Chez Nous - 23 aprile 2026, 08:00

Fauteuils pleins, responsabilités vides

Poltrone piene, responsabilità vuote

Fauteuils pleins, responsabilités vides

Dalle gallerie di Sorreley a Telcha, la Regione è dentro le società. Ma quando qualcosa non funziona, nessuno sembra accorgersene. E a pagare restano sempre i valdostani.

C’è un filo rosso che lega vicende diverse, ma sempre più frequenti, nella Valle d’Aosta: quando le cose funzionano, il merito è delle società; quando non funzionano, il conto è dei cittadini.

In mezzo, spariti: i rappresentanti della Regione.

Lo ha raccontato bene ieri anche Vittore Lume-Rezoli, nel suo articolo “Telcha e il teleriscaldamento: opportunità o incubo”, dove emerge con chiarezza il cortocircuito tra promessa pubblica e gestione reale di un servizio che incide direttamente sulla vita quotidiana dei valdostani. Una riflessione che non riguarda solo Telcha, ma un intero modello.

Prendiamo il caso delle gallerie di Sorreley. Una vicenda che ha sollevato polemiche, interrogativi, preoccupazioni. Eppure, dentro quella società, la Regione c’è. Non fuori, non spettatrice: dentro, con propri delegati. Tre, per la precisione.

E allora la domanda è inevitabile: dove sono?

Lo stesso schema si ripete sul fronte del teleriscaldamento. In Telcha, attraverso CVA, la Regione è presente. Non è un soggetto estraneo. È parte del sistema. Eppure, quando esplode il problema delle tariffe, quando emergono disparità di trattamento, quando i cittadini iniziano a protestare — proprio come evidenziato anche da Lume-Rezoli — la sensazione è sempre la stessa: la politica arriva dopo, quando il danno è già fatto.

Come se i rappresentanti pubblici scoprissero i problemi leggendo i giornali.

Come se non sedessero già nei luoghi dove quelle decisioni vengono prese.

Qui non si tratta di demonizzare le società partecipate. Né di negare la complessità di settori come l’energia o le infrastrutture. Il punto è molto più semplice — e molto più politico: a cosa servono i delegati della Regione, se non esercitano fino in fondo il loro ruolo?

Perché essere presenti nei consigli di amministrazione non è una formalità. Non è un riconoscimento. Non è una poltrona da occupare. È una responsabilità.

Vuol dire vigilare, intervenire, informare. Vuol dire, soprattutto, fare da ponte tra l’interesse pubblico e le scelte industriali.

Se questo non accade, allora quella presenza diventa un alibi. Peggio: una foglia di fico.

E qui la questione si allarga inevitabilmente alla Giunta regionale. Perché i delegati non sono figure autonome che si muovono nel vuoto. Sono espressione di una linea politica. O dovrebbero esserlo.

E allora viene da chiedersi: la Giunta controlla davvero l’operato dei propri rappresentanti nelle società partecipate?
Esiste un monitoraggio costante? Esiste una rendicontazione? Esiste, soprattutto, una capacità di intervenire prima che i problemi esplodano?

O ci si limita a inseguire le emergenze, con dichiarazioni a posteriori e tentativi di mettere pezze?

Nel frattempo, fuori dai palazzi, la realtà è molto più concreta. Sono bollette che raddoppiano. Sono opere che fanno discutere. Sono cittadini che chiedono risposte e trovano, troppo spesso, silenzi o scaricabarile.

È qui che si misura la credibilità delle istituzioni autonome. Non nei convegni, non nei comunicati, ma nella capacità di governare davvero ciò che si controlla.

Perché l’autonomia non è solo un principio da difendere. È una responsabilità da esercitare.

E se la Regione è dentro le società, non può permettersi di comportarsi come se fosse fuori.

Il punto, ormai, è più netto: o quei rappresentanti servono davvero, oppure sono semplicemente lì.

E se sono semplicemente lì, allora non è solo un problema di inefficienza.
È un problema di responsabilità politica.

Poltrone piene, responsabilità vuote

Des galeries de Sorreley à Telcha, la Région est présente au sein des sociétés. Mais quand quelque chose ne fonctionne pas, personne ne semble s’en apercevoir. Et à payer, ce sont toujours les Valdôtains.

Il existe un fil rouge qui relie des situations différentes, mais de plus en plus fréquentes en Vallée d’Aoste : lorsque tout fonctionne, le mérite revient aux sociétés ; lorsque cela ne fonctionne pas, la facture est pour les citoyens.

Entre les deux, disparus : les représentants de la Région.

Hier encore, Vittore Lume-Rezoli l’a bien expliqué dans son article « Telcha et le chauffage urbain : opportunité ou cauchemar », où apparaît clairement le court-circuit entre promesse publique et gestion réelle d’un service qui touche directement la vie quotidienne des Valdôtains. Une réflexion qui ne concerne pas seulement Telcha, mais tout un modèle.

Prenons le cas des galeries de Sorreley. Une affaire qui a suscité polémiques, interrogations et inquiétudes. Pourtant, dans cette société, la Région est bien là. Pas à l’extérieur, pas en simple spectatrice : à l’intérieur, avec ses propres délégués. Trois, pour être précis.

La question est donc inévitable : où sont-ils ?

Le même schéma se répète pour le chauffage urbain. Dans Telcha, à travers CVA, la Région est présente. Elle n’est pas un acteur extérieur. Elle fait partie du système. Et pourtant, lorsque le problème des tarifs explose, lorsque des disparités de traitement apparaissent, lorsque les citoyens commencent à protester — comme l’a également souligné Lume-Rezoli — la sensation est toujours la même : la politique arrive après, lorsque le mal est déjà fait.

Comme si les représentants publics découvraient les problèmes en lisant les journaux.

Comme s’ils ne siégeaient pas déjà là où ces décisions sont prises.

Il ne s’agit pas ici de diaboliser les sociétés participées, ni de nier la complexité de secteurs comme l’énergie ou les infrastructures. La question est bien plus simple — et bien plus politique: à quoi servent les délégués de la Région, s’ils n’exercent pas pleinement leur rôle ?

Être présent dans un conseil d’administration n’est pas une formalité. Ce n’est pas une reconnaissance. Ce n’est pas un fauteuil à occuper. C’est une responsabilité.

Cela signifie surveiller, intervenir, informer. Cela signifie surtout faire le lien entre l’intérêt public et les choix industriels.

Si cela n’a pas lieu, alors cette présence devient un alibi. Pire : une feuille de vigne.

Et ici, la question s’élargit inévitablement au Gouvernement régional. Car les délégués ne sont pas des figures autonomes évoluant dans le vide. Ils sont l’expression d’une ligne politique. Ou devraient l’être.

Dès lors, une question s’impose : le Gouvernement contrôle-t-il réellement l’action de ses représentants au sein des sociétés participées ?
Existe-t-il un suivi constant ? Une reddition de comptes ? Existe-t-il surtout une capacité d’intervention avant que les problèmes n’éclatent ?

Ou bien se contente-t-on de courir après les urgences, avec des déclarations a posteriori et des tentatives de colmater les brèches ?

Pendant ce temps, en dehors des palais, la réalité est bien plus concrète. Ce sont des factures qui doublent. Des chantiers qui font débat. Des citoyens qui demandent des réponses et trouvent, trop souvent, le silence ou le renvoi de responsabilité.

C’est là que se mesure la crédibilité des institutions autonomes. Pas dans les colloques, ni dans les communiqués, mais dans la capacité à gouverner réellement ce que l’on contrôle.

Car l’autonomie n’est pas seulement un principe à défendre. C’est une responsabilité à exercer.

Et si la Région est à l’intérieur des sociétés, elle ne peut pas se permettre de se comporter comme si elle était à l’extérieur.

Le point est désormais clair : soit ces représentants servent réellement, soit ils sont simplement là.

Et s’ils sont simplement là, alors ce n’est pas seulement un problème d’inefficacité.
C’est un problème de responsabilité politique.

piero.minuzzo@gmail.com

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