Chez Nous - 11 ottobre 2026, 08:00

Sans voix, les larmes aux yeux

Senza parole e lacrime agli occhi

Sans voix, les larmes aux yeux

Ci sono momenti in cui la rabbia lascia spazio allo sconforto. Momenti in cui si resta senza parole, con un nodo alla gola e le lacrime agli occhi, davanti a una politica internazionale che sembra aver smarrito ogni senso della dignità, della giustizia e, soprattutto, della pace.

L'intesa tra Donald Trump e Vladimir Putin, accompagnata da strette di mano, sorrisi e accordi economici, pone una domanda inquietante: quale pace stanno costruendo i potenti del mondo? Quella dei popoli, delle famiglie, dei bambini che vivono sotto le bombe? Oppure quella degli interessi, del petrolio, del denaro e delle convenienze personali?

Mentre l'Ucraina continua a pagare un prezzo altissimo per l'aggressione russa, Washington e Mosca riscoprono il linguaggio degli affari. Trump e Putin discutono di energia e interessi reciproci, mentre il destino di milioni di persone rischia di diventare una semplice variabile nelle loro strategie. La pace non può essere un affare concluso sopra la testa di chi la guerra la subisce. E non può essere nemmeno una parola da utilizzare quando conviene e da dimenticare quando ostacola un accordo.

Ma c'è un altro silenzio che pesa. È quello di Giorgia Meloni.

Dopo avere auspicato il Premio Nobel per la Pace per Trump, la presidente del Consiglio dovrebbe oggi spiegare agli italiani se si riconosce ancora in quella scelta. Perché il presidente americano, dopo l'assegnazione del Nobel a Navi Pillay, ha attaccato il Comitato e la Norvegia, arrivando a definire il mancato riconoscimento una macchia indelebile. Parole che rivelano un'idea della pace subordinata alla vanità personale: come se un premio internazionale fosse un tributo dovuto a un capo di Stato e non un riconoscimento da valutare sulla base del suo impegno.

E Meloni? Perché non prendere le distanze con chiarezza? Perché non dire, senza ambiguità, che il Nobel non è un trofeo da pretendere, né un riconoscimento da reclamare con arroganza?

La diplomazia impone prudenza, certo. Ma la prudenza non può diventare complicità silenziosa, né l'amicizia politica trasformarsi in una rinuncia ai principi. Governare significa anche saper dire no agli alleati quando oltrepassano il limite. Altrimenti, la tanto proclamata credibilità internazionale si riduce a una fotografia di circostanza.

E allora, se proprio vogliamo istituire un premio per chi alimenta la prepotenza, calpesta il diritto internazionale e confonde la pace con la propria convenienza, diamolo pure ai guerrafondai. Il primo premio dei guerrafondai, non certo il Nobel per la Pace.

Sarebbe una provocazione amara, naturalmente. Perché la pace vera non si proclama nei comizi, non si compra con il petrolio e non si conquista pretendendo applausi. Si costruisce fermando le armi, rispettando i popoli e riconoscendo il diritto di ogni nazione a vivere libera dalla paura.

Altro che Nobel a Trump, dunque. E altro che silenzio di fronte alle sue parole.

Senza parole, sì. Con la rabbia e le lacrime agli occhi. Ma non rassegnati. Perché quando la politica dimentica la pace, il dovere di chi crede nella libertà e nella dignità umana è quello di alzare la voce. Anche quando a tacere sono coloro che dovrebbero parlare.

Senza parole e lacrime agli occhi

Il est des moments où la colère cède la place au désarroi. Des moments où les mots manquent, où la gorge se noue et où les larmes montent, face à une politique internationale qui semble avoir perdu le sens de la dignité, de la justice et, surtout, de la paix.

L’entente entre Donald Trump et Vladimir Poutine, avec ses poignées de main, ses sourires et ses perspectives d’accords économiques, soulève une question inquiétante : quelle paix les puissants de ce monde prétendent-ils construire ? Celle des peuples, des familles et des enfants qui vivent sous les bombes ? Ou celle des intérêts, du pétrole, de l’argent et des calculs personnels ?

Tandis que l’Ukraine continue de payer un prix terrible pour l’agression russe, Washington et Moscou renouent avec le langage des affaires. Trump et Poutine discutent d’énergie et d’intérêts réciproques, tandis que le sort de millions de personnes risque de devenir une simple variable d’ajustement de leurs stratégies. La paix ne saurait être un marché conclu au-dessus de la tête de ceux qui subissent la guerre. Elle ne peut pas davantage devenir un mot que l’on brandit lorsqu’il sert ses intérêts et que l’on oublie dès qu’il contrarie un accord.

Mais un autre silence est tout aussi lourd de sens : celui de Giorgia Meloni.

Après avoir souhaité l’attribution du prix Nobel de la paix à Donald Trump, la présidente du Conseil italien devrait aujourd’hui expliquer aux Italiens si elle assume toujours cette position. Car le président américain, après l’attribution du Nobel à Navi Pillay, a pris à partie le comité Nobel et la Norvège, allant jusqu’à présenter ce refus comme une tache indélébile. Ces propos révèlent une conception de la paix subordonnée à la vanité personnelle, comme si une distinction internationale était due à un chef d’État, plutôt que décernée au terme d’une évaluation de son engagement.

Et Giorgia Meloni ? Pourquoi ne prend-elle pas clairement ses distances ? Pourquoi ne rappelle-t-elle pas, sans ambiguïté, que le Nobel n’est ni un trophée à revendiquer ni une récompense que l’on peut exiger avec arrogance ?

La diplomatie exige, certes, de la prudence. Mais la prudence ne saurait devenir une complicité silencieuse, pas plus que l’amitié politique ne devrait conduire à renoncer à ses principes. Gouverner, c’est aussi savoir dire non à ses alliés lorsqu’ils franchissent certaines limites. Faute de quoi, la crédibilité internationale si souvent revendiquée se réduit à une photographie de circonstance.

Dès lors, s’il fallait vraiment créer un prix pour ceux qui nourrissent la brutalité, bafouent le droit international et confondent la paix avec leurs intérêts, attribuons-le aux va-t-en-guerre. Le premier prix des va-t-en-guerre, certainement pas le Nobel de la paix.

La formule serait évidemment provocatrice. Car la paix véritable ne se proclame pas dans les discours, ne s’achète pas avec du pétrole et ne se conquiert pas en exigeant des applaudissements. Elle se construit en faisant taire les armes, en respectant les peuples et en reconnaissant à chaque nation le droit de vivre libre de la peur.

Alors, non : le Nobel pour Trump n’est pas une évidence. Et le silence face à ses déclarations ne saurait tenir lieu de réponse.

Sans voix, oui. La colère au cœur, les larmes aux yeux. Mais certainement pas résignés. Car lorsque la politique oublie la paix, le devoir de celles et ceux qui croient en la liberté et en la dignité humaine est de faire entendre leur voix. Y compris lorsque ceux qui devraient parler choisissent de se taire.

piero.minuzzo@gmail.com

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