Chez Nous - 13 agosto 2026, 08:00

Drapeau blanc

Bandiera bianca

Drapeau blanc

Ci sono bandiere bianche che vanno issate e bandiere bianche che, invece, sarebbe meglio non vedere mai.

Quella di cui parla il comunicato diffuso dal Comune di Aosta appartiene, naturalmente, alla prima categoria: «Contro la violenza sulle donne, mai bandiera bianca». Un messaggio importante, condivisibile e impossibile da contestare. La violenza contro le donne non può essere accettata, tollerata o considerata una battaglia persa in partenza.

Il Comune di Aosta ha dunque aderito alla campagna nazionale promossa da ANCI e dal Dipartimento per le Pari opportunità della Presidenza del Consiglio dei ministri. Bene. Anzi, benissimo.

Ma proprio perché le parole hanno un significato, vale la pena ricordare che la bandiera bianca, nella tradizione bellica, non è soltanto un simbolo generico di pace. È il segnale di chi si arrende, di chi chiede di negoziare, di chi dichiara di non voler più combattere. Nel diritto internazionale identifica anche chi è autorizzato da una delle parti belligeranti a entrare in trattativa con l'altra.

E allora viene spontanea una domanda: se contro la violenza sulle donne non bisogna mai alzare bandiera bianca, perché ad Aosta sembra invece che qualche bandiera bianca sia stata issata davanti ad altri problemi?

Per esempio, davanti alle barriere architettoniche.

Davanti a marciapiedi impraticabili, passaggi ostruiti, percorsi che per una persona con disabilità possono trasformarsi in una vera e propria corsa a ostacoli, la battaglia sembra talvolta meno convinta.

Una bandiera bianca pare sventolare anche davanti al rispetto delle più elementari regole della convivenza civile. Divieti di sosta ignorati, accessi non rispettati, automobili lasciate dove non dovrebbero stare, occupazione di spazi destinati ad altri. E qui la domanda diventa ancora più semplice: a cosa servono le regole se poi nessuno le fa rispettare?

Perché una campagna di sensibilizzazione è importante. Ma un'amministrazione comunale non vive soltanto di campagne, manifesti, adesioni e comunicati stampa. Vive soprattutto nella quotidianità dei suoi cittadini.

Vive nel marciapiede che deve essere percorribile.

Nel parcheggio che deve essere utilizzato secondo le regole.

Nel divieto che deve essere rispettato.

Nell'accesso che non può essere trasformato in una concessione personale.

Nell'ordine pubblico che deve essere garantito.

Nel controllo del territorio che non può essere sostituito dalla speranza che, prima o poi, qualcuno si comporti correttamente.

Perché anche il rispetto delle regole è una forma di prevenzione della violenza. Non soltanto quella fisica, naturalmente, ma quella quotidiana, fatta di prepotenza, indifferenza e prevaricazione.

E allora, cara amministrazione comunale, ben venga la “mai bandiera bianca” contro la violenza sulle donne. Ma sarebbe bello vedere la stessa determinazione anche contro le barriere architettoniche, contro la sosta selvaggia, contro l'inosservanza dei divieti e contro tutto ciò che rende più difficile la vita di chi rispetta le regole.

Altrimenti rischiamo un curioso paradosso: tante bandiere bianche nei comunicati e qualche bandiera bianca di troppo sulle strade di Aosta.

Le adesioni alle campagne sono importanti. Ma non possono diventare un alibi.

Perché una giunta comunale non deve limitarsi a dichiarare da che parte sta. Deve dimostrarlo ogni giorno, facendo rispettare quelle regole che ha il compito di garantire.

La vera sfida, in fondo, è proprio questa: non alzare bandiera bianca quando sarebbe più facile farlo.

Neppure quando si tratta di un'auto parcheggiata dove non dovrebbe.

Neppure quando si tratta di una barriera che impedisce a qualcuno di passare.

Neppure quando si tratta di una regola che qualcuno considera facoltativa.

Perché anche lì, signori della giunta, c'è una battaglia da combattere.

E quella, francamente, non richiede nemmeno l'uso delle armi.

Richiede soltanto una cosa molto più semplice: far rispettare le regole.

Bandiera bianca

Il y a des drapeaux blancs qu’il faut hisser et d’autres que, au contraire, il vaudrait mieux ne jamais voir.

Celui dont parle le communiqué diffusé par la Commune d’Aoste appartient, naturellement, à la première catégorie : « Contre la violence faite aux femmes, jamais de drapeau blanc ». Un message important, que l’on ne peut que partager et qu’il serait impossible de contester. La violence faite aux femmes ne peut être acceptée, tolérée ou considérée comme une bataille perdue d’avance.

La Commune d’Aoste a donc adhéré à la campagne nationale promue par l’ANCI et par le Département pour l’égalité des chances de la Présidence du Conseil des ministres. Très bien. Même très bien.

Mais précisément parce que les mots ont un sens, il convient de rappeler que le drapeau blanc, dans la tradition militaire, n’est pas seulement un symbole générique de paix. Il est le signal de celui qui se rend, de celui qui demande à négocier, de celui qui déclare ne plus vouloir combattre. En droit international, il désigne également la personne autorisée par l’un des belligérants à entrer en négociation avec l’autre.

Et voilà qu’une question vient spontanément à l’esprit : si, contre la violence faite aux femmes, il ne faut jamais hisser le drapeau blanc, pourquoi à Aoste semble-t-il, en revanche, que quelques drapeaux blancs aient été hissés face à d’autres problèmes ?

Par exemple, face aux obstacles qui entravent l’accessibilité.

Face aux trottoirs impraticables, aux passages obstrués, aux parcours qui, pour une personne en situation de handicap, peuvent se transformer en véritable parcours du combattant, le combat semble parfois beaucoup moins déterminé.

Un drapeau blanc semble également flotter devant le respect des règles les plus élémentaires de la vie en société. Stationnements interdits ignorés, accès non respectés, voitures laissées là où elles ne devraient pas être, occupation d’espaces destinés à d’autres. Et ici, la question devient encore plus simple : à quoi servent les règles si personne ne les fait respecter ?

Car une campagne de sensibilisation est importante. Mais une administration communale ne vit pas seulement de campagnes, d’affiches, d’adhésions et de communiqués de presse. Elle vit surtout dans le quotidien de ses citoyens.

Elle vit dans le trottoir qui doit rester praticable.

Dans la place de stationnement qui doit être utilisée conformément aux règles.

Dans l’interdiction qui doit être respectée.

Dans l’accès qui ne peut pas devenir une simple autorisation personnelle.

Dans l’ordre public qui doit être garanti.

Dans le contrôle du territoire qui ne peut pas être remplacé par l’espoir que, tôt ou tard, chacun se comportera correctement.

Car le respect des règles est lui aussi une forme de prévention de la violence. Pas seulement de la violence physique, bien sûr, mais aussi de cette violence quotidienne faite de comportements abusifs, d’indifférence et de domination.

Alors, chère administration communale, bienvenue à la campagne « jamais de drapeau blanc » contre la violence faite aux femmes. Mais il serait bon de voir la même détermination face aux obstacles qui entravent l’accessibilité, au stationnement sauvage, au non-respect des interdictions et à tout ce qui rend la vie plus difficile à ceux qui respectent les règles.

Sinon, nous risquons de nous retrouver face à un curieux paradoxe : beaucoup de drapeaux blancs dans les communiqués et quelques drapeaux blancs de trop dans les rues d’Aoste.

Les adhésions aux campagnes sont importantes. Mais elles ne peuvent pas devenir un alibi.

Car une équipe municipale ne doit pas se contenter de déclarer de quel côté elle se trouve. Elle doit le démontrer chaque jour, en faisant respecter les règles qu’elle a précisément pour mission de garantir.

Le véritable défi, au fond, est justement celui-ci : ne pas hisser le drapeau blanc lorsqu’il serait plus facile de le faire.

Pas même lorsqu’il s’agit d’une voiture stationnée là où elle ne devrait pas l’être.

Pas même lorsqu’il s’agit d’un obstacle qui empêche quelqu’un de passer.

Pas même lorsqu’il s’agit d’une règle que certains considèrent comme facultative.

Parce que là aussi, mesdames et messieurs les membres de la municipalité, il y a une bataille à mener.

Et celle-là, franchement, ne nécessite même pas l’usage des armes.

Elle exige seulement une chose, beaucoup plus simple : faire respecter les règles.

piero.minuzzo@gmail.com

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