Chez Nous - 31 maggio 2026, 08:00

Excuses nécessaires, justifications inutiles

Scuse dovute giustificazioni inutili

Excuses nécessaires, justifications inutiles

Dopo le polemiche sull’assenza della maggioranza in Consiglio comunale ad Aosta, il sindaco parla di “errore organizzativo” e invita a evitare polemiche. Ma le giustificazioni non cancellano il problema politico: la credibilità delle istituzioni si misura nella presenza, non nelle dichiarazioni di circostanza.

C’è un punto in cui la comunicazione politica smette di chiarire e inizia a proteggere. È il momento in cui, davanti a un fatto politico evidente – l’assenza in massa della maggioranza in Consiglio comunale – si sceglie di spostare il discorso dal merito alla narrazione.

L’editoriale pubblicato nei giorni scorsi ha denunciato un dato semplice: un’aula senza numero legale non è un incidente tecnico, ma un vuoto politico. La replica del sindaco prova invece a ricondurre tutto dentro la categoria del “disguido organizzativo”, come se la politica fosse una riunione aziendale con qualche agenda mal sincronizzata.

Ma qui non si parla di un appuntamento mancato. Si parla del luogo centrale della democrazia cittadina, dove la presenza non è un optional ma una responsabilità. Ridurre tutto a “ritardi” e “impegni concomitanti” significa depotenziare il significato politico dell’assenza collettiva.

Il passaggio più delicato della dichiarazione è quello in cui si invita a non trasformare un problema organizzativo in “disinteresse o mancanza di rispetto verso la città”. È una impostazione difensiva che ribalta il piano: non si discute più dell’assenza, ma del diritto a criticarla.

Poi arriva la frase chiave: “Ai cittadini non servono né giustificazioni né polemiche. Serve serietà”.

Una frase che, letta così, suona come un invito al silenzio più che alla trasparenza. Perché la serietà, in democrazia, non è sottrarsi al confronto, ma affrontarlo. E soprattutto spiegare, non archiviare.

Dire che non servono giustificazioni significa esattamente questo: chiedere che il fatto venga metabolizzato senza domande. Ma in politica le giustificazioni non sono un optional retorico: sono parte della responsabilità pubblica. E le polemiche, quando sono fondate su fatti, non sono rumore, ma controllo democratico.

L’analogia implicita – quella del “errore che si corregge e si va avanti” – rischia inoltre di banalizzare la gravità dell’episodio. Non siamo di fronte a una svista procedurale, ma a una assenza politica che ha prodotto un blocco istituzionale. È una differenza sostanziale.

E qui emerge un altro nodo, politico più che comunicativo. La credibilità di chi governa non si misura solo nelle dichiarazioni successive, ma nella coerenza complessiva del comportamento pubblico. E non si può ignorare che il primo passaggio politico della nuova amministrazione è stato percepito da parte dell’opinione pubblica come un incremento delle indennità degli amministratori. È un elemento che, nel giudizio dei cittadini, pesa, perché incide sulla percezione del rapporto tra doveri e benefici della funzione pubblica.

In questo contesto, chiedere di “non fare polemiche” su un’assenza in Consiglio rischia di suonare come un invito a deporre le armi proprio nel momento in cui il controllo democratico dovrebbe essere più attento.

La politica non è un sistema in cui si sbaglia, si chiede scusa e tutto torna neutro, come in una partita di calcio dopo un fallo. Se un avversario viene colpito, il gioco si ferma, l’arbitro valuta, e la responsabilità resta. Le scuse non cancellano l’azione, la riconoscono.

Allo stesso modo, in un’istituzione pubblica, ammettere un problema organizzativo non basta se non si affronta il nodo politico che quel problema ha generato: la tenuta della maggioranza, la sua presenza, la sua affidabilità.

Per questo la frase “serve serietà” rischia di diventare un boomerang. Perché la serietà non è una richiesta rivolta ai cittadini o ai critici: è un obbligo che riguarda chi governa. E la prima forma di serietà è non ridurre le domande a polemiche e le responsabilità a disguidi.

La città non chiede narrazioni rassicuranti. Chiede presenza, trasparenza e assunzione piena di responsabilità. Il resto è comunicazione. E la comunicazione, da sola, non tiene in piedi un Consiglio comunale.

Scuse dovute giustificazioni inutili

À la suite des polémiques concernant l’absence de la majorité au Conseil communal d’Aoste, le maire parle d’« erreur organisationnelle » et invite à éviter les polémiques. Mais les justifications ne font pas disparaître le problème politique : la crédibilité des institutions se mesure à la présence, et non à des déclarations de circonstance.

Il existe un point où la communication politique cesse d’éclairer et commence à protéger. C’est le moment où, face à un fait politique évident – l’absence massive de la majorité au Conseil communal – on choisit de déplacer le débat du fond vers le récit.

L’éditorial publié ces derniers jours avait mis en évidence un fait simple : une assemblée sans quorum n’est pas un incident technique, mais un vide politique. La réponse du maire, elle, tente de tout ramener à la catégorie du « dysfonctionnement organisationnel », comme si la politique était une réunion d’entreprise avec quelques agendas mal synchronisés.

Mais il ne s’agit pas ici d’un rendez-vous manqué. Il s’agit du lieu central de la démocratie locale, où la présence n’est pas une option mais une responsabilité. Réduire le tout à des « retards » ou à des « engagements concomitants » revient à affaiblir la portée politique d’une absence collective.

Le passage le plus délicat de la déclaration est celui où l’on invite à ne pas transformer un problème organisationnel en « désintérêt ou manque de respect envers la ville ». Une posture défensive qui inverse le raisonnement : on ne débat plus de l’absence, mais du droit de la critiquer.

Puis vient la phrase clé : « Les citoyens n’ont besoin ni de justifications ni de polémiques. Il faut du sérieux ».

Une phrase qui, ainsi formulée, ressemble davantage à une invitation au silence qu’à un appel à la transparence. Car le sérieux, en démocratie, ne consiste pas à éviter le débat, mais à l’assumer. Et surtout à expliquer, non à clore le dossier.

Dire qu’il n’est pas nécessaire de fournir des justifications revient précisément à demander que l’affaire soit digérée sans questionnement. Or, en politique, les justifications ne sont pas un luxe rhétorique : elles relèvent de la responsabilité publique. Et les polémiques, lorsqu’elles s’appuient sur des faits, ne sont pas du bruit, mais un contrôle démocratique.

L’analogie implicite – celle de « l’erreur corrigée et on passe à autre chose » – risque en outre de banaliser la gravité de l’épisode. Nous ne sommes pas face à une simple erreur procédurale, mais à une absence politique ayant entraîné un blocage institutionnel. La différence est essentielle.

Et ici apparaît un autre enjeu, plus politique que communicationnel. La crédibilité de ceux qui gouvernent ne se mesure pas seulement dans leurs déclarations, mais dans la cohérence globale de leur action publique. Et on ne peut ignorer que le premier acte politique de la nouvelle majorité a été perçu, dans l’opinion publique, comme une augmentation des indemnités des élus. Un élément qui pèse dans le jugement des citoyens, car il touche directement à la perception du rapport entre devoirs et avantages de la fonction publique.

Dans ce contexte, demander de « ne pas faire de polémiques » sur une absence en Conseil communal peut donner l’impression d’un appel à déposer les armes précisément au moment où le contrôle démocratique devrait être le plus vigilant.

La politique n’est pas un système où l’on commet une erreur, on s’excuse, et tout redevient neutre, comme après une faute au football. Lorsqu’un adversaire est touché, le jeu s’arrête, l’arbitre évalue, et la responsabilité demeure. Les excuses n’effacent pas l’acte, elles le reconnaissent.

De la même manière, dans une institution publique, reconnaître un problème organisationnel ne suffit pas si l’on n’affronte pas le nœud politique qu’il révèle : la solidité de la majorité, sa présence, sa fiabilité.

C’est pourquoi la phrase « il faut du sérieux » risque de devenir un boomerang. Car le sérieux n’est pas une exigence adressée aux citoyens ou aux critiques : c’est une obligation qui incombe à ceux qui gouvernent. Et la première forme de sérieux consiste à ne pas réduire les questions à des polémiques ni les responsabilités à de simples dysfonctionnements.

La ville ne demande pas des récits rassurants. Elle demande de la présence, de la transparence et une pleine prise de responsabilité. Le reste relève de la communication. Et la communication, à elle seule, ne fait pas tenir un Conseil communal.

piero.minuzzo@gmail.com

SU