa intera si trova dentro una fase fragile, attraversata da tensioni economiche, energetiche e geopolitiche. Crescita debole, industrie sotto pressione, competitività globale in calo. In questo contesto, servirebbero visione, coraggio, capacità di prendere decisioni impopolari ma necessarie.

Invece si naviga a vista.

Si rincorrono emergenze senza mai affrontarle davvero. Si costruiscono narrazioni invece di politiche. Si preferisce il consenso immediato alla sostenibilità di lungo periodo. E così, lentamente, si perde terreno.

Scenario da brividi? Sì, ma non per un crollo improvviso.

Il vero rischio è molto più subdolo: un declino lento, costante, quasi impercettibile. Quello in cui non succede nulla di eclatante, ma ogni anno sei un po’ più debole, un po’ meno competitivo, un po’ più fragile. Fino a quando ti accorgi che sei rimasto indietro — e a quel punto recuperare diventa quasi impossibile.

La propaganda, in questo contesto, non è solo un errore politico. È un acceleratore del problema. Perché impedisce di dire la verità, e senza verità non esiste soluzione.

Servirebbe uno scatto di onestà. Dire come stanno davvero le cose. Ammettere gli errori. Spiegare ai cittadini che il prezzo da pagare esiste — e che più si rimanda, più diventa alto.

Ma questo richiede una cosa che oggi sembra mancare: responsabilità.

E allora si continua così. A raccontare un Paese che non c’è, mentre quello reale fatica sempre di più a riconoscersi.

Morire di propaganda non è una metafora esagerata. È il rischio concreto di una politica che preferisce convincere piuttosto che governare. E quando succede, il problema non è più chi sta al potere.

Il problema siamo tutti noi, che iniziamo a crederci.

Morire di propaganda

Il arrive un moment, dans l’histoire d’un pays, où l’écart entre ce que l’on raconte et ce que l’on vit devient insoutenable. Ce n’est plus seulement de la rhétorique, ce n’est plus seulement de la communication politique : c’est de la propagande pure. Et lorsque la propagande prend le dessus sur la réalité, le risque est unique — cesser de voir le gouffre alors même que l’on est en train d’y marcher.

L’Italie, et nous tous (à l’exception du gouvernement central), sommes aujourd’hui exactement dans cette situation.

D’un côté, il y a le récit officiel : croissance, stabilité, comptes sous contrôle, réformes en cours. De l’autre, il y a la vie quotidienne : des familles qui peinent, des entreprises écrasées, des services publics qui se vident, des territoires qui se délitent. Deux mondes parallèles qui ne se rencontrent plus. Et le plus grave n’est même pas la crise — les crises existent, elles sont cycliques — mais l’incapacité totale à la reconnaître.

Car si l’on ne voit pas le problème, on ne le résout pas.

Depuis quatre ans, le gouvernement évolue dans ce schéma : rassurer, minimiser, se défausser. Si quelque chose ne fonctionne pas, c’est toujours la faute de ceux qui étaient là avant. Si les chiffres ne tiennent pas, c’est la faute du contexte international. Si les citoyens n’arrivent pas à finir le mois, ce n’est qu’une perception. Toujours la faute des autres, jamais une responsabilité propre.

Alors la question est brutale, mais inévitable : en quatre ans, qu’a-t-on réellement construit ?

Au-delà des annonces, des conférences de presse (rares, ndlr) et des présentations, le bilan apparaît désolant. La pression fiscale n’a pas diminué de manière significative ; au contraire, dans bien des cas, elle a augmenté de façon silencieuse et fragmentée. Les réformes structurelles — les vraies, celles qui transforment le système — sont restées à mi-chemin, quand elles ne sont pas complètement à l’arrêt. Les investissements stratégiques se sont souvent traduits par des retards, des complications bureaucratiques, des occasions perdues.

Pendant ce temps, la facture s’alourdit.

Et ce n’est pas une facture à payer demain. C’est une facture qui nous accompagnera pendant au moins trois lustres. Quinze années d’effets cumulés : dette, croissance faible, perte de compétitivité, inégalités croissantes. Une érosion lente, silencieuse, mais profonde.

Le plus inquiétant, c’est que tout cela se produit alors que l’on continue à nous dire que « tout va bien ».

C’est là que la propagande devient dangereuse. Non pas parce qu’elle convainc — souvent, elle ne convainc personne — mais parce qu’elle anesthésie. Elle habitue à l’idée qu’il n’y a pas d’alternative, que la réalité est celle que l’on nous raconte, que se plaindre est inutile. C’est une forme de résignation induite.

Et lorsqu’un pays se résigne, il cesse de réagir.

Le problème, toutefois, ne se limite pas à l’Italie. L’Europe tout entière traverse une phase de fragilité, marquée par des tensions économiques, énergétiques et géopolitiques. Croissance faible, industries sous pression, compétitivité mondiale en recul. Dans ce contexte, il faudrait de la vision, du courage, la capacité de prendre des décisions impopulaires mais nécessaires.

Au lieu de cela, on navigue à vue.

On court après les urgences sans jamais vraiment les affronter. On construit des récits au lieu de politiques. On privilégie le consensus immédiat à la durabilité à long terme. Et ainsi, lentement, on perd du terrain.

Un scénario à faire frissonner ? Oui, mais pas à cause d’un effondrement soudain.

Le véritable risque est bien plus insidieux : un déclin lent, constant, presque imperceptible. Celui où rien de spectaculaire ne se produit, mais où chaque année on devient un peu plus faible, un peu moins compétitif, un peu plus fragile. Jusqu’au moment où l’on se rend compte que l’on est resté en arrière — et qu’à ce stade, rattraper le retard devient presque impossible.

Dans ce contexte, la propagande n’est pas seulement une erreur politique. C’est un accélérateur du problème. Parce qu’elle empêche de dire la vérité, et sans vérité, il n’existe pas de solution.

Il faudrait un sursaut d’honnêteté. Dire les choses telles qu’elles sont réellement. Reconnaître les erreurs. Expliquer aux citoyens que le prix à payer existe — et que plus on attend, plus il sera élevé.

Mais cela exige quelque chose qui semble aujourd’hui faire défaut : le sens des responsabilités.

Alors on continue ainsi. À raconter un pays qui n’existe pas, tandis que le pays réel a de plus en plus de mal à se reconnaître.

Mourir de propagande n’est pas une métaphore exagérée. C’est le risque concret d’une politique qui préfère convaincre plutôt que gouverner. Et lorsque cela arrive, le problème n’est plus seulement ceux qui détiennent le pouvoir.

Le problème, c’est nous tous, qui commençons à y croire.

piero.minuzzo@gmail.com

Prima Pagina|Archivio|Redazione|Invia un Comunicato Stampa|Pubblicità|Scrivi al Direttore