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FEDE E RELIGIONI | 10 aprile 2021, 12:00

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LA CRISE DE LA FOI ET LA MISERICORDE DE DIEU

COMMENTO DI ABBÉ FERDINAND NINDORERA AL VANGELO DI DOMENICA 11 APRILE 2021 PAROISSE SAINT MARTIN DE CORLEANS - AOSTE - MESSE EN FRANÇAIS A 9H30

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LA CRISE DE LA FOI ET LA MISERICORDE DE DIEU

En ce dimanche de la miséricorde de Dieu, Jésus ressuscité manifeste sa miséricorde à ses disciples effrayés, découragés, en leur offrant six dons: la paix, la joie, l'Esprit Saint, la mission, le pardon et la foi. Je me limite sur ces trois dons qui sont, la paix, la joie et la foi. Les autres seront traités le jour de pentecôte, si Dieu dans sa miséricorde me le permettra.

1. Le don de la paix
Jésus entre au cénacle, quand les portes sont verrouillées par "crainte des juifs". Il n'est plus conditionné par les limites spatio-temporels. Celui qui a brisé les portes des enfers ne peut pas être bloqué par les fragiles portes de nos maisons. Rien n'empêche la divine miséricorde de pénétrer nos coeurs verouillés et de nous remplir de sa paix. Jésus entre et leur donne le salut de paix. Il leur dit:"La paix soit avec vous". Cette paix n'est pas l'absence de problèmes. Dans son discours d'adieux, il leur dit:" je vous laisse la paix, je vous donne ma paix". La paix du Christ n'est pas le pacifisme, ou l'illusion du rêve de Kant "de la paix perpétuelle" par l'absence de guerre dans une république universelle. Le Christ est notre paix, en tant qu'il a vaincu la mort. Il dit:"Dans le monde, vous serez persécutés, mais j'ai vaincu le monde". En recevant ce don de paix, nous sommes appelés à le vivre et à le propager. "Heureux les artisans de paix, le royaume des cieux est à eux".

2. Le don de la joie
L'autre fruit de la présence du Christ ressuscité est la joie. L'évangiliste dit: "Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur". L'absence du Christ dans nos vies crée la tristesse, la confusion, l'irritation, le manque de dialogue et l'accusation mutuelle. Les disciples mélangeaient le deuil avec la peur au cénacle. La communauté n'était plus soudée comme avant. Judas s'était suicidé, Thomas était devenu irrégulier, méfiant. Jésus vient dans ce contexte de peur. En le voyant, les coeurs qui étaient glacés, retrouvent la chaleur et le sourire revient. Ce don de joie est une tâche pour nous.

Nous sommes appelés à devenir selon les paroles de Walter Kasper, des serviteurs de la joie, en manifestant concrètement aux hommes de notre temps, la surabondante miséricorde de Dieu, en leur  apportant consolation dans leur tristesse. Le satire de Nietzsche dans le personnage du fou qui insulte les chrétiens tristes en leur disant qu'ils sont aussi des assassins de Dieu et ressemblent à ceux qui viennent des obsèques de Dieu, est un clin d'oeil pour nous aujourd'hui. Il y a des chrétiens sans sourire, qui confondent le sérieux et le visage renfrogné. Notre joie n'est pas illusoire car elle est fondée sur la présence de Jésus au milieu de nous, quand nos portes sont verouillées.

3. Le don de la foi
"Si je ne vois pas, je ne crois pas", dit Thomas à ses condisciples. La mort de Jésus a créé profondément choqué ce disciple devenu, non athé, mais sceptique. Quand il rejoint le groupe, voilà qu'on lui annonce que le Christ est vivant. "Nous avons vu le Messie". Thomas en les entendant comme s'ils déliraient, les prend pour des fous. Il pose ces conditions scientifiques:"Si je ne mets pas mon doigt sur son côté, si je ne touche pas sur les traces de ses pieds, je ne croirai pas". Thomas a un désir profond de voir Jésus, au-delà de l'ouï-dire".

Il représente la raison qui interroge la foi. Jésus vient pour la seconde fois. Il répète le même salut de paix et s'adresse uniquement à Thomas. L'itinéraire spirituelle de Thomas est instructif pour les intellectuels de notre temps qui se trouvent devant l'alternative où ils doivent choisir entre être sans et contre Dieu ou devenir semblable à Dieu par lui, avec lui, pour lui et en lui.

La première option est l'attitude de fermeture sur soi, en refusant tout ce qu'on ne comprend pas, comme le cas du petit lit en or de Procuste où les parties du corps qui excédaient ce lit, devraient être rognées. Ces personnes croient "mesurer le monde dans leur petite balance", selon l'expression de Friedrich Nietzsche. La seconde possibilité est celle des doux et humbles de coeur qui croient sans avoir vu.

Jésus n'abandonne personne, car sa miséricorde triomphe sur son jugement. Il est venu chercher la brebis égarée. Il donne la chance à Thomas de s'ouvrir à la foi et ce dernier y adhère de tout son coeur par ce credo:"Mon Seigneur et mon Dieu". Le récit se conclut par une béatitude de la primauté de la foi sur la raison. Jésus dit à Thomas:"Heureux ceux qui croient sans avoir vu". Par cette béatitude se dégage quatre attitudes pour ou contre la foi.
1. Je crois, parce que je vois.
2. Je crois, même si je ne vois pas.
3. Je ne crois pas, car je ne vois pas.
4. Je ne crois pas, même si je vois.
Où est-ce que je me situe?
4. Prière

Ouvres nos yeux Seigneur pour te reconnaître dans les signes de ta présence. Ne nous juge pas Seigneur selon nos errances, que ta miséricorde descende sur nous et nous serons sauvés. Viens guérir nos incrédulités. Que la joie et la paix de Pâques soient vraiment notre force pour vaincre nos peurs, afin de chanter et proclamer:"Le Seigneur est vraiment ressuscité, Alleluia".

 



Bon dimanche de la miséricorde de Dieu.
Paix et joie dans le Seigneur!

 

 

Ton frère Abbé Ferdinand Nindorera.

 

 

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