C'è una differenza tra giocare con la paura e farne un modello. Tra indossare una maschera mostruosa per una sera e dimenticare i valori che dovrebbero accompagnare la crescita dei nostri figli. È da questa distinzione che occorre partire per riflettere su Halloween, senza pregiudizi, ma anche senza rinunciare a qualche domanda.
Il 31 ottobre avevamo scritto che Halloween, quando rimane una festa dedicata ai bambini, fatta di costumi, dolcetti, risate e socialità, non ha nulla di particolarmente preoccupante. Le tradizioni cambiano e si trasformano, e non tutto ciò che arriva da lontano deve essere respinto. Il limite, però, è chiaro: il divertimento non può diventare un pretesto per banalizzare il male o avvicinare i più giovani a messaggi e pratiche che vanno oltre la fantasia.
È su questo terreno che si inserisce la riflessione di don Marcello Lanzini, parroco di Allein, Doues e Roisan, che ha invitato a scegliere «la luce, non le tenebre». Un richiamo che va oltre Halloween e tocca una questione educativa fondamentale: quale mondo vogliamo consegnare ai nostri bambini?
Don Marcello non invita a giudicare chi festeggia, né ad alimentare paure. Richiama, piuttosto, la responsabilità degli adulti, chiamati a trasmettere valori senza lasciare che siano soltanto le mode, la televisione e le abitudini sociali a orientare la crescita delle nuove generazioni.
Perché non tutto ciò che diverte educa, così come non tutto ciò che spaventa è necessariamente pericoloso. La differenza sta nella consapevolezza, nella capacità di distinguere il gioco dai messaggi che lo accompagnano e di stabilire confini senza ricorrere a condanne indiscriminate.
Questi giorni, tra Halloween, Tutti i Santi e la commemorazione dei defunti, offrono anche l'occasione di riscoprire una tradizione spirituale che parla di speranza, memoria e vita. Per i cristiani, la morte non è l'ultima parola: al centro c'è la promessa della risurrezione, la luce di Cristo che vince le tenebre.
Il messaggio di don Marcello merita dunque attenzione. Non per cancellare una festa, ma per ricordare che l'educazione non può essere affidata alle mode del momento. Ai bambini servono fantasia e divertimento, ma anche esempi, valori e adulti capaci di accompagnarli.
Il nostro pensiero resta quello espresso alla vigilia di Halloween: dolcetto e scherzetto, sì, purché tutto rimanga nell'ambito del gioco, del rispetto e della serenità. Senza allarmismi, ma anche senza ingenuità.
La vera libertà educativa consiste nel saper scegliere con consapevolezza. Perché la luce non ha bisogno di mostri per brillare, ma di adulti capaci di indicare la strada.
La luce e le tenebre
Il y a une différence entre jouer avec la peur et en faire un modèle. Entre porter un masque monstrueux le temps d’une soirée et oublier les valeurs qui devraient accompagner la croissance de nos enfants. C’est à partir de cette distinction qu’il convient de réfléchir à Halloween, sans préjugés, mais sans renoncer pour autant à quelques questions.
Le 31 octobre, nous écrivions qu’Halloween, lorsqu’elle reste une fête destinée aux enfants, faite de déguisements, de friandises, de rires et de moments de convivialité, n’a rien de particulièrement inquiétant. Les traditions évoluent et se transforment, et tout ce qui vient d’ailleurs ne doit pas nécessairement être rejeté. Une limite reste toutefois claire : le divertissement ne peut pas devenir un prétexte pour banaliser le mal ou rapprocher les plus jeunes de messages et de pratiques qui dépassent le cadre de l’imaginaire.
C’est dans cette perspective que s’inscrit la réflexion de don Marcello Lanzini, curé d’Allein, de Doues et de Roisan, qui nous invite à choisir « la lumière, et non les ténèbres ». Un appel qui dépasse Halloween et touche à une question éducative fondamentale : quel monde voulons-nous transmettre à nos enfants ?
Don Marcello ne nous invite ni à juger ceux qui font la fête ni à alimenter les peurs. Il rappelle plutôt la responsabilité des adultes, appelés à transmettre des valeurs sans laisser les modes, la télévision et les habitudes sociales orienter à elles seules l’éducation des nouvelles générations.
Car tout ce qui amuse n’est pas forcément éducatif, tout comme tout ce qui fait peur n’est pas nécessairement dangereux. La différence réside dans la prise de conscience, dans la capacité à distinguer le jeu des messages qui l’accompagnent et à fixer des limites sans recourir à des condamnations systématiques.
Ces journées, entre Halloween, la Toussaint et la commémoration des fidèles défunts, offrent également l’occasion de redécouvrir une tradition spirituelle porteuse d’espérance, de mémoire et de vie. Pour les chrétiens, la mort n’est pas le dernier mot : au cœur de leur foi se trouve la promesse de la résurrection, la lumière du Christ qui triomphe des ténèbres.
Le message de don Marcello mérite donc toute notre attention. Non pas pour supprimer une fête, mais pour rappeler que l’éducation ne peut être abandonnée aux modes du moment. Les enfants ont besoin d’imagination et de divertissement, mais aussi d’exemples, de valeurs et d’adultes capables de les accompagner.
Notre position reste celle que nous exprimions à la veille d’Halloween : des bonbons ou un sort, oui, à condition que tout reste dans le domaine du jeu, du respect et de la sérénité. Sans alarmisme, mais sans naïveté non plus.
La véritable liberté éducative consiste à savoir choisir en toute conscience. Car la lumière n’a pas besoin de monstres pour briller, mais d’adultes capables de montrer le chemin.





