Chez Nous - 22 gennaio 2026, 08:00

Pansements et trous

Pezze e buchi

Pansements et trous

C’è un momento in cui le pezze non bastano più. Quando i buchi sono troppi, troppo grandi e soprattutto già noti. E il Comune di Aosta, su questo, non può più far finta di nulla: la vicenda dell’ufficio stampa non nasce oggi, né con le “precisazioni” della vicesindaca Valeria Fadda. Nasce da una scelta politica precisa, già raccontata e già denunciata: aumenti per chi governa, precarietà per chi lavora.

Lo abbiamo scritto nero su bianco: il primo atto politico del sindaco di Aosta è stato l’aumento del proprio stipendio. Subito dopo, l’outsourcing del lavoro giornalistico. Un ordine simbolico chiarissimo, che oggi viene ricoperto con una pezza comunicativa, nel tentativo di trasformare una decisione politica in una necessità tecnica. Ma i fatti restano.

Le “precisazioni” dell’amministrazione arrivano dopo, e arrivano male. Perché quando si afferma di essere “pienamente consapevoli” delle leggi regionali 22/2010 e 8/2021, si ammette implicitamente ciò che si tenta di negare: si è scelto consapevolmente di non applicarle. Non per mancanza di strumenti, ma per comodità amministrativa. E questa, in una Regione autonoma, è una colpa grave.

La giustificazione della temporaneità è la classica pezza su un buco già allargato. “Nelle more del concorso”, si dice. Ma quel concorso poteva e doveva essere avviato prima. Se oggi si parla di urgenza, è perché ieri si è preferito non decidere. E ora si scarica il prezzo della mancata programmazione sul lavoro giornalistico, trasformato in servizio accessorio da appaltare.

È qui che la memoria diventa indispensabile. Perché non siamo davanti a un episodio isolato, ma a un disegno coerente: salariale per sé, risparmio sugli altri. Quando il sindaco invoca il contenimento dei costi dopo essersi garantito un aumento retributivo, il problema non è solo politico: è etico e istituzionale. Ed è esattamente questo che l’Associazione Stampa Valdostana ha denunciato con parole durissime.

«Per l’ennesima volta il lavoro giornalistico è svilito e sottovalutato», ha ricordato Alessandro Mano, presidente Asva-FNSI. Una frase che pesa come un macigno e che non può essere archiviata come reazione corporativa. Perché qui non è in gioco una categoria, ma il rispetto delle regole autonomistiche.

La scelta di applicare la legge statale 150 del 2000 al posto della normativa regionale non è una difficoltà interpretativa: è una scelta politica. Applicare Roma quando conviene e ignorare Aosta quando disturba significa svuotare l’autonomia dall’interno, pezzo dopo pezzo. Ed è ancora più grave se a farlo è il Comune capoluogo.

Le pezze arrivano anche quando si parla di “complessità” e di “due figure professionali necessarie”. Nessuno lo ha mai messo in dubbio. Ma la complessità non giustifica l’elusione delle regole. Le leggi regionali esistono proprio per garantire qualità, stabilità e trasparenza. L’outsourcing, invece, garantisce solo flessibilità al ribasso.

Il dialogo con i sindacati, evocato in chiusura, arriva fuori tempo massimo. Il confronto si fa prima delle delibere, non dopo. Altrimenti non è dialogo: è gestione del dissenso.

E così, mentre si moltiplicano le parole rassicuranti, resta un dato politico incontestabile: il Comune di Aosta è oggi il primo ente a non applicare le leggi regionali sul lavoro giornalistico pubblico. Un precedente pericoloso, che rischia di fare scuola in tutto il comparto unico.

Le pezze possono coprire, per un po’. Ma i buchi restano. E quando si parla di autonomia valdostana, ogni buco lasciato aperto non è una svista: è una responsabilità politica. (Per saperne di più)

Pezze e buchi

Il arrive un moment où les pansements ne suffisent plus. Quand les trous sont trop nombreux, trop grands et surtout déjà connus. Et sur ce point, la Ville d’Aoste ne peut plus faire semblant : l’affaire du bureau de presse ne naît ni aujourd’hui ni avec les « précisions » de la vice-syndique Valeria Fadda. Elle naît d’un choix politique précis, déjà raconté et déjà dénoncé : augmentations pour ceux qui gouvernent, précarité pour ceux qui travaillent.

Nous l’avons écrit noir sur blanc : le premier acte politique du maire d’Aoste a été l’augmentation de son propre salaire. Immédiatement après, l’externalisation du travail journalistique. Un ordre symbolique d’une clarté absolue, que l’on tente aujourd’hui de recouvrir d’un pansement communicationnel, en essayant de transformer une décision politique en nécessité technique. Mais les faits demeurent.

Les « précisions » de l’administration arrivent après coup, et arrivent mal. Car lorsqu’on affirme être « pleinement conscient » des lois régionales 22/2010 et 8/2021, on admet implicitement ce que l’on tente de nier : le choix conscient de ne pas les appliquer. Non par manque d’outils, mais par commodité administrative. Et dans une Région autonome, c’est une faute grave.

La justification du caractère temporaire est le pansement classique posé sur un trou déjà élargi. « Dans l’attente du concours », dit-on. Mais ce concours pouvait et devait être lancé plus tôt. Si l’on parle aujourd’hui d’urgence, c’est parce qu’hier on a préféré ne pas décider. Et maintenant, le coût de cette absence de programmation est reporté sur le travail journalistique, transformé en service accessoire à externaliser.

C’est ici que la mémoire devient indispensable. Car nous ne sommes pas face à un épisode isolé, mais à un dessin cohérent : confort salarial pour soi, économies sur les autres. Quand un maire invoque la réduction des coûts après s’être assuré une augmentation de rémunération, le problème n’est pas seulement politique : il est éthique et institutionnel. Et c’est exactement ce que l’Association de la Presse Valdôtaine a dénoncé avec des mots très durs.

« Une fois de plus, le travail journalistique est rabaissé et sous-évalué », a rappelé Alessandro Mano, président de l’Asva-FNSI. Une phrase lourde comme un bloc de pierre, qui ne peut être reléguée à une simple réaction corporatiste. Car ici, ce n’est pas une catégorie qui est en jeu, mais le respect des règles de l’autonomie.

Le choix d’appliquer la loi étatique 150 de 2000 à la place de la réglementation régionale n’est pas une difficulté d’interprétation : c’est un choix politique. Appliquer Rome quand cela arrange et ignorer Aoste quand cela dérange signifie vider l’autonomie de l’intérieur, morceau après morceau. Et c’est encore plus grave lorsque cela vient de la commune chef-lieu.

Les pansements reviennent aussi lorsqu’on parle de « complexité » et de « deux figures professionnelles nécessaires ». Personne ne l’a jamais contesté. Mais la complexité ne justifie pas l’évitement des règles. Les lois régionales existent précisément pour garantir qualité, stabilité et transparence. L’externalisation, elle, ne garantit qu’une flexibilité à la baisse.

Le dialogue avec les syndicats, évoqué en conclusion, arrive hors délai. Le dialogue se fait avant les délibérations, pas après. Sinon, ce n’est plus du dialogue : c’est de la gestion du mécontentement.

Et ainsi, tandis que se multiplient les paroles rassurantes, un fait politique incontestable demeure : la Ville d’Aoste est aujourd’hui la première à ne pas appliquer les lois régionales sur le travail journalistique public. Un précédent dangereux, qui risque de faire école dans tout le compartiment unique valdôtain.

Les pansements peuvent couvrir, pour un temps. Mais les trous restent. Et lorsqu’on parle d’autonomie valdôtaine, chaque trou laissé ouvert n’est pas une distraction : c’est une responsabilité politique.
(Pour en savoir plus)

piero.minuzzo@gmail.com

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