FEDE E RELIGIONI - 11 luglio 2026, 12:01

ÉVANGILE DE DIMANCHE: L'ESPÉRANCE DU SEMEUR

XV DTO, A. (Mt 13, 1-23) - À partir d’octobre, tous les dimanches et les jours de fête d’obligation, la Sainte Messe sera célébrée à 9 h 30 en l’église Saint-Martin-de-Corléans à Aoste. La Messe sera célébrée en français, animée par des chants en français et en latin interprétés par le chœur dirigé par Iris Boniface Stévenin, avec l’accompagnement musical à l’orgue assuré par le professeur Paolo Torrente, enseignant à la Sfom.

ÉVANGILE DE DIMANCHE: L'ESPÉRANCE DU SEMEUR

L'Évangile de Matthieu, que les éminents exégètes, en particulier Carlo Maria Martini, appellent « l'Évangile ecclésial », va nous accompagner jusqu'au 33ᵉ dimanche de cette année liturgique A.

Après le long discours de la montagne sur la Loi nouvelle (Mt 5–7) et celui de la mission (Mt 10), le troisième discours, qui comprend sept paraboles, est destiné à tous ceux qui écoutent la Parole de Dieu afin de la mettre en pratique.

Jésus nous invite au discernement, à la vigilance, à prendre soin de notre jardin intérieur pour que la semence de la Parole y produise beaucoup de fruits. Dieu sort pour semer afin que nous produisions beaucoup de fruits. Dieu garde l'espérance pour l'homme, quelle que soit sa condition de misère.

1. LA SEMENCE DE LA PAROLE

La première lecture du livre d'Isaïe utilise une analogie de la pluie pour nous montrer que la Parole de Dieu est vivante, performative, en tant qu'elle réalise immédiatement ce qu'elle exprime. Rien n'arrête la volonté de Dieu, car il a confiance en nous. Comme la pluie qui ne retourne pas au ciel sans féconder la terre, ainsi la Parole de Dieu est créatrice d'événements, de sens et de nouveauté.

Dans l'Évangile, Jésus, qui est lui-même la Parole performative du Père, compare le Règne de Dieu au semeur qui jette dans le champ sa semence sans trop de calcul. Le Règne de Dieu se développe au milieu des résistances et des contradictions de l'histoire.

Il y a beaucoup de symboles dans ce discours qui mériteraient notre attention, comme « la plage », « la mer », « la barque » ou encore « la position assise » de Jésus lorsqu'il enseigne. Comme le texte est dense de sens, nous avons choisi de méditer sur l'acte du semeur.

Ce champ unique où se déploie le Règne de Dieu présente différentes catégories de terrains : le bord du chemin, le sol caillouteux, la terre couverte de ronces et la terre fertile.

Il y a quelque chose qui étonne le lecteur attentif : dans le contexte de la loi de l'économie, où l'on doit calculer à l'avance le rapport entre la dépense et le gain, on pourrait accuser le semeur d'avoir gaspillé sa semence, car il la jette sans se préoccuper de l'endroit où elle va tomber.

Cela montre que nous sommes devant deux formes d'économie diamétralement opposées : l'économie humaine, soucieuse d'accumuler des intérêts, et l'économie divine, qui veut le salut de tous, à condition que l'homme y coopère.

Saint Augustin dit : « Qui t'a créé sans toi ne te sauvera pas sans toi. » (Sermon 169).

Ce geste de liberté, de magnanimité et de longanimité du semeur manifeste la surabondance de la générosité du cœur de Dieu, qui fait lever son soleil et tomber sa pluie sur les bons comme sur les méchants (Mt 5, 45).

C'est Dieu lui-même qui opérera la séparation du bon grain et de l'ivraie, du juste et du méchant, au temps qu'il a lui-même fixé. Le temps présent est le « Kairos », le temps de grâce pour décider et adhérer à sa Parole de vie.

2. NOTRE CŒUR EST LE CHAMP DE DIEU

Que symbolise cette petite terre qui produit beaucoup de fruits ? Il s'agit du petit jardin de Dieu au fond de notre cœur.

L'or se cache dans la boue sans perdre sa nature et, dans le cœur de l'homme pécheur, tout n'est pas péché. Cela nous permet d'oser espérer le salut pour tous, car le Règne de Dieu est caché au plus profond de notre cœur, au milieu des ronces, des pierres et de nos aridités périphériques.

Cette parabole, comme toutes les autres, est une affaire du cœur.

En toute personne, dans l'empire de l'intériorité, sont présentes toutes ces catégories. Chacun de nous possède une partie désertique où rien ne pousse, une partie caillouteuse qui empêche la germination, une partie pleine d'épines qui étouffent la semence et en empêchent la croissance, et enfin un petit jardin fécond qui ne dépend pas de nous et qui produit beaucoup de fruits.

La toute-puissance de Dieu n'est pas vaincue par la rébellion humaine. Le peu de grains qui tombe dans ce petit jardin produit cent, soixante ou trente pour un, alors que l'œuvre de l'homme sans Dieu produit cent, soixante ou trente frustrations, déceptions et illusions pour un seul problème.

3. HEUREUX CEUX QUI METTENT EN PRATIQUE LA PAROLE

Il faut distinguer la connaissance de la Parole de Dieu et son assimilation, afin de devenir, à son tour, une parole vivante qui oriente, éclaire, console et aime.

Le diable connaît mieux que nous la Parole de Dieu pour confondre les enfants de Dieu.

La lettre de saint Jacques dit : « Mettez en pratique la Parole, ne vous contentez pas de l'écouter » (Jc 1, 22).

La Parole de Dieu exige notre liberté et notre volonté pour être mise en pratique.

Jésus nous invite au discernement et au bon usage de la raison afin de bien distinguer ce qui appartient à Dieu de ce qui appartient au monde.

L'intelligence éclairée par la foi nous aide à comprendre les situations sociales, politiques et économiques, ainsi que les événements historiques, tels que les guerres, les calamités naturelles ou le phénomène migratoire, dans lesquels le Règne de Dieu fait irruption.

Notre attitude, dans le temps présent, est de demeurer vigilants, de cultiver l'attention, dans l'attente et dans l'espérance.

La seconde lecture l'exprime bien : « J'estime qu'il n'y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. »

En conclusion, malgré toutes les résistances des forces obscures, nuisibles et acharnées contre la Parole, rien n'empêche l'action de la puissance de Dieu. La Parole de Dieu est comme la pluie qui ne retourne pas au ciel sans avoir abreuvé la terre.

4. PRIÈRE POUR LA FÉCONDITÉ SPIRITUELLE

Accorde-nous, Père très bon, d'être vigilants en ce temps marqué par de grandes épreuves, afin que ta Parole, dans nos cœurs, ne soit pas vaine.

Ô doux Jésus, miséricorde de Dieu faite chair, en ce temps de relativisme poussé à outrance, où ta Parole de lumière est bafouée, envoie-nous ton Esprit d'amour afin qu'il lave ce qui est souillé et irrigue ce qui est aride en nous.

Que ton petit jardin intérieur, au milieu des ronces et des épines, ne soit pas pollué par la sécheresse spirituelle du bord du chemin de nos cœurs.

Vierge Marie, toi le modèle de ceux qui écoutent la Parole et la mettent en pratique, prie pour nous. Amen !

Bon dimanche, frères et sœurs.

Paix et joie dans nos cœurs et dans le monde.

Ton frère, Abbé Ferdinand Nindorera.

ascova

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