Chez Nous - 29 luglio 2026, 08:00

Le racket d’État prospère

Il pizzo di Stato prospera

Le racket d’État prospère

Quando Giorgia Meloni era all’opposizione usava parole pesanti, destinate a colpire l’immaginario degli italiani: definiva le accise sulla benzina “il pizzo di Stato”. Una formula dura, efficace, costruita per denunciare quello che milioni di cittadini percepivano come un peso ingiusto e permanente sulle proprie spalle: una tassa che colpisce tutti, senza distinguere tra chi ha grandi patrimoni e chi fatica ad arrivare alla fine del mese.

Oggi, però, quelle parole tornano indietro come un boomerang politico. Perché da quando è al governo, Meloni non ha cancellato quel presunto “pizzo di Stato”. Non lo ha ridotto in modo strutturale, non ha avviato una vera riforma del sistema delle accise, non ha trasformato una promessa da opposizione in un impegno concreto da governo. La denuncia si è trasformata in gestione ordinaria.

Il risultato è che gli italiani continuano a pagare un peso fiscale che negli anni è diventato simbolo di una politica incapace di tagliare davvero le tasse. Le accise rimangono lì, incorporate nel prezzo dei carburanti, alimentando una spirale che pesa sui lavoratori, sulle famiglie, sulle imprese e su chi vive nelle aree periferiche, dove l’automobile non è un lusso ma una necessità.

La contraddizione diventa ancora più evidente se si guarda al quadro generale della politica fiscale del governo. Mentre si prometteva una svolta nella riduzione della pressione tributaria, la realtà racconta una storia diversa: la tassazione non è stata abbattuta come annunciato e alcune scelte hanno contribuito ad aumentare il peso complessivo sulle tasche dei cittadini.

La questione non riguarda soltanto le accise. Riguarda una visione della giustizia fiscale. Perché mentre il cittadino che paga regolarmente le tasse continua a essere chiamato a contribuire fino all’ultimo euro, il contrasto all’evasione fiscale rimane lontano dall’essere una priorità politica.

Anzi, la stagione delle rottamazioni delle cartelle esattoriali è proseguita, alimentando la percezione che chi non ha rispettato gli obblighi fiscali possa ottenere periodicamente una nuova possibilità, mentre chi ha sempre pagato non riceve alcun premio per la propria correttezza.

La domanda è semplice: che messaggio viene mandato ai contribuenti onesti? Che rispettare le regole conviene oppure che basta aspettare il prossimo condono, la prossima sanatoria, la prossima “rottamazione” per sistemare i propri debiti?

Una politica fiscale seria dovrebbe partire da un principio elementare: meno tasse dove possibile, ma soprattutto più equità. Ridurre il peso fiscale significa anche recuperare le risorse sottratte dall’evasione, non limitarsi a interventi simbolici o campagne comunicative.

E invece, mentre il governo rivendica una presunta fermezza sul fronte della sicurezza e propone provvedimenti spesso presentati come risposte ai problemi sociali, manca una strategia altrettanto determinata contro chi sottrae miliardi alla collettività attraverso l’evasione fiscale.

Sul tema delle accise, poi, il rischio è quello di assistere a un’operazione di immagine: piccoli sconti temporanei, misure limitate nel tempo, interventi capaci di creare un titolo sui giornali ma non di cambiare davvero la realtà quotidiana degli italiani.

Il “pizzo di Stato”, per usare le parole scelte dalla stessa Meloni quando era all’opposizione, non sarebbe quindi stato eliminato. Sarebbe semplicemente diventato più discreto, meno rumoroso, ma ancora presente nei bilanci delle famiglie.

La politica vive anche di coerenza. Le promesse fatte quando si chiedono voti pesano quanto le decisioni prese quando si governa. Non basta denunciare un problema per anni: bisogna avere il coraggio di risolverlo quando si ha il potere di farlo.

E oggi la distanza tra gli slogan di ieri e le scelte di governo appare sempre più evidente. Il cittadino continua a pagare, il contribuente fedele continua ad aspettare e il tanto annunciato cambiamento fiscale resta, per molti, soltanto una promessa rimasta alla pompa di benzina.

Il pizzo di Stato prospera

Lorsque Giorgia Meloni était dans l’opposition, elle employait des mots très forts, destinés à frapper l’opinion publique italienne : elle définissait les accises sur les carburants comme « le racket d’État ». Une formule brutale et efficace, utilisée pour dénoncer ce que des millions de citoyens considéraient comme une charge injuste et permanente : une taxe qui frappe tout le monde, sans distinction entre ceux qui disposent de grands patrimoines et ceux qui peinent à boucler leurs fins de mois.

Aujourd’hui pourtant, ces paroles reviennent comme un boomerang politique. Car depuis son arrivée au pouvoir, Meloni n’a pas supprimé ce prétendu « racket d’État ». Elle ne l’a pas réduit de manière structurelle, elle n’a engagé aucune véritable réforme du système des accises et elle n’a pas transformé une promesse d’opposition en un engagement concret de gouvernement. La dénonciation s’est transformée en simple gestion quotidienne.

Le résultat est que les Italiens continuent de supporter une pression fiscale devenue, au fil des années, le symbole d’une politique incapable de réduire réellement les impôts. Les accises sont toujours là, intégrées au prix des carburants, alimentant une spirale qui pénalise les travailleurs, les familles, les entreprises et tous ceux qui vivent dans les zones périphériques où la voiture n’est pas un luxe mais une nécessité.

La contradiction apparaît encore plus clairement lorsqu’on examine l’ensemble de la politique fiscale du gouvernement. Alors qu’une rupture était annoncée avec la promesse d’une baisse de la pression fiscale, la réalité raconte une autre histoire : les impôts n’ont pas diminué comme promis et certaines décisions ont contribué à alourdir davantage la charge supportée par les citoyens.

La question ne concerne pas seulement les accises. Elle concerne une conception même de la justice fiscale. Car pendant que le citoyen qui paie régulièrement ses impôts continue d’être sollicité jusqu’au dernier euro, la lutte contre la fraude fiscale reste loin d’être une véritable priorité politique.

De plus, la politique de régularisation et d’effacement partiel des dettes fiscales s’est poursuivie, renforçant l’impression que ceux qui n’ont pas respecté leurs obligations peuvent régulièrement bénéficier d’une nouvelle opportunité, tandis que ceux qui ont toujours payé correctement ne reçoivent aucune reconnaissance pour leur civisme.

La question est simple : quel message envoie-t-on aux contribuables honnêtes ? Que respecter les règles est réellement avantageux, ou qu’il suffit d’attendre la prochaine mesure d’amnistie, la prochaine régularisation ou la prochaine « opération de nettoyage » des dettes fiscales pour résoudre ses problèmes ?

Une politique fiscale sérieuse devrait reposer sur un principe élémentaire : moins d’impôts lorsque cela est possible, mais surtout davantage d’équité. Réduire la pression fiscale signifie aussi récupérer les milliards perdus à cause de la fraude, et non se limiter à des mesures symboliques destinées à la communication politique.

Pendant ce temps, alors que le gouvernement revendique sa fermeté sur la sécurité et multiplie les mesures présentées comme des réponses aux problèmes sociaux, il manque une stratégie aussi déterminée contre ceux qui privent la collectivité de ressources considérables par l’évasion fiscale.

Sur la question des accises, le risque est donc d’assister à une opération d’image : quelques réductions temporaires, des mesures limitées dans le temps, des annonces capables de produire des titres dans les médias mais incapables de changer réellement le quotidien des Italiens.

Le « racket d’État », pour reprendre les mots employés par Meloni elle-même lorsqu’elle était dans l’opposition, n’aurait donc pas disparu. Il serait simplement devenu plus discret, moins visible, mais toujours présent dans les budgets des familles.

La politique repose aussi sur la cohérence. Les promesses faites lorsqu’on demande les suffrages ont autant de poids que les décisions prises lorsqu’on gouverne. Il ne suffit pas de dénoncer un problème pendant des années : il faut avoir le courage de le résoudre lorsque l’on détient le pouvoir de le faire.

Aujourd’hui, l’écart entre les slogans d’hier et les choix du gouvernement apparaît de plus en plus évident. Le citoyen continue de payer, le contribuable honnête continue d’attendre, et le changement fiscal tant annoncé reste, pour beaucoup, une promesse abandonnée au bord de la pompe à essence.

piero.minuzzo@gmail.com

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