Se qualcuno avesse avuto la pazienza di seguire il Question Time della Camera trasmesso dalla Rai, probabilmente avrebbe avuto la sensazione di assistere non a un momento di controllo parlamentare, ma a una puntata di un programma che avrebbe meritato un titolo ben più sincero: "Ma quanto siamo bravi". Una rappresentazione tanto surreale quanto desolante, nella quale il Parlamento ha smesso di interrogare il Governo per trasformarsi nel suo ufficio stampa.
Le interpellanze del centro destra rivolte ai ministri della maggioranza sono sembrate costruite su misura. Domande innocue, prevedibili, quasi certamente concordate, il cui unico scopo apparente era consentire al ministro di turno di snocciolare l'elenco delle meraviglie realizzate dal Governo. "Abbiamo fatto questo, abbiamo fatto quello, abbiamo stanziato, investito, risolto, rilanciato". Un infinito susseguirsi di "abbiamo" che, più che una risposta parlamentare, ricordava uno spot elettorale pagato con i soldi dei contribuenti.
Ma il capolavoro arrivava subito dopo. Il parlamentare interrogante, invece di incalzare il ministro, di evidenziare eventuali lacune, di chiedere chiarimenti o pretendere risultati concreti, si produceva in una replica che rasentava il culto della personalità. "La ringrazio ministro per quanto ha fatto", "ha dato finalmente le risposte che il Paese attendeva da anni", "continui così". Mancava soltanto la richiesta di un autografo o una standing ovation in Aula. Più che un confronto istituzionale sembrava una cerimonia di autocelebrazione collettiva, nella quale ciascuno applaudiva l'altro in un infinito gioco di specchi.
Viene allora da chiedersi quale sia oggi il ruolo di un parlamentare. La Costituzione non lo immagina come un addetto alle pubbliche relazioni del Governo, né tantomeno come il cerimoniere incaricato di distribuire complimenti ai ministri. Il Parlamento dovrebbe controllare l'Esecutivo, verificarne l'operato, metterlo sotto pressione, evidenziarne ritardi, errori e contraddizioni. È questo il senso delle interrogazioni e del Question Time. O almeno lo era. Oggi, invece, troppo spesso si assiste a un teatrino nel quale chi dovrebbe vigilare diventa il primo tifoso dell'allenatore che dovrebbe controllare.
Il tutto mentre fuori da Palazzo Montecitorio il Paese reale continua a fare i conti con una realtà ben diversa da quella raccontata nell'emiciclo. Le famiglie vedono il potere d'acquisto eroso da anni di rincari. Fare la spesa costa sempre di più, le bollette continuano a pesare, il lavoro povero non è certo un'invenzione dell'opposizione e chi vive di stipendio o pensione fatica ad arrivare alla fine del mese. La povertà cresce, le disuguaglianze si allargano e migliaia di giovani continuano a cercare altrove quelle opportunità che qui sembrano sempre rinviate al prossimo annuncio. Eppure, ascoltando certi interventi parlamentari, sembrerebbe di vivere nel migliore dei mondi possibili.
A rendere ancora più amara questa rappresentazione è il fatto che tutto ciò viene trasmesso dal servizio pubblico. I cittadini pagano il canone Rai e finanziano il funzionamento delle istituzioni affinché il Parlamento svolga fino in fondo la propria funzione democratica. Non per assistere a una lunga sequenza di complimenti reciproci confezionati come se fossero una televendita del Governo. Perché quando il controllo lascia il posto all'autoincensamento, la politica perde credibilità e le istituzioni si allontanano ancora di più dai cittadini.
Forse sarebbe il caso di riscoprire il significato autentico della parola "parlamentare". Non un cortigiano. Non un tifoso. Non un addetto agli applausi. Ma un rappresentante del popolo che, anche quando appartiene alla maggioranza, abbia il coraggio di fare domande vere, pretendere risposte vere e ricordare ai ministri che governare non significa ricevere complimenti, ma rendere conto del proprio operato.
Perché una democrazia nella quale chi controlla preferisce applaudire finisce inevitabilmente per somigliare a uno spettacolo. E quando la politica diventa spettacolo, a pagare il biglietto sono sempre gli stessi: i cittadini.
Scandaloso autoincensamento: il patetico culto della persona della maggioranza di destra
Si quelqu'un avait eu la patience de suivre le Question Time de la Chambre des députés retransmis par la Rai, il aurait probablement eu l'impression d'assister non pas à un véritable exercice de contrôle parlementaire, mais à un épisode d'une émission qui aurait mérité un titre bien plus sincère : « Comme nous sommes formidables ! ». Une mise en scène aussi surréaliste que désolante, où le Parlement a cessé d'interroger le Gouvernement pour se transformer en son bureau de communication.
Les interpellations présentées par les députés du centre droit aux ministres de la majorité semblaient taillées sur mesure. Des questions inoffensives, prévisibles, très probablement convenues à l'avance, dont le seul objectif apparent était de permettre au ministre concerné d'énumérer la liste des merveilles accomplies par le Gouvernement. « Nous avons fait ceci, nous avons fait cela, nous avons débloqué des fonds, investi, résolu, relancé. » Une succession interminable de « nous avons » qui ressemblait bien davantage à un spot électoral financé par l'argent des contribuables qu'à une véritable réponse parlementaire.
Mais le chef-d'œuvre venait ensuite. Le député auteur de la question, au lieu de mettre le ministre face à ses responsabilités, de souligner les éventuelles insuffisances, de demander des éclaircissements ou d'exiger des résultats concrets, se lançait dans une réplique frôlant le culte de la personnalité. « Je vous remercie, Monsieur le Ministre, pour tout ce que vous avez accompli », « vous avez enfin apporté les réponses que le pays attendait depuis des années », « continuez ainsi ». Il ne manquait plus qu'une demande d'autographe ou une ovation debout dans l'hémicycle. Plus qu'un débat institutionnel, cela ressemblait à une cérémonie d'autocélébration collective où chacun applaudissait l'autre dans un interminable jeu de miroirs.
On est alors en droit de se demander quel est aujourd'hui le véritable rôle d'un parlementaire. La Constitution n'en fait ni un chargé des relations publiques du Gouvernement, ni le maître de cérémonie chargé de distribuer des compliments aux ministres. Le Parlement est censé contrôler l'action de l'Exécutif, en vérifier les résultats, exercer une pression constante, mettre en lumière les retards, les erreurs et les contradictions. C'est précisément le sens des interpellations et du Question Time. Ou du moins, c'était le cas. Aujourd'hui, trop souvent, on assiste à une véritable mise en scène où ceux qui devraient surveiller le Gouvernement deviennent les premiers supporters de ceux qu'ils sont censés contrôler.
Pendant ce temps, loin du Palais Montecitorio, le pays réel continue d'affronter une réalité bien différente de celle racontée dans l'hémicycle. Les familles voient leur pouvoir d'achat s'éroder sous l'effet d'années de hausse des prix. Faire ses courses coûte toujours plus cher, les factures continuent de peser lourd, le phénomène des travailleurs pauvres n'est certainement pas une invention de l'opposition, et ceux qui vivent d'un salaire ou d'une pension ont de plus en plus de mal à boucler leurs fins de mois. La pauvreté progresse, les inégalités se creusent et des milliers de jeunes continuent de chercher ailleurs les opportunités qui, ici, semblent sans cesse repoussées à de nouvelles annonces. Pourtant, à écouter certains discours parlementaires, on croirait vivre dans le meilleur des mondes.
Ce qui rend cette représentation encore plus amère, c'est qu'elle est diffusée par le service public. Les citoyens paient la redevance audiovisuelle et financent le fonctionnement des institutions afin que le Parlement exerce pleinement sa mission démocratique. Pas pour assister à une longue succession de compliments réciproques mis en scène comme une télévente gouvernementale. Car lorsque le contrôle cède la place à l'auto-encensement, la politique perd sa crédibilité et les institutions s'éloignent toujours davantage des citoyens.
Il serait peut-être temps de redécouvrir le véritable sens du mot « parlementaire ». Ni courtisan. Ni supporter. Ni distributeur d'applaudissements. Mais un représentant du peuple qui, même lorsqu'il appartient à la majorité, ait le courage de poser de vraies questions, d'exiger de vraies réponses et de rappeler aux ministres que gouverner ne consiste pas à recevoir des compliments, mais à rendre des comptes.
Car une démocratie dans laquelle ceux qui sont chargés de contrôler préfèrent applaudir finit inévitablement par ressembler à un spectacle. Et lorsque la politique devient un spectacle, ceux qui paient le prix du billet sont toujours les mêmes : les citoyens.




