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FEDE E RELIGIONI | 09 ottobre 2021, 12:00

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LE DIFFICILE JEUX DU QUI PERD GAGNE POUR SUIVRE JÉSUS

278OMENICA 19 SETTEMBRE 2021 TUTTE LE DOMENICHE E NELLE ALTRE FESTE DI PRECETTO, LA MESSA IN LINGUA FRANCESE È ALLE 9,30

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LE DIFFICILE JEUX DU QUI PERD GAGNE POUR SUIVRE JÉSUS

En tout homme il y a une soif, un vide, un désir inassouvi que ni nos capacités et ni nos richesses ne peuvent combler. L'aspiration vers les biens impérissables et ses conditions que nous comparons au jeu du "qui perd-gagne", sont des indications pour notre méditation.

1. Le désir du ciel en tout homme.
Un homme riche, vient vers Jésus en courant, se met à genoux et pose cette question: "Maître bon, que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle? Il lui pose la grande question toujours ouverte du sens de la vie. Cet homme a beaucoup de qualités humaines, religieuses, intellectuelle et morale. Il se met en question et comprend qu'il ne maîtrise pas tout, en particulier les questions qui touchent la vie éternelle. Il a grandi dans une famille qui pratiquait la foi juive, car dit-il, j'ai observé les commandements depuis ma jeunesse. En outre, il n'a pas de problème économique, car tous les évangiles synoptiques concordent qu'il est riche. Cependant, il s'interroge sur le problème de finitude et la possibilité de l'ouverture à la vie éternelle.

Augustin synthétise cet élan du coeur en ce qu'il appelle "inquietur cor" qu'il formule en cette phrase devenue célèbre qui ouvre ses Confessions:"Tu nous as faits pour toi Seigneur, et notre coeur est inquiet jusqu'à ce qu'il repose en toi". Dans ce dialogue avec cet homme, Jésus corrige sa manière de poser le problème, en remplaçant sa logique de causalité nécessaire entre les verbes "faire"(cause) et "avoir"(effet). Le jeune homme riche pense que le Royaume de Dieu est lié aux  mérites personnels.

2. Jésus le regarde et l'aime.
Jésus ne freine pas l'élan de ce jeune, mais veut élargir son horizon de compréhension. Jésus, comme grand Pédagogue utilise le langage auquel ce jeune est habitué. L'évangéliste Marc souligne un aspect particulier qui ne se trouve pas dans les autres évangiles. Jésus le regarde et l'aime. Pour Jésus, observer les commandements n'est pas une chose de moindre importance dans la croissance spirituelle. C'est un pas important même si la marche est encore longue pour entrer dans la vie. Quiconque observe les commandements de Dieu, Jésus l'aime.

Cependant, il ne suffit pas de garder les commandements, il faut les mettre en pratique selon la lettre de saint Jacques. Il faut passer de l'aspect négatif de la formulation des commandements à leur dimension positive. Ne pas faire le mal, ne pas tuer ne signifie pas nécessairement faire le bien, aimer et protéger la vie. Ce passage difficile qui constitue la clef du problème de perfection exige le renoncement de soi, l'abnégation, entrer dans le jeu de perdre l'accessoir pour gagner l'essentiel.

3. Le jeu du "qui perd-gagne".
Jésus dit au jeune homme: "Une seule chose te manque: va, ce que tu as, vends-le et donne-le au pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel; puis, viens, suis-moi".
Il y a une sorte de jeu de cartes appelé le "qui perd-gagne" qui consiste à se dépouiller de toutes les cartes pour rester les mains vides. La logique de ce jeux est qu'une perte apparente, procure un avantage réel. Jésus exige à ce jeune de se libérer de tout ce qu'il a pour ne posséder que lui, son unique part d'héritage. Jésus l'invite à le suivre pour entrer dans son amitié, qui seule peut rassasier son coeur de joie véritable. Joseph Ratzinger écrit: " les choses de ce monde peuvent donner une lueur de joie, seul l'Infini remplit le coeur".

La condition pour entrer dans son Royaume est se mettre à sa suite les mains vides, car c'est lui le vrai trésor caché dans le vaste champ du monde, qui pour le posséder, il faut tout vendre (Mt13,44-46).

La réaction du jeune homme riche est la nôtre, car notre coeur, n'étant pas encore parfait, résiste à la nouveauté de l'Évangile, au détachement de l'avoir, du pouvoir, pour suivre Jésus sans encomblement. Nous tombons facilement dans la tristesse, quand il nous dit de passer par la porte étroite de la foi, d'opérer des choix paradoxales qui, humainement parlant, peuvent nous compromettre, nous exposer aux critiques et incompréhensions.

Après la déception apparente, le jeune homme pouvait regréter d'avoir perdu son temps en exposant ses misères à l'homme qui lui demande de tout vendre pour hériter la vie éternelle dont il a besoin.
Par cette réponse qui crée la tristesse, Jésus veut éduquer tout disciple en mettant à l'épreuve les petits bonheurs qui nous font souvent oublier le vrai bonheur.

Interrogeons-nous: pourquoi le jeune homme riche est devenu tout à coup triste quand le Seigneur lui dit de tout vendre pour le suivre?
Qu'est-il devenu après? A-t-il continué à vivre  comme avant? Les évangiles ne répondent pas à ces questions. Toutefois, cette tristesse peut être un signe de conversion, une révélation de la vérité de la différence entre ce qu'il est et ce qu'il doit devenir.

Son attitude peut être une forme de douleur de l'enfantement d'un homme nouveau, car la parole de Jésus est performative, énigmatique, insondable, plus tranchante qu'une épée à deux tranchants, selon la lettre aux Hébreux.
Rien n'empêche donc que le jeune homme serait devenu le disciple anonyme du Christ, après un long examen de conscience. Rien n'est impossible à Dieu.

4. Prière pour les vocations.
Seigneur, toi qui scrute les reins et les coeurs, suscitent dans ton églises des jeunes qui te suivent d'un coeur simple et joyeux. Que notre être et notre avoir ne soient pas des obstacles pour être entièrement à ton service.
Illumine les riches de ce monde pour que les biens qu'ils possèdent soient au service de l'humanité souffrante de la soif, de la faim et de la maladie.

Que ta grâce nous soutienne pour être fidèles à nos vocations variées pour la sainteté. Ouvre nos yeux pour être attentifs à faire le bien sans cesse.
C'est à toi qu'appartienne le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles des siècles, amen.

 

Bon dimanche frères et soeurs.  

 

 

Paix et joie dans le Seigneur
Ton frère Abbé Ferdinand Nindorera


 

 

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