C’è una fotografia dell’Italia di oggi che vale più di mille sondaggi e di cento discorsi parlamentari. È quella di tre figure che rappresentano, ciascuna nel proprio ruolo, tre modi profondamente diversi di intendere l’autorevolezza: Papa Leone XIV, Sergio Mattarella e Giorgia Meloni.
Tre persone ai vertici delle rispettive istituzioni. Ma tre stature politiche e istituzionali che, osservate senza gli occhiali deformanti della propaganda, appaiono terribilmente diverse. Il confronto è avvenuto ieri Leone, Sergio, Giorgia a Taranto all’inaugurazione dei Giochi del Mediterraneo e alla Repubblica di San Marino Dove è emersa una fotografia dell’Italia di oggi che vale più di mille sondaggi e di cento discorsi parlamentari. È quella di tre figure che rappresentano, ciascuna nel proprio ruolo, tre modi profondamente diversi di intendere l’autorevolezza: Papa Leone XIV, Sergio Mattarella e Giorgia Meloni.
Tre persone ai vertici delle rispettive istituzioni. Ma tre stature politiche e istituzionali che, osservate senza gli occhiali deformanti della propaganda, appaiono terribilmente diverse.
Da una parte ci sono Leone e Mattarella, uomini che sembrano parlare da una dimensione più alta della contesa quotidiana. Dall’altra c’è una presidente del Consiglio che troppo spesso appare prigioniera della politica del giorno, della polemica, dello slogan, della contrapposizione permanente tra amici e nemici.
Non è una questione di simpatie personali. È una questione di statura.
Mattarella ha costruito la propria autorevolezza nel tempo, con una sobrietà istituzionale che non ha bisogno di essere urlata. Non insegue il consenso: esercita una funzione. Non ha bisogno di trasformare ogni intervento in una battaglia politica. Quando parla, l'Italia ascolta perché sa che dietro quelle parole c'è il peso dell'istituzione e una visione dello Stato.
Papa Leone, dal canto suo, si muove su un terreno ancora diverso. Può piacere o non piacere, si possono condividere o contestare le sue parole, ma quando affronta guerra, pace, povertà, dignità umana, futuro dell'Europa e responsabilità delle classi dirigenti, il confronto avviene su questioni che precedono e superano la contabilità elettorale.
E poi c'è Giorgia.
La presidente del Consiglio ha certamente una forza politica considerevole. Ha conquistato il potere attraverso il voto e ha dimostrato una notevole capacità di resistenza politica. Ma governare non significa soltanto vincere le elezioni, né comunicare significa necessariamente esercitare autorevolezza.
Ed è proprio qui che emerge il problema.
Quando il confronto si sposta dai temi della propaganda quotidiana alle grandi questioni istituzionali, sociali e internazionali, Meloni sembra spesso perdere sicurezza. Il suo linguaggio torna quello della campagna elettorale. Il ragionamento si semplifica. Il nemico viene individuato. La responsabilità viene spostata. La complessità viene ridotta a uno slogan.
Ma un capo di governo dovrebbe fare esattamente il contrario.
Dovrebbe alzare il livello del dibattito, non abbassarlo.
Dovrebbe avere il coraggio di spiegare al Paese che esistono problemi senza soluzioni facili. Dovrebbe parlare di Europa senza trasformare ogni discussione in una partita identitaria. Dovrebbe affrontare la questione sociale senza limitarsi alla retorica del merito. Dovrebbe parlare di pace senza paura di scontentare qualcuno. Dovrebbe affrontare la crisi delle istituzioni, la sanità, il lavoro povero, il declino demografico, il Mezzogiorno, il futuro dell'Italia con la stessa serietà con cui Mattarella affronta il proprio ruolo.
Invece, troppo spesso, Giorgia Meloni sembra avere bisogno del conflitto per alimentare la propria leadership.
E questo può funzionare nella dimensione elettorale. Molto meno in quella istituzionale.
Perché il presidente del Consiglio non è il capo di una tifoseria. È il capo del governo di tutti gli italiani.
Ed è forse questo il punto sul quale il confronto con Mattarella diventa impietoso.
Il Quirinale non ha bisogno di ricordarci ogni giorno quanto sia autorevole il presidente della Repubblica. L'autorevolezza si vede.
La stessa cosa vale per Papa Leone.
Leone, Sergio, Giorgia
Pape Léon XIV, Sergio Mattarella et Giorgia Meloni, Il existe une photographie de l’Italie d’aujourd’hui qui vaut mieux que mille sondages et cent discours parlementaires. C’est celle de trois figures qui incarnent, chacune dans le cadre de ses responsabilités, trois conceptions profondément différentes de l’autorité : le pape Léon XIV, Sergio Mattarella et Giorgia Meloni.
Trois personnalités au sommet de leurs institutions respectives. Mais trois stature politiques et institutionnelles qui, lorsqu’on les observe sans les lunettes déformantes de la propagande et de la communication politique, apparaissent terriblement différentes.
La confrontation a eu lieu hier, à Tarente, lors de l’inauguration des Jeux méditerranéens, et à Saint-Marin. Et elle a fait apparaître une photographie de l’Italie d’aujourd’hui qui vaut mieux que mille sondages et cent discours parlementaires : celle de trois figures qui incarnent, chacune dans son rôle, trois façons profondément différentes de concevoir l’autorité : le pape Léon XIV, Sergio Mattarella et Giorgia Meloni.
Trois personnalités au sommet de leurs institutions respectives. Mais trois stature politiques et institutionnelles qui, débarrassées des filtres de la propagande et de la communication, apparaissent profondément différentes.
D’un côté, il y a Léon et Mattarella, deux hommes qui semblent parler depuis une dimension supérieure aux affrontements de la politique quotidienne. De l’autre, une présidente du Conseil qui apparaît trop souvent prisonnière de la politique du jour, de la polémique, du slogan et de l’opposition permanente entre amis et adversaires.
Il ne s’agit pas d’une question de sympathie personnelle.
Il s’agit d’une question de stature.
Mattarella a construit son autorité au fil du temps, avec une sobriété institutionnelle qui n’a nul besoin d’être criée. Il ne court pas après le consensus : il exerce une fonction. Il n’a pas besoin de transformer chacune de ses interventions en bataille politique. Lorsqu’il parle, l’Italie écoute, parce qu’elle sait que derrière ses paroles se trouvent le poids de l’institution et une certaine vision de l’État.
Le pape Léon, quant à lui, évolue sur un terrain encore différent. On peut apprécier ou ne pas apprécier ses positions, partager ou contester ses paroles. Mais lorsqu’il aborde la guerre, la paix, la pauvreté, la dignité humaine, l’avenir de l’Europe ou encore la responsabilité des dirigeants, le débat se situe sur des questions qui précèdent et dépassent largement les calculs électoraux.
Et puis il y a Giorgia.
La présidente du Conseil dispose incontestablement d’une force politique considérable. Elle a conquis le pouvoir par les urnes et démontré une remarquable capacité de résistance politique. Mais gouverner ne signifie pas seulement gagner des élections, pas plus que communiquer ne signifie nécessairement exercer une véritable autorité.
C’est précisément là que le problème apparaît.
Lorsque le débat quitte les thèmes de la propagande quotidienne pour aborder les grandes questions institutionnelles, sociales et internationales, Meloni semble souvent perdre de son assurance. Son langage redevient celui de la campagne électorale. Le raisonnement se simplifie. L’adversaire est désigné. La responsabilité est déplacée. La complexité est réduite à un slogan.
Or, un chef de gouvernement devrait faire exactement l’inverse.
Il devrait élever le niveau du débat, et non l’abaisser.
Il devrait avoir le courage d’expliquer au pays qu’il existe des problèmes sans solutions simples. Il devrait parler de l’Europe sans transformer chaque discussion en affrontement identitaire. Il devrait affronter la question sociale sans se limiter à la rhétorique du mérite. Il devrait parler de paix sans craindre de déplaire. Il devrait affronter la crise des institutions, les difficultés du système de santé, la précarité du travail, le déclin démographique, la question du Mezzogiorno et l’avenir de l’Italie avec la même gravité et la même hauteur de vue que celles dont Mattarella fait preuve dans l’exercice de sa fonction.
Au lieu de cela, Giorgia Meloni semble trop souvent avoir besoin du conflit pour nourrir sa propre leadership.
Cela peut fonctionner dans la logique électorale.
Beaucoup moins dans la logique institutionnelle.
Car la présidente du Conseil n’est pas la cheffe d’une tribu politique. Elle est la cheffe du gouvernement de tous les Italiens.
Et c’est peut-être sur ce point que la comparaison avec Mattarella devient particulièrement cruelle.
Le Quirinal n’a pas besoin de nous rappeler chaque jour à quel point le président de la République est autoritaire au sens noble du terme.
L’autorité se constate. Elle ne se proclame pas.
Il en va de même pour le pape Léon.




