Chez Nous - 17 settembre 2026, 08:00

La taxe automobile de la farce

Il bollo della beffa

La taxe automobile de la farce

«A raccontar balle quanto si dura?»

La domanda che mi ha mandato un lettore merita di essere presa sul serio. Non tanto per il tono, inevitabilmente esasperato, quanto perché tocca un nervo scoperto del rapporto fra cittadini e politica: quanto vale una promessa quando viene annunciata oggi, ma il suo conto e la sua effettiva realizzazione vengono rinviati a domani?

Prendiamo il bollo auto.

L'abolizione del bollo dal 2027 viene raccontata come una buona notizia per gli automobilisti. E, naturalmente, se una tassa sparisce, il cittadino non può che esserne contento. Ma proprio perché parliamo di soldi dei cittadini, sarebbe bene evitare gli slogan e pretendere qualche risposta in più.

Perché il bollo auto non è una tassa teorica. È un'entrata concreta. In Valle d'Aosta la gestione e la riscossione delle tasse automobilistiche sono di competenza regionale e la disciplina del tributo è stata trasferita alla Regione.

Dunque la domanda è semplice: quanto vale esattamente questa abolizione e come verrà compensato il mancato gettito?

Non basta dire «dal 2027 non si paga più».

Bisogna spiegare ai valdostani se e come quei soldi resteranno nelle casse regionali, quali altre entrate verranno utilizzate, quali spese verranno eventualmente ridotte oppure quali risorse saranno destinate diversamente.

Perché il rischio è quello di assistere all'ennesima operazione di comunicazione politica nella quale il cittadino vede immediatamente il beneficio promesso, mentre il costo viene spostato in una casella del bilancio che oggi non vede.

E qui arriviamo al punto politico più delicato.

Una tassa abolita è davvero abolita se domani viene recuperata, direttamente o indirettamente, attraverso altre forme di prelievo?

È questa la domanda che dovrebbe accompagnare ogni annuncio di riduzione fiscale.

Il lettore che mi ha scritto richiama il precedente degli oneri di sistema nelle bollette. Al di là delle differenze fra i due casi — che sarebbe scorretto ignorare — il ragionamento di fondo è comprensibile: il cittadino non guarda soltanto al nome della voce che paga. Guarda soprattutto a quanto esce complessivamente dal suo portafoglio.

E allora attenzione alla parola «abolizione».

Perché abolire una tassa è una cosa.

Spostare il prelievo è un'altra.

Ridurlo temporaneamente è un'altra ancora.

E promettere oggi un'abolizione che dovrà essere concretamente finanziata domani è ancora un'altra cosa.

La Valle d'Aosta, proprio perché è una Regione autonoma, dovrebbe avere un'ambizione maggiore rispetto alla semplice propaganda fiscale.

L'autonomia non può significare soltanto avere più competenze per decidere quanto e come incassare.

Deve significare anche avere la responsabilità di spiegare ai cittadini quanto costa ciò che si decide.

Questa è la vera prova.

Se il bollo verrà davvero cancellato dal 2027, senza compensazioni occulte e senza trasferire il peso su altre imposte o tariffe, saremo di fronte a una scelta concreta che i cittadini potranno giudicare sui fatti.

Ma fino ad allora sarebbe prudente non confondere l'annuncio con il risultato.

Perché il cittadino valdostano ha imparato, spesso a proprie spese, che tra una promessa e una voce di bilancio può esserci un abisso.

E allora la domanda del nostro lettore resta lì, scomoda:

«A raccontar balle quanto si dura?»

Io ne aggiungerei un'altra, forse ancora più importante:

«Quanto ci costa, davvero, credere alle promesse?»

Perché il bollo della beffa non sarebbe quello che si paga.

Sarebbe quello che, dopo essere stato abolito sulla carta, ci ritroviamo a pagare da qualche altra parte.

La taxe automobile de la farce

La question que m’a adressée un lecteur mérite d’être prise au sérieux. Pas tant pour son ton, forcément exaspéré, que parce qu’elle touche à un point sensible du rapport entre citoyens et politique : quelle valeur accorder à une promesse lorsqu’elle est annoncée aujourd’hui, alors que sa réalisation concrète et son financement sont renvoyés à demain ?

Prenons la taxe automobile, le fameux bollo auto.

La suppression du bollo à partir de 2027 est présentée comme une bonne nouvelle pour les automobilistes. Et, naturellement, lorsqu’une taxe disparaît, le citoyen ne peut que s’en réjouir. Mais précisément parce qu’il s’agit de l’argent des citoyens, il serait bon d’éviter les slogans et d’exiger quelques explications supplémentaires.

Car le bollo auto n’est pas une taxe théorique. C’est une recette bien réelle. En Vallée d’Aoste, la gestion et le recouvrement de la taxe automobile relèvent de la Région et la réglementation de ce prélèvement a été transférée à l’administration régionale.

La question est donc simple : combien cette suppression coûtera-t-elle exactement et comment la perte de recettes sera-t-elle compensée ?

Il ne suffit pas de dire : « À partir de 2027, on ne paiera plus le bollo. »

Il faut expliquer aux Valdôtains si et comment ces ressources resteront dans les caisses régionales, quelles autres recettes seront utilisées, quelles dépenses pourraient éventuellement être réduites ou, au contraire, quelles ressources seront affectées différemment.

Car le risque est d’assister une nouvelle fois à une opération de communication politique dans laquelle le citoyen voit immédiatement le bénéfice annoncé, tandis que le coût est déplacé vers une ligne budgétaire qu’il ne voit pas aujourd’hui.

Et c’est là que se trouve le véritable problème politique.

Une taxe supprimée est-elle vraiment supprimée si, demain, son montant est récupéré directement ou indirectement par d’autres formes de prélèvement ?

C’est la question qui devrait accompagner toute annonce de réduction fiscale.

Le lecteur qui m’a écrit évoque le précédent des charges de système figurant sur les factures d’électricité. Au-delà des différences entre les deux situations — qu’il serait évidemment incorrect d’ignorer — le raisonnement de fond est compréhensible : le citoyen ne regarde pas seulement le nom de la ligne qu’il paie. Il regarde surtout combien d’argent sort réellement de sa poche.

Alors, attention au mot « suppression ».

Supprimer une taxe, c’est une chose.

Déplacer le prélèvement, c’en est une autre.

Le réduire temporairement, encore une autre.

Et annoncer aujourd’hui une suppression qui devra être concrètement financée demain relève encore d’une autre logique.

La Vallée d’Aoste, précisément parce qu’elle est une Région autonome, devrait avoir une ambition plus élevée que la simple communication fiscale.

L’autonomie ne peut pas seulement signifier disposer de davantage de compétences pour décider combien et comment prélever.

Elle doit aussi signifier avoir la responsabilité d’expliquer aux citoyens combien coûtent les décisions prises.

C’est là que se trouve le véritable test.

Si le bollo auto est réellement supprimé à partir de 2027, sans compensation cachée et sans transférer la charge sur d’autres impôts ou tarifs, les citoyens pourront juger cette décision sur la base des faits.

Mais jusque-là, il serait prudent de ne pas confondre l’annonce et le résultat.

Car le citoyen valdôtain a appris, parfois à ses dépens, qu’entre une promesse et une ligne budgétaire peut se creuser un véritable abîme.

Et la question de notre lecteur reste là, dérangeante :

« Jusqu’à quand peut-on raconter des histoires ? »

J’en ajouterais une autre, peut-être encore plus importante :

« Combien nous coûte réellement le fait de croire aux promesses ? »

Car le véritable bollo de la farce ne serait pas celui que nous payons.

Ce serait celui qui, après avoir été supprimé sur le papier, nous reviendrait à payer ailleurs.

piero.minuzzo@gmail.com

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