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FEDE E RELIGIONI | 18 settembre 2021, 12:00

ÉVANGILE DE DIMANCHE: JÉSUS ET LES ENFANTS

25ème D.T.O.B COMMENTO DI ABBÉ FERDINAND NINDORERA AL VANGELO DI DOMENICA 19 SETTEMBRE 2021

ÉVANGILE DE DIMANCHE: JÉSUS ET LES ENFANTS

"Quiconque accueille en mon nom un enfant comme celui-ci, c'est moi qu'il accueille. Et celui qui m'accueille, ce n'est pas moi qu'il accueille, mais celui qui m'a envoyé".
La méditation de ce dimanche sera orientée sur le sens de l'enfance spirituelle.

1. L'instinct de domination.
L'enseignement de Jésus sur l'enfant veut combattre la volonté de puissance qui anime ses disciples.
L'évangile de ce dimanche est la continuité de celui du dimanche dernier où Jésus prend le temps pour la formation de ses disciples encore lents à croire. Jésus travarsant la Galilée enseignait ses disciples ce qui va bientôt lui arriver. Il répète ce qu'il leur disait à Césarée de Philippe:"Le Fils de l'homme est livré aux mains des hommes, ils le tueront et, trois jours après sa mort, il ressuscitera".

Les disciples pour le moments sont préoccupés de leur avenir. Ils sont intéressés par ce qu'on appelle la carrière, l'instinct de grandeur. On peut dire que les disciples de Jésus sont nos contemporains. Dans l'église du Seigneur, l'une des plaies dénoncées par le Pape François dans les quinze maladies de la curie romaine, est la lutte pour la promotion. Jésus qui connaît ce qui est caché dans nos coeurs, avait compris la raison profonde de leur discussion. Tout le long du chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand". Le discours de Jésus ne les attire plus.

2. L'enfance contre la puissance.
L'enfant dans l'histoire de la pensée est au coeur du débat. Nietzsche dans son livre "Ainsi parlait Zarathoustra", met l'enfant au sommet de l'évolution de l'humanité. Ce qu'il appelle le surhomme dont le symbole est l'enfant, est le dépassement de la phase de l'homme-chameau et de l'homme-lion. L'enfant ne fait pas le bien ou le mal par contrainte.

L'enfant est donc innocence et liberté. Dans son roman, "Les frères Karamazov", Fëdor Dostoievskij, dans le personnage de Ivan Karamazov, protestant contre l'harmonie et le pardon de Dieu pour ceux qui font souffrir les enfants, affirme: :"Je ne refuse pas d'admettre Dieu, mais je lui rends mon billet respectivement". Cette parole apparemment athée dénonce les méchants qui maltraitent les enfants en les condamnant aux travaux forcés, au port d'armes et en les polluant avec des idéologies fratricides.

C'est la raison pour laquelle Saint Jean Paul II a aussi élevé la voix contre les belligérants en leur disant: "Arrêtez-vous devant l' enfant". La croissance harmonieuse de l'enfant est l'espérance de la société. Comme le dit Karil Gibrant dans son livre, "Le Prophète", "vos enfants ne sont pas vos enfants. Vous pouvez les forcer à devenir comme vous, ils ne seront jamais comme vous".

Jésus, invitant ses disciples à se libérer de leur folie de grandeur, prend dans ses mains l'enfant et dit:" si vous ne devenez pas comme cet enfant, vous n'entrerez pas dans le royaume de Dieu". Jésus s'identifie aux derniers de la  société quand il dit: "tout ce que vous avez fait à l'un de ces plus petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait". Est-ce que Jésus veut dire que l'enfant est sans péché? Saint Augustin nous aide à répondre à cette question dans ses Confessions en disant que l'innocence de l'enfant est dans son corps encore fragile, elle ne l'est pas pour son âme (Conf.livre I, chap. VII).

3. Appel à l'humilité.
Les disciples sont à l'école de l'humilité pour une mission future exigente de paître le troupeau du Bon Pasteur. La condition pour devenir des pasteurs du Pasteur selon le langage de saint Augustin, est qu'ils doivent se dégonfler de leur orgueil, de leur volonté de dominer. L'exemple de l'enfant que Jésus nous donne est signficatif pour tous les responsables de son église. Si quelqu'un veut accéder aux hautes fonctions, il doit faire preuve de l'abaissement, car "qui s'abaisse sera élevé, qui s'élève sera abaissé".

La parole de Dieu est riche de cette invitation. La Vierge Marie, dans son Magnificat exprime la bonté de Dieu qui renverse les puissants de leur trônes et élève les humbles. La Vierge Marie est le modèle exemplaire de ceux qui ont un coeur d'enfant. C'est pourquoi toutes les générations la proclameront bienheureuse.

4. Prière: Accorde-nous petits!
Seigneur, donne-nous un coeur d'enfant qui chante, sourrit, joue, dance, pleure aussi bien dans la joie que dans les difficultés.
Accorde-nous un coeur d'enfant, sincère, vrait, confiant qui se reconnaît tout petit, fragile dans les mains du Père. Amen!



Bon dimanche frères et soeurs.  

 

 

Paix et joie dans le Seigneur
Ton frère Abbé Ferdinand Nindorera


 

 

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