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FEDE E RELIGIONI | 25 aprile 2026, 12:20

ÉVANGILE DE DIMANCHE: JÉSUS EST LA PORTE DES BREBIS

IVème Dimanche du Bon Pasteur - Tous les dimanches et les jours de fête d’obligation Sainte Messe à 9h30 dans l’église Saint-Martin-de-Corléans à Aoste. La Messe sera célébrée en français, animée par des chants en français et en latin interprétés par le chœur dirigé par Iris Boniface Stévenin, avec l’accompagnement musical à l’orgue assuré par le Prof. Paolo Torrente, enseignant Sfom

ÉVANGILE DE DIMANCHE: JÉSUS EST LA PORTE DES BREBIS

Jésus dit : « Moi, je suis la porte des brebis ». Dans notre monde qui se dit libre, émancipé, autonome, peut-on encore comparer l’homme à une brebis de somme ? Comment ces allégories de la porte, de la brebis, du pasteur peuvent-elles toucher un jeune avec son smartphone à la main, qui dialogue avec « l’IA », un homme de la cité qui n’a jamais expérimenté l’activité du pasteur ?

Térence disait : « Je suis homme et tout ce qui est humain ne m’est étranger ». Face à la barbarie causée par de faux pasteurs devenus comme des loups rapaces, avides de pouvoir et d’avoir, qui exposent les peuples à la destruction, n’est-ce pas un mensonge de dire que l’homme de notre temps est devenu autosuffisant, qu’il n’a plus besoin de guide ?

Quelle est la nouveauté du Bon Pasteur par rapport aux autres ? Notre méditation portera sur le sens de la porte, qui met en évidence la mission du Bon Pasteur pour nous et pour notre salut.

1. LE BON PASTEUR PREND SOIN DU TROUPEAU

Dans l’Ancien Testament, la vocation de nos pères dans la foi s’est enracinée dans leur activité de pasteurs du troupeau, et Dieu a fait d’eux des pasteurs de son peuple. Abram était pasteur du petit et du gros bétail (Gn 13,5-7). Son fils Isaac possédait aussi beaucoup de chameaux (Gn 24,10). Jacob a servi son beau-père Laban comme pasteur du troupeau afin d’obtenir Rachel pour épouse (Gn 29,28).

Les fils de Jacob, qui ont vendu leur petit frère Joseph, étaient des pasteurs du troupeau de leur père (Gn 37,12). Dieu se révéla à Moïse dans la théophanie du buisson ardent, alors qu’il faisait paître le petit bétail de Jéthro (Ex 3,1). Le roi David était aussi le gardien du troupeau de son père Jessé (1 S 16,11).

Le Psaume 22 montre la sollicitude de Dieu envers son peuple en chantant : « Le Seigneur est mon berger : je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe fraîche, il me fait reposer ». Tout l’Ancien Testament est dominé par la figure du pasteur. Dieu est lui-même le Pasteur du troupeau humain dans sa Providence. Jésus est l’accomplissement des Écritures, car le Père l’a envoyé pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

2. JÉSUS EST LA PORTE DES BREBIS

L’image de la porte apparaît quatre fois. Saint Augustin écrit : « En descendant du ciel, Jésus nous a enseigné le chemin de l’humilité. Il est descendu pour visiter ceux qui croupissent en bas et pour soulever ceux qui veulent s’unir à lui » (Discours 340/A). Il est le chemin qui nous conduit vers le Père.

En tant que porte des brebis, « lui seul donne accès à la vie authentique de l’homme », selon Romano Guardini. Cette allégorie du Bon Pasteur est riche d’implications religieuses et politiques. Il dit : « Moi, je suis la porte des brebis. Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ».

Dans l’Ancien Testament, Dieu n’a cessé de dénoncer les faux pasteurs, tout en promettant, pour l’avenir, des pasteurs selon son cœur, qui paîtront son peuple avec intelligence et prudence (Jr 3,15). Le prophète Ézéchiel est sévère envers les pasteurs d’Israël qui se paissent eux-mêmes (Ez 34,2).

Saint Paul dénonce ceux qui « cherchent leurs propres intérêts, non ceux de Jésus-Christ » (Ph 2,21). Le bon pasteur, selon le cœur de Jésus, « s’offre lui-même à tous à travers les bonnes œuvres » (Tt 2,7), en devenant un modèle pour ses fidèles (1 Tm 4,12).

Sur le plan politique, celui qui représente les autres doit bannir tout esprit d’égoïsme, d’avidité et de violence. Dieu dit aux chefs corrompus : « Vous vous êtes enrichis vous-mêmes au lieu de promouvoir mon peuple […]. Vous n’avez pas fortifié les brebis chétives, soigné celle qui était malade […]. Eh bien, je reprendrai mon troupeau. J’aurai soin moi-même de mon troupeau et je m’en occuperai » (Ez 34).

Dans cette allégorie, Jésus est lui-même la porte des brebis, par laquelle l’humanité convertie passe pour trouver le repos sûr, le bon pâturage et l’éternité bienheureuse.

3. L’ÉVÊQUE À L’IMAGE DU BON PASTEUR

Comment Jésus opère-t-il la continuité et le dépassement de l’activité pastorale de l’Ancienne Alliance, et comment oriente-t-il ceux qu’il a choisis pour son Église ?

Jésus prend tellement soin de chacun de nous qu’il « n’a pas d’endroit où reposer sa tête » (Lc 9,58). Toute sa vie, depuis sa naissance, est service et sacrifice : « Il est au milieu de nous comme celui qui sert » (Lc 22,27). Alors, qu’attend-il de nous ?

Dans le Sermon 46, intitulé « Discours sur les pasteurs », saint Augustin invite le peuple de Dieu à prier pour les pasteurs, à avoir compassion pour eux plutôt que de céder à des critiques offensives. Leur mission, qui vient du Christ Bon Pasteur, est difficile et délicate.

Saint Augustin distingue, tout en les unissant, deux dignités dans la mission épiscopale : être chrétien et être évêque. L’évêque d’Hippone affirme : « Avec vous, je suis chrétien ; pour vous, je suis évêque ». Le pasteur doit rendre compte à Dieu de ces deux dimensions : sa vie chrétienne et sa mission.

Le pasteur est appelé à imiter le Bon Pasteur : aimer les brebis, donner sa vie pour elles, connaître chacune par son nom, aller à la recherche de celle qui est égarée, afin qu’il y ait un seul troupeau et un seul pasteur. Sa mission est d’être bâtisseur d’unité et de paix, en imitant Jésus, qui a souffert sur la croix pour nous.

Par conséquent, les pasteurs, « veilleurs de leurs brebis », doivent combattre toute tentation d’égoïsme qui les pousserait à se servir de l’Église au lieu de la servir.

4. PRIÈRE D’INVOCATION

« Pasteur d’Israël, écoute, toi qui mènes Joseph comme un troupeau ; réveille ta vaillance et viens à notre secours » (Ps 79,2-3).

Donne-nous, ô Maître souverain, des pasteurs selon ton cœur, attentifs à la veuve et à l’orphelin, sensibles aux cris du pauvre qui t’invoque.

Toi qui gouvernes le monde avec justice, suscite des hommes et des femmes courageux, qui luttent contre l’injustice, l’oppression et la violence.

Jésus, toi le Bon Pasteur, écoute nos prières. Amen.

Bon dimanche, frères et sœurs.
Paix et joie dans nos cœurs et dans le monde.

Ton frère,
Abbé Ferdinand Nindorera

ascova

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