Chez Nous - 01 ottobre 2026, 08:00

La réalité de l’inflation

La realtà dell’inflazione

La réalité de l’inflation

C’è un Paese raccontato dalla propaganda e ce n’è un altro che ogni mattina si presenta alla cassa del supermercato, al distributore di benzina, davanti alla bolletta della luce. Il primo è il Paese dei balocchi. Il secondo è l’Italia fotografata oggi dall’Istat.

E la fotografia è impietosa: a settembre l’inflazione vola al 4,2% su base annua, contro il 3,3% di agosto. In un solo mese i prezzi sono aumentati dello 0,7%. Per trovare un’inflazione più alta bisogna tornare al settembre 2023.

Altro che Paese dei balocchi.

La realtà ha il brutto vizio di non leggere i comunicati di Palazzo Chigi. Non si lascia convincere dagli slogan, non applaude ai grafici selezionati, non si fa ipnotizzare dalla narrazione del “tutto va bene”. La realtà entra nel portafoglio degli italiani e presenta il conto.

A spingere l’inflazione sono soprattutto gli energetici: quelli regolamentati accelerano fino al 25,9%, quelli non regolamentati al 22,2%. E aumentano anche gli alimentari non lavorati, arrivati al 5,5%. Persino i prodotti acquistati più frequentemente dalle famiglie passano dal +4,3% al +5,3%.

Sono numeri. Non opinioni.

E c’è un altro numero che dovrebbe togliere il sonno a chi governa: mentre i prezzi corrono, la fiducia dei consumatori crolla. L’Istat la fotografa a 91,2, dal 94,5 di agosto. Anche quella delle imprese scende, da 97 a 95,9.

Dunque la domanda è semplice: quale Italia stiamo raccontando?

Perché un conto è dire che l’economia resiste, che alcuni indicatori hanno mostrato segnali positivi, che il governo rivendica risultati. Un altro è pretendere che quattro italiani su quattro vivano nella stessa realtà statistica raccontata dalla politica.

L’inflazione, soprattutto quando colpisce energia e beni di uso quotidiano, non è un dato astratto. È una tassa invisibile che mangia potere d’acquisto. È la spesa che costa di più. È la famiglia che rinuncia a qualcosa. È il pensionato che rifà i conti. È l’impresa che vede aumentare i costi.

E allora basta con il Paese dei balocchi.

L’Italia vera non ha bisogno di una favola. Ha bisogno di salari che recuperino potere d’acquisto, di energia a prezzi sostenibili, di interventi capaci di fermare la corsa dei costi e, soprattutto, di una politica che abbia il coraggio di guardare i numeri senza trucco e senza filtri.

Perché l’Istat può sbagliare una previsione, può correggere una stima. Ma una cosa non può fare: truccare lo scontrino degli italiani.

E oggi quello scontrino dice una cosa chiarissima: mentre qualcuno continua a raccontarci il Paese dei balocchi, il conto della realtà è arrivato. Ed è salato.

La realtà dell’inflazione

Il y a un pays raconté par la propagande, et il y en a un autre qui, chaque matin, se présente à la caisse du supermarché, à la pompe à essence, devant la facture d’électricité. Le premier est le pays des merveilles. Le second est celui que l’Istat photographie aujourd’hui.

Et cette photographie est impitoyable : en septembre, l’inflation s’envole à 4,2 % sur un an, contre 3,3 % en août. En un seul mois, les prix ont augmenté de 0,7 %. Pour retrouver une inflation plus élevée, il faut remonter à septembre 2023.

Tout sauf le pays des merveilles.

La réalité a ce vilain défaut de ne pas lire les communiqués du palais Chigi. Elle ne se laisse pas convaincre par les slogans, n’applaudit pas aux graphiques soigneusement sélectionnés et ne se laisse pas hypnotiser par le récit du « tout va bien ». La réalité entre dans le portefeuille des Italiens et présente l’addition.

Ce sont surtout les prix de l’énergie qui poussent l’inflation à la hausse : les produits énergétiques réglementés accélèrent jusqu’à 25,9 %, tandis que les produits non réglementés atteignent 22,2 %. Les produits alimentaires non transformés augmentent eux aussi, à 5,5 %. Même les produits achetés le plus fréquemment par les ménages passent de +4,3 % à +5,3 %.

Ce sont des chiffres. Pas des opinions.

Et il y a un autre chiffre qui devrait empêcher ceux qui gouvernent de dormir : tandis que les prix s’envolent, la confiance des consommateurs s’effondre. L’Istat la mesure à 91,2, contre 94,5 en août. La confiance des entreprises recule également, de 97 à 95,9.

Alors, de quelle Italie parle-t-on ?

Car une chose est de dire que l’économie résiste, que certains indicateurs ont montré des signes positifs, que le gouvernement revendique des résultats. Une autre est de prétendre que quatre Italiens sur quatre vivent dans la même réalité statistique que celle racontée par le pouvoir.

L’inflation, surtout lorsqu’elle frappe l’énergie et les biens de consommation courante, n’est pas une donnée abstraite. C’est un impôt invisible qui grignote le pouvoir d’achat. C’est le panier de courses qui coûte davantage. C’est la famille qui renonce à quelque chose. C’est le retraité qui refait ses comptes. C’est l’entreprise qui voit ses coûts augmenter.

Alors, assez avec le pays des merveilles.

L’Italie réelle n’a pas besoin d’un conte de fées. Elle a besoin de salaires qui retrouvent du pouvoir d’achat, d’une énergie à des prix supportables, de mesures capables d’enrayer la hausse des coûts et, surtout, d’une politique qui ait le courage de regarder les chiffres sans maquillage et sans filtres.

Car l’Istat peut se tromper dans une prévision, il peut corriger une estimation. Mais il y a une chose qu’il ne peut pas faire : maquiller le ticket de caisse des Italiens.

Et aujourd’hui, ce ticket dit une chose très claire : pendant que certains continuent à nous raconter le pays des merveilles, l’addition de la réalité est arrivée. Et elle est salée.

piero.minuzzo@gmail.com

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