Chez Nous - 21 agosto 2026, 17:43

Changer de peau

Cambio pelle

Changer de peau

Ci sono nomine che riguardano semplicemente i vertici di una società. E poi ci sono nomine che, inevitabilmente, raccontano qualcosa di più. La scelta dei nuovi vertici di CVA appartiene alla seconda categoria.

Perché CVA non è una società come le altre. È uno dei gioielli del patrimonio della Valle d’Aosta, una delle conseguenze più concrete di quella specialità autonomistica che troppo spesso viene evocata nei discorsi politici e troppo poco difesa nelle scelte strategiche. L’energia prodotta dall’acqua valdostana non è soltanto una questione industriale: è una parte della storia economica e politica della nostra regione.

Per questo il cambio dei vertici non può essere liquidato come un normale avvicendamento ai piani alti di un'azienda.

Si cambia pelle, appunto.

La domanda, però, è quale pelle voglia indossare CVA da domani.

La nuova governance avrà davanti una responsabilità enorme: dimostrare che CVA può continuare a crescere senza perdere la propria identità. Una sfida tutt’altro che semplice, in un mercato dell’energia che sta cambiando rapidamente e nel quale le grandi società si muovono tra transizione energetica, investimenti, nuove tecnologie e crescente concorrenza.

Ma per la Valle d’Aosta c’è un tema ancora più importante: CVA deve continuare a essere percepita come una grande impresa valdostana al servizio di una strategia valdostana.

Non significa chiuderla dentro i confini regionali. Al contrario. Una società forte deve saper guardare fuori dalla Valle, investire, crescere, creare valore e confrontarsi con il mercato nazionale e internazionale. Ma la crescita ha senso soltanto se mantiene saldo il legame con il territorio che ne ha reso possibile la nascita e lo sviluppo.

Ed è qui che la nuova classe dirigente sarà chiamata a dare risposte.

Non basta amministrare bene. Non basta produrre utili. Non basta presentare bilanci in ordine. A CVA serve una visione industriale capace di dire dove si vuole portare questa azienda nei prossimi dieci, quindici, vent'anni.

E soprattutto serve chiarezza sul rapporto tra politica e impresa.

L’autonomia non può significare occupazione politica delle società partecipate. Ma sarebbe altrettanto sbagliato pensare che la politica debba disinteressarsi di un patrimonio strategico come CVA. Il punto di equilibrio è un altro: la politica deve fissare gli indirizzi e difendere l’interesse della comunità, lasciando alla governance la responsabilità di gestire l’impresa con competenza, autonomia e risultati.

È una distinzione fondamentale.

Perché se CVA viene considerata soltanto come una casella da riempire nelle geometrie della politica regionale, allora il rischio è quello di impoverire uno degli strumenti più importanti che la Valle possiede.

Se invece il cambio dei vertici diventa l’occasione per aprire una nuova stagione industriale, allora la discontinuità può trasformarsi in un’opportunità.

Ecco perché le nuove nomine dovranno essere giudicate non soltanto per i nomi scelti, ma per ciò che quei nomi saranno capaci di realizzare.

La Valle ha bisogno di una CVA più forte, più moderna, più ambiziosa. Una CVA capace di investire nella produzione, nelle nuove fonti rinnovabili, nell’innovazione e nella valorizzazione del patrimonio energetico regionale. Ma anche una CVA capace di restituire valore alla comunità valdostana.

Perché l’autonomia si misura anche così: nella capacità di trasformare le proprie risorse in strumenti di sviluppo.

L’acqua che scende dalle nostre montagne non è soltanto acqua. È ricchezza. È storia. È autonomia.

E CVA è una delle dimostrazioni più evidenti che, quando la Valle d’Aosta riesce a governare direttamente le proprie risorse, può costruire qualcosa di importante.

Ora arriva una nuova squadra.

Il cambio pelle è cominciato.

Adesso bisogna capire se sotto quella nuova pelle ci sarà semplicemente una nuova governance oppure una nuova stagione.

La differenza, per la Valle d’Aosta, non è affatto marginale.

Cambio pelle

Il est des nominations qui concernent simplement les dirigeants d’une entreprise. Et puis il y a celles qui racontent inévitablement quelque chose de plus. La désignation des nouveaux dirigeants de CVA appartient à cette deuxième catégorie.

Car CVA n’est pas une entreprise comme les autres. Elle constitue l’un des joyaux du patrimoine de la Vallée d’Aoste, l’une des expressions les plus concrètes de cette spécificité autonomiste que l’on évoque trop souvent dans les discours politiques et que l’on défend encore trop peu dans les choix stratégiques. L’énergie produite grâce à l’eau de nos montagnes n’est pas seulement une question industrielle : elle fait partie de l’histoire économique et politique de notre région.

C’est pourquoi le renouvellement de la gouvernance de CVA ne peut être considéré comme un simple changement à la tête d’une société.

La société change de peau.

Reste à savoir quelle peau elle entend désormais revêtir.

La nouvelle gouvernance aura devant elle une responsabilité considérable : démontrer que CVA peut continuer à se développer sans perdre son identité. Le défi est loin d’être simple, dans un secteur de l’énergie en profonde transformation, marqué par la transition énergétique, les investissements, les nouvelles technologies et une concurrence toujours plus forte.

Mais pour la Vallée d’Aoste, il existe un enjeu encore plus important : CVA doit continuer à être perçue comme une grande entreprise valdôtaine, inscrite dans une stratégie valdôtaine.

Cela ne signifie évidemment pas l’enfermer dans les frontières régionales. Bien au contraire. Une entreprise solide doit savoir regarder au-delà de la Vallée, investir, grandir, créer de la valeur et se confronter aux marchés national et international. Mais cette croissance n’a de sens que si elle conserve un lien fort avec le territoire qui a rendu sa naissance et son développement possibles.

C’est précisément là que la nouvelle équipe dirigeante devra apporter des réponses.

Il ne suffit pas de bien administrer. Il ne suffit pas de produire des bénéfices. Il ne suffit pas de présenter des bilans satisfaisants. CVA a besoin d’une véritable vision industrielle, capable de définir où l’on veut conduire cette entreprise au cours des dix ou quinze prochaines années.

Et surtout, il faut clarifier le rapport entre politique et entreprise.

L’autonomie ne peut pas signifier la politisation ou l’appropriation partisane des sociétés publiques. Mais il serait tout aussi erroné de considérer que la politique doit se désintéresser d’un patrimoine stratégique tel que CVA.

Le véritable équilibre se trouve ailleurs : la politique doit fixer les grandes orientations et défendre l’intérêt de la collectivité, tandis que la gouvernance doit disposer de l’autonomie nécessaire pour gérer l’entreprise avec compétence, responsabilité et exigence de résultats.

Cette distinction est essentielle.

Car si CVA devait être considérée uniquement comme une nouvelle case à remplir dans les équilibres de la politique régionale, le risque serait d’affaiblir l’un des instruments les plus importants dont dispose la Vallée d’Aoste.

Si, au contraire, le renouvellement de la gouvernance devient l’occasion d’ouvrir une nouvelle saison industrielle, alors la rupture peut se transformer en opportunité.

C’est pourquoi les nouvelles nominations devront être jugées non seulement sur les noms choisis, mais surtout sur ce que ces personnes seront capables de construire.

La Vallée d’Aoste a besoin d’une CVA plus forte, plus moderne et plus ambitieuse. Une CVA capable d’investir dans la production, dans les nouvelles sources d’énergie renouvelable, dans l’innovation et dans la valorisation de son patrimoine énergétique. Mais aussi d’une CVA capable de restituer de la valeur à la communauté valdôtaine.

Car l’autonomie se mesure aussi de cette manière : dans la capacité à transformer ses propres ressources en instruments de développement.

L’eau qui descend de nos montagnes n’est pas seulement de l’eau. Elle est richesse. Elle est histoire. Elle est autonomie.

Et CVA constitue l’une des démonstrations les plus évidentes que, lorsque la Vallée d’Aoste parvient à gérer directement ses propres ressources, elle peut construire quelque chose d’important.

Une nouvelle équipe arrive.

Le changement de peau a commencé.

Reste maintenant à savoir si, sous cette nouvelle peau, nous trouverons simplement une nouvelle gouvernance ou bien une nouvelle saison pour CVA.

Pour la Vallée d’Aoste, la différence est loin d’être marginale.

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